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Vendredi 2 février 2007

par Stéphane RIETHAUSER


6. Angleterre : de la société secrète Les Apôtres au mouvement scout

De l'Espagne, volons vers les Iles britanniques, où dans les années 1910-1914 plusieurs personnalités se retrouvent lors des réunions de la société d'étudiants homosexuels secrète Les Apôtres à Cambridge : John Maynard Keynes (1883-1946), le célèbre économiste, qui sera gouverneur de la Banque d'Angleterre et participera à la création de la Banque mondiale en 1944 ; les écrivains Lytton Strachey (1880-1932), et E.M. Forster (l'auteur du fameux Maurice, écrit en 1914, mais pas publié avant sa mort en 1971, adapté au cinéma par James Ivory dans les années 1980), également membres du Groupe de Bloomsbury avec Dora Carrington et Virginia Woolf ; le peintre Ducan Grant, ou encore Ludwig Wittgenstein, ainsi que Rudyard Kipling (1865-1936) l'auteur du Livre de la Jungle. En 1888, Kipling part faire le tour du monde avec son amant Walcott Starr. A la mort de ce dernier, il épouse sa sœur et devient père de famille. C'est dans ses livres que Kipling assume sa pédérastie, transmettant son amour pour le jeune Mowgli à un public adolescent.



Ducan Grant et
John M. Keynes

Sir Baden Powell
Couronné du Prix Nobel de Littérature en 1907, Kipling aura une grande influence sur son ami Sir Robert Baden-Powell (1857-1941), le fondateur du scoutisme. Baden-Powell est colonel de l'armée coloniale britannique et combat les Boers en Afrique du Sud. Assiégé dans la ville de Makefind, il a l'idée d'utiliser des gamins comme éclaireurs (en anglais "scouts") pour transmettre des messages à ses troupes ou pour monter la garde. Beaucoup de jeunes garçons seront tués en mission. On peut penser que Baden-Powell avait parfois des motifs autres que militaires pour recruter ses éclaireurs. D'anciens scouts ont témoigné de sa pédérastie. L'Angleterre va faire un triomphe à l'idée du scoutisme, qui naît en 1908 et qui va rapidement devenir internationale.
En France, c'est l'Eglise catholique qui crée la Fédération des Scouts de France. Baden Powell puise dans Le Livre de la Jungle les thèmes majeurs du scoutisme : la vie de camp en plein air, ou l'art de suivre une piste. Beaucoup l'ignorent, ce mouvement qui rassemble des millions de jeunes gens a été fondé par un homme qui aimait les garçons et qui n'a jamais eu d'aventures féminines, même s'il s'est marié sur le tard pour faire taire les rumeurs qui circulaient sur son compte.

7. Vienne : Les désarrois de l'élève Törless de Robert Musil

En Autriche, en 1906, Robert Musil (1880-1942) n'a que 26 ans lorsqu'il publie Les désarrois de l'élève Törless. Issu d'une vieille famille de fonctionnaires et d'officiers autrichienne, Musil s'exile en Suisse dès 1938. Il meurt à Genève sans avoir pu achever sa plus grande entreprise : L'homme sans qualité. Son roman Les désarrois de l'élève Törless a pour cadre dans une académie militaire de Galicie et raconte l'éveil à la conscience de Törless à travers des désarrois intellectuels, moraux et charnels. Un groupe de trois collégiens complote et torture un autre camarade. Törless, le plus passif et tourmenté des tortionnaires, se laisse attirer par Basini, la victime du chantage. Ce dernier se laisse aller à des actes avilissants et humiliants mais séduit finalement étrangement Törless. L'homosexualité est le vice dépravant, ou la cause refoulée de la perversité tortionnaire des trois garçons Törless, Reiting et Beineberg. Elle est l'anomalie dégoûtante confinée au plus vif secret, certes, mais aussi un moyen pour Törless de lever un voile et d'entrevoir le côté obscur, silencieux et cosmique de la vie. La façon dont Musil a intégré le thème de l'homosexualité et les fonctions qu'il lui assigne sont révélatrices des vues de l'époque sur l'homosexualité dans la société autrichienne. Dans une lettre qu'il écrit à un critique à propos du succès de son livre, dont on a retrouvé le brouillon dans son journal intime, Musil s'explique sur le choix de l'homosexualité : "Je ne veux pas rendre la pédérastie compréhensible. Il n'est peut-être pas d'anomalie dont je me sente plus éloigné. Au moins sous sa forme actuelle. (...) Les belles études des psychiatres français, par exemple, me suffiraient pour comprendre, revivre, et me semble-t-il, recréer n'importe quelle anomalie aussi bien que celle, relativement courante, que j'ai choisie."

Robert Musil


Adolf Brand


8. Allemagne : l'amour des garçons

En 1896 paraît le premier numéro de Der Eigene, la première revue homosexuelle au monde. A l'origine de cette publication, Adolf Brand (1874-1945), un jeune éditeur qui se démarque des théories du troisième sexe de Hirschfeld et fait clairement l'apologie de la pédérastie. Der Eigene paraîtra de manière irrégulière à cause des difficultés financières de Brand, et surtout à cause de ses tracas avec la justice. Malgré de nombreuses saisies effectuées par la police et ses multiples condamnations pour diffusion d'écrits immoraux, Adolf Brand publiera Der Eigene jusqu'en 1931, victime de la crise économique et de la montée du nazisme.
En 1906, le poète allemand Stefan George (1868-1933) publie un recueil de poèmes intitulé Maximin, nom qu'il donne au jeune éphèbe dont il est complètement épris, qu'il nomme "ange à figure humaine, prêtre de la beauté, symbole de Dieu". En 1928, il publiera un recueil de poème Das Neue Reich, qui est récupéré par la propagande nazie en raison de son titre. Mais George n'était pas antisémite et s'exile. Stefan George était l'ami d'Otto Weiniger, tout comme l'était Hans Blüher (1888-1955), un jeune homme qui manque de se faire renvoyer de son collège parce qu'il aime trop ses camarades, et qui est recueilli par Karl Fischer, l'homme qui dirige "Vandervogel", une confrérie qui s'affranchit des règles religieuses et morales traditionnelles et parcourt le monde sac au dos. Dès 1905, Blüher va développer le mouvement avec l'aide de Wilhen Jansen (1866-1943), un amateur de garçons notoire héritier d'une grosse fortune. La culture de l'association "Vandervogel" s'épanouit librement et comptera près de 25'000 membres jusqu'à l'irruption du scandale Eulenburg. Après la Guerre, le livre de Blüher L'érotisme dans la société mâle sera interdit sous la République de Weimar. Au contraire de ceux de Hirschfeld, ses ouvrages ne seront pas brûlés par les nazis, peut-être à cause de son antisémitisme.

Photo V. Gloeden
Au tournant du siècle, le Baron Wilhelm Von Gloeden (1856-1931), un