Publicité

Accueil

 
Blog LGBT de

Daniel C
. Hall

L'équipe des "piliers" en exclusivité
ou en reprise autorisée :

Jean Yves
, Bernard Alapetite, Zanzi, Neil, Kim, Matoo, Mérovingien02, Juju, Chori, Shangols, Boris Bastide, Stéphane Riethauser, Samuel Minne,
Niklas, Robert Wagner...

et l'arrivée de Marc-Jean Filaire,
Isabelle B. Price, Psykokwak, Rémi Lange et Didier Roth-Bettoni.

Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
et à
Yann Gonzalez

et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

Ce blog est partenaire de

Dreampress.com

Avec l'aide graphique de

C@NTACT BLOG

gaypride.gif

Calendrier

Janvier 2006
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

POUR SURFER SUR CE BLOG...

homophobie2008.gif
Les Toiles Roses
est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (
cliquer ici pour le télécharger)

NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
NOS CHRONIQUES : 1. Saga des blogueurs : ici. 2. Histoire de l'homosexualité : ici. 3. Les articles de Kim : ici. 4. Zanzi and the City : ici. 5. Merci Bernard... (Bernard Alapetite) : ici. 6. Les 4 vérités de Juju : ici. 7. Derrière les masques : HOMOLLYWOOD (Marc-Jean Filaire) ici. 8. Et les filles, alors ? (Isabelle B. Price) ici. 9. L'œil du voyeur (Didier Roth-Bettoni) ici.
NOS RUBRIQUES SUCCÈS : 1. Citations homophobes et homophiles : ici. 2. Les vidéos des publicités gay ou gay-friendly : ici. 3. Les affiches et visuels LGBT : ici. 4. Les vidéos contre l'homophobie : ici. 5. Les vidéos contre le SIDA : ici. 6. Les vidéos de la TV en folie : ici.
NOS WEBSERIES : 1. Au cœur du Marais : ici. * 2. Niko perd les pédales : ici. * 3. G : ici. 4. Nous tous : ici. * 5. Au bar ou à la maison ? : ici. * 6. Gay Friday [en anglais] : ici. 7. Luke & Noah : "As the World Turns" : ici. 8. Crétins Story : ici. 9. Boris & Nadir : ici. 10. DELEDIOS : ici. [à venir]  11. FOUP : ici.
NOS ZOOMS : 1. Spécial Salim Kechiouche : ici.

Nos partenaires éditeurs de DVD (faites-leur confiance !) :
Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Mardi 31 janvier 2006
ROBSON ET PHILIPPE ONT BESOIN DE VOUS !
Juste un e-mail, un signe, un soutien, une aide, un témoignage, un don, un geste...
Les Toiles Roses, solidaires, vous demandent de lire
les articles du blog d'urgence de ce couple :

http://robinho.over-blog.com/

par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 31 janvier 2006

Bonjour à tous,

Les chiffres du jour

  • 3272 signataires de la pétition.
  • Plus de 395 billets en parlent.
  • Plus de 100 blogs le soutiennent.
  • 29 articles de presse et reportages (tous média confondus)
  • 6228 personnes ont visité ce site, soit 900 visites par jour en moyenne.

On en parle

par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 31 janvier 2006

L’auteur :
Häkan Lindquist est né en 1958 en Suède. Il vit à Stockholm depuis l'âge de 19 ans, où il a travaillé auprès des enfants puis dans une librairie et un magasin de disques. L'écriture l'accompagne depuis son plus jeune âge mais il ne publie son premier roman Mon frère et son frère qu’en 1993. Autodidacte et curieux de tout, Häkan Lindquist offre une place de choix dans sa vie à l'art sous toutes ses formes : musique, sculpture, peinture, littérature.
L'avis de Jean Yves :
« Dans le séjour, posée sur un poste de télévision, une photographie, un visage, celui d'un jeune garçon.
– C'est qui, là ? dis-je en m'adressant à mes parents.
– C'est ton frère, répond maman.
– C'est ton frère Paul. Il est mort avant ta naissance, explique papa. »
Jonas commence alors un long travail d'investigation, un peu à la manière d'un Sherlo
ck Holmes, il enquête pour essayer de mieux connaître ce frère absent. Ce frère avec qui il aurait aimé jouer, parler, rire et vivre. De questions en questions auprès de ses parents ou de Daniel, l'ami de la famille, il finira par en savoir un peu plus. Son obstination devient douleur pour ses proches, elle réveille en eux le malheur de la disparition, le deuil jamais conclu, la souffrance du manque et de la culpabilité. Ce qui n'était au début qu'un simple questionnement, une recherche d'attitude pour se construire, trouver sa propre image, devient une obsession et un risque. Pour Jonas, ne rien savoir de ce frère pourrait vouloir dire ne rien savoir de lui-même. C'est alors qu'il va découvrir le journal de Paul… et découvre l'intimité de son frère, ses photos, et des lettres. Ces mots aussi, surtout ces mots qu'il ne comprend pas, écrits en tchèque: tjuv milenec. Ahoj muj bratre ou encore: Mému malému Princi. Princi comme prince... Paul aimait les garçons, et un garçon en particulier, Petr, un jeune Tchèque libéré. Loin de s'en émouvoir, il est au contraire fasciné par leur histoire. Elle n'a duré que peu temps, interrompue par la mort brutale de son frère, mais a été d'une rare intensité. Poussé par la curiosité, il parvient même à retrouver la trace de Petr après toutes ces années.
L'histoire est simple, belle, l'écriture sobre. Elle saisit le lecteur et le laisse en haleine jusqu'au dénouement. L'homosexualité y est traitée de deux façons : d’abord, celle de Daniel vécue avec beaucoup de culpabilité et, ensuite, celle épanouie et libre des deux adolescents, Paul et Petr. Un magnifique livre qui évoque l'homosexualité avec naturel et spontanéité.

Pour plus d'informations :
Publié chez Gaïa (2002)

par Jean Yves publié dans : LIVRES : Les Pages Roses
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 31 janvier 2006

Fiche technique :
Avec Pascale Bussières, Don McKellar, Rachael Crawford et Henry Czerny. Réalisé par Patricia Rozema. Scénario : Patricia Rozema. Directeur de la photographie : Douglas Koch. Compositeur : Lesley Barber.
Durée : 95 mn. Disponible en VO, VOST et VF.

Résumé :
Camille et Martin s'aiment. Les responsables du collège religieux où ils enseignent leur demandent de légaliser leur union. Camille ne se sent pas prête pour le mariage. La mort de son chien la plonge dans un total désarroi. Sa rencontre avec Petra, irrésistible jeune femme, acrobate dans un cirque ambulant, va remettre en question son amour pour Martin.
L’avis de gayvisual :
Deux femmes projetées dans deux chemins de vie différents, tombent amoureuses l’une de l’autre, avec en toile de fond l’univers sacré de la religion mêlé à la magie du cirque. Magnifique, merveilleux, fantastique sont autant de qualificatifs employés par la critique pour célébrer la distribution de ce film en salle.
Elle-même élevée dans la rigidité du calvinisme, la réalisatrice canadienne, Patricia Rozema, va utiliser l’austérité et la dureté de la religion pour mieux libérer ses personnages et faire vivre une histoire d’amour. Elle se dit profondément influencée par Ingmar Bergman et Woody Allen, parce qu’ils parviennent à exprimer cette coexistence profonde entre spirituel et charnel. Ainsi, le titre du film est inspiré d’une réplique tirée du film de Bergman Fanny et Alexandre, qui se termine par « Le monde est un repaire de brigands et la nuit est en train de tomber… Aussi dépêchons-nous d’être heureux, gentils, généreux et bons. »

When Night is Falling est récompensé en 1995 dans six festivals internationaux, dont le très convoité festival de Berlin.
Camille enseigne « les belles histoires » de la mythologie dans un collège religieux calviniste au Canada. Équilibrée dans sa vie austère, elle semble promise à un de ses confrères ambitieux, Martin, qui enseigne la théologie. Alors qu’ils sont sur le point d’être promus responsables du collège, le Révérend, supérieur de l’établissement, leur demande d’abord de légaliser leur union devant Dieu. Camille doute. Elle n’est pas décidée à s’engager.
La mort de son chien Bob bouleversera son destin tracé et réglé par les institutions et l’ordre moral,  en lui faisant prendre conscience qu’elle vit à côté d’elle même. Elle place le corps de son chien dans son réfrigérateur afin de le préserver, pour ne pas devoir affronter sa disparition. Cryogénisé, le temps s’est arrêté. Elle l’aimait plus que n’importe qui d’autre au monde. Désemparée et inconsolable, elle entre alors dans une laverie automatique. C’est là qu’elle rencontre Petra, une artiste de cirque, qui la voyant pleurer, tente de la réconforter. Petra est très attirée par la fragilité de Camille et use d’un subterfuge pour la rencontrer à nouveau. Elle intervertit le contenu des sacs de vêtements.
Camille est troublée par la force douce de la liberté sensuelle de Petra. Tout semble pourtant séparer les deux femmes. Petra jongle avec la lumière alors Camille professe celle de Dieu. L’une est homosexuelle, l’autre pas. L’ordinaire de la vie de Petra est « sauvage », Camille évolue dans la tradition, l’austérité et le silence. Ces deux personnages profonds, imprégnés de mystère et irradiant de beauté vont s’apprivoiser et vivre un nouveau départ.
Le cirque, sanctuaire du rêve, de l’imaginaire et de la liberté fascine et impressionne Camille. D’abord elle ne se reconnaît pas dans ce nouveau monde. Elle a peur de Petra et d’elle même. Puis ses points de repère et les institutions vont voler en éclats au fur et à mesure qu‘elle va pénétrer l’univers initiatique de Petra. À cet instant, il n’est plus question d’aimer Dieu ou d’avoir la foi. Cet amour épidermique, où vibre une autre forme de spiritualité, l’ensorcelle.
Comment ses sentiments et ses désirs peuvent-ils coexister avec les exigences pesantes de sa vie ?
L’Amour profane effrite l’intransigeance du Sacré. Ses élans de tendresse ébrèchent ses convictions. Le charnel se confronte à la religion.
Le choix de Camille est une épreuve. Il s’agit, pour elle, de distinguer pour la première fois ce qu’est véritablement le bien et le mal. Tiraillée à la fois par son affection pour Martin et ses sentiments profonds pour Petra, sa carrière et le désir de vivre un amour intense, l’éthique et la liberté, elle doit choisir entre ombre et lumière. Une porte s’est ouverte, elle ne la refermera pas.
Ce dilemme est parfaitement illustré par l’esthétisme des images fortes et sensuelles qui soulignent le contraste entre l’univers austère, figé et intolérant du collège et celui du cirque où tout est bruit, couleur, mouvement, libération et profusion.
L’apport de ce film réside sans doute dans le fait que l’amour entre ces deux femmes soit célébré avec une grande liberté de ton et d’image. Alors que bien souvent, une histoire comme celle-ci est traitée d’une façon violente et douloureuse, ou bien à l’inverse à travers une comédie souvent réductrice, When Night is Falling choisit douceur et poésie. La sensualité et le velouté s’expriment à la fois à travers les personnages, les dialogues et les scènes de cirque.
Le film fait l’apologie de l’exploration de soi, du courage d’affronter ses désirs et de dépasser ses peurs, de la liberté d’être et de choisir sa vie.

When Night is Falling n’est pas un film gay militant bien qu’il soit devenu culte pour la communauté lesbienne dès sa sortie. Ce n’est pas non plus un film noyé dans l’eau de rose.
Il s’agit d’un conte de fée, sensuel et envoûtant, d’une haute qualité cinématographique qui apporte un souffle nouveau à la poésie des histoires d’amour au cinéma en balayant les tabous religieux. D’ailleurs la réalisatrice est persuadée que « la foi religieuse et l’amour profane sont d’une certaine façon similaires. L’amour est une croyance en quelqu’un, croyance par nature irrationnelle. »
Ce film canadien qui s’inscrit dans la lutte contre l’imprégnation du puritanisme en Amérique du Nord possède une sensibilité européenne. D’ailleurs il reçut aux Etats-Unis la même classification (NC17) que les films pornographiques. Comme s’il était intolérable et subversif d’oser présenter deux femmes faisant l’amour, ou bien peut être encore parce que l’une d’elles est noire. C’est avant tout un film d’amour et de douceur.

Pour plus d’informations :

par gayvisual publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 31 janvier 2006
Pour vous aider à y voir plus clair, voici l'index des ouvrages analysés sur le blog Les Toiles Roses avec les liens directs vers les articles.


A

Autobiographie érotique, Bruce Benderson (USA – 2004)

C

Ce qui reste, Rachid O. (France – 2003)
Chocolat chaud, Rachid O. (France – 1998)
Chronique d’un été, Patri
ck Gale (Grande-Bretagne – 2001)
Chroniques du Pays des Mères, Elisabeth Vonarburg (France, Canada – 1996)
Contes de la fée verte (Les), Poppy Z. Brite (USA – 1994)
Corps d’Alexis (Le), Raphaël Moreno (France – 2005)
Corps exquis (Le), Poppy Z. Brite (USA – 2005)

D

Danse du coucou (La), Aidan Chambers (Grande-Bretagne – 1982)
Danseur, Colum McCann (Grande-Bretagne – 2003)
Danseur de Manhattan (Le), Andrew Holleran (USA – 1978)
Diable et Daniel Silverman (Le), Theodore Roszak (USA – 2002)
Dorian, une imitation, Will Self (Grande-Bretagne – 2004)

E

Enfant ébloui (L’), Rachid O. (France – 1995)
En haut des marches, Joseph Hansen (USA – 1993)
Escalier C, Elvire Murail (France – 1983)

F

Face cachée de Luna (La), Julie Anne Peters (USA – 2004)

J

Jeune Américain (Un), Edmund White (USA – 2000)

K

Khanaor, Francis Berthelot (France – 1983/2002)

L

Langage perdu des grues (Le), David Leavitt (USA – 1987)
Langage perdu des grues (Le), David Leavitt (USA – 1987) – Fiche n°2
Lune noire d’Orion (La)
, Francis Berthelot (France – 1980)

M

Mais il part…, Marie-Sophie Vermot (France – 2005)
Mon frère et son frère, Hakan Lindquist (Suède – 1993)
Mouettes volent bas (Les), Joseph Hansen (USA – 1978)

N

Nos amis les hétéros, François Reynaert (France – 2004)
Nuits d’Arubia (Les), Andrew Holleran (USA – 1980)

P

Petite cuisine du diable, Poppy Z. Brite (USA – 2002)
Pied dans la tombe (Un), Joseph Hansen (USA – 1987)
Plastic Jesus, Poppy Z. Brite (USA – 2001)
Plusieurs vies, Rachid O. (France – 1996)
Poids du temps (Le), Joseph Hansen (USA – 1970)
Premier essai, Guillaume Dustan (France – 2005)

R

Ravages de la nuit (Les), Joseph Hansen (USA – 1984)
Rivage des intouchables, Francis Berthelot (France – 1990)

S

Sacrements, Clive Barker (USA – 1996)
Sang d’encre, Poppy Z. Brite (USA – 1993)
Sex addict, Tatiana Potard (France – 2005)
Sexualité en Islam (La), Abdelwahab Bouhdiba (France – 2004)

T

Temple (Le), Stephen Spender (Grande-Bretagne – 1929)
Tri
cks, Renaud Camus (France – 1979)

 

par Daniel C. Hall publié dans : INDEX : Le Blog de A à Z
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 30 janvier 2006

Bonjour à tous,

Les chiffres du jour
  • 3214 signataires de la pétition.
  • 395 billets en parlent.
  • 91 blogs le soutiennent.
  • 27 articles de presse et reportages (tous média confondus)
  • 5256 personnes ont visité ce site, dont plus de 900 hier.

On en parle

L'APA, l'Association Pour l'Autobiographie, évoque l'affaire Garfieldd.


dans la presse

Le Midi Libre (29/01/2006) : un bel article sur Garfieldd, lisez-le!!!
Et si le mammouth s'ouvrait un peu l'esprit ! (en pdf)

La chaine pornographique et ses billets du jour

Welcome to Skoobeeland
Michalak et moi... (11/02/2005)

Un petit comprimé par jour pendant un an
Jamais partir (29/06/2005)

Les ailes de l'albatros
Né en 17 à Leidenstadt (J.J. Goldman) (27/01/2005)

Irène Delse, un blog d'écrivain
Dieu est amour (Jacques Haurogné - 1988) (16/06/2005)

Racontars
Ces gens-là. (02/2005)

par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 30 janvier 2006

Fiche technique :
Avec Claire Nebout, Patri
ck Jouanné, Françoise Arnoul et Jean Dasté. Réalisé par Guy Gilles. Scénario : Guy Gilles. Directeur de la photographie : Jacques Boumendil. Compositeur : Vincent-Marie Bouvot.
Durée : 90 mn. Disponible en VF.

Résumé :
Jean, peintre à Paris, erre de cabine en cabine. Tout le nuit il va parler par téléphone à Stella, une jeune femme avec qui il a vécu, de leur histoire d'amour qui se termine. Au fil de son parcours il va rencontrer un jeune prostitué.
L'avis de Jean Yves :
Avec Nuit docile, le spectateur est frappé par l'incessant passage du noir et blanc à la couleur. Il faut noter que, Jean, l'homme qui rompt avec sa femme, est peintre : il voit certaines choses comme des tableaux, comme il aimerait les peindre. En utilisant le noir et blanc et la couleur, le réalisateur permet de relier les retours en arrière à ce que Jean vit cette nuit-là. On peut penser aussi que ce sont des images mentales qui rejoignent son univers pictural qu'il a dans sa tête.
Jean rencontre des gens, et en particulier le jeune Jeannot qui lui donne la possibilité de vivre en une nuit tout ce qu'il aurait voulu vivre durant toute sa vie. Il explique à sa femme que son sens de l'absolu le pousse à considérer l'amour d'une manière romantique mais il regrette que l'amour ne dure pas avec la force des premiers jours.
Avec l'apparition de Jeannot, Jean va vivre pleinement tout son potentiel en un laps de temps très court. Jeannot est une sorte d'accoucheur qui révèle la vérité des autres personnages. Plus exactement un accoucheur accouché, car Jean est aussi amené à faire dire des choses à Jeannot. Mais le jeune homme, qui est un cynique tendre, est tellement pris dans son style de vie qu'il ne se rend plus très bien compte de ce qu'il vit : il est dans un tel état de confusion que les choses les pires lui semblent naturelles.
Quand Jeannot dit : « La mort je la vois en face », on peut considérer qu'il est conscient de ce qu'il fait : le cœur de son personnage reste pourtant cette peur d'aimer qu'il manifeste notamment dans la cabine téléphonique lorsqu'il déclare qu'il n'aimera jamais.
Jean lui répond alors :
« Tu aimeras, tu souffriras comme tout le monde, sinon tu deviendras un vilain petit fruit sec. »
Jean, l'adulte, tient en quelque sorte un double discours, puisque avec Stella qu'il a aimée et avec Jeannot, il fait courir sur le film deux langages différents :
– En révolte contre Stella, il tient un langage plutôt dur, mais on voit dans les retours en arrière qu'à d'autres moments de leur vie commune, il n'a pas toujours parlé comme ça.
– Au contraire, l'espèce de désespoir du jeune prostitué l'amène à lui dire ce qu'il y a de beau dans la vie.
Entre cette dureté et cet enthousiasme, il y a Rémy, le cinéaste qui a aimé Jean et que Jean a aimé lorsqu'il était adolescent. Rémy est une sorte de médiateur. Nuit docile oppose le visage marqué de Jean à ce qu'il était à dix-sept ans, sur la vidéo de Rémy. C'est un peu un résumé de la vie, l'altération des visages et la fixité du souvenir. Jean est court-circuité par le temps, mais c'est surtout un homme qui se sent ballotté entre sa passion de l'art et celle des êtres humains. C'est difficile pour lui de concilier ces deux passions, mais la situation est plus difficile encore pour les gens qui l'aiment : l'art est un rival pour Stella.

Pour plus d’informations :
Le site consacré à Guy Gilles

par Jean Yves publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 30 janvier 2006

Liste mise à jour le 2/02 à 8h00. Merci à Embruns .

GARFIELDDGATE : UNE BATAILLE,

MAIS PAS LA GUERRE…

Et maintenant on fait quoi ?

L'affaire n'est pas terminée puisque le ministre parle toujours de sanction même si l'expression « mieux proportionnée à la faute » est employée.

Le syndicat de Garfieldd va continuer, je l’espère, à se battre pour que la sanction soit symbolique (blâme par exemple, c'est à dire une sanction « effaçable » au bout de trois ans – ce ne serait pas une bonne idée ?). À notre sens, la pression doit donc être maintenue, quelques lobbyistes de poids et de talent, sur la blogosphère et dans diverses communautés vont, j’en suis sûr, s'y employer. Nous autres, les petits, devont continuer à relayer et informer.

Je veux faire valoir que, si Garfieldd a (un tant soit peu) manqué au devoir de réserve en mêlant, comme ça lui est reproché, vie professionnelle et vie personnelle, en étant identifiable ou tout au moins repérable (malgré le pseudo et l'anonymat factuel qu'il confère), la façon dont l'affaire a été révélée dans la presse répond à la même faute :

On l'a révoqué dit-on, non pas pour une faute dans le cadre de l'accomplissement de son métier, mais au sujet d'un pan de sa vie privée qu’on lui reproche d'avoir exposé.

On l'a accusé de pornographie en précisant qu’il était homo, et que c'était incompatible avec la fonction. Le mélange des genres qu'on lui a reproché, le ministère est tombé dedans de la même façon, aggravé par la médiatisation. On l’a jeté en pâture, lui et son homosexualité, à la presse et donc à la population, sans considération pour les conséquences humaines. C'est ça qu'on appelle un « outing » non ? Avec les conséquences pour ses proches, ceux qui le connaissent ou qui peuvent désormais l'identifier. Et c’est grave !

C’est pour cela qu'il faut continuer à en parler, et ne pas baisser la garde. Le ministère espère sans doute un tassement, il ne s'est engagé sur aucun calendrier. Pire, pour Garfieldd, nous ne savons pas à l'heure actuelle si cette déclaration le rétablit dans ses droits, salaires, couverture sociale, etc. Et c’est grave !

Alors que va faire le ministre ? Nous attendrons sa décision, en maintenant la pression. Car si une lueur d’espoir a été allumée par ce communiqué, je connais trop bien les politiques quand ils décident de laisser traîner une affaire pour désamorcer un mouvement. Et ça, je le refuse ! Nous devons continuer le combat !

 
Daniel C. Hall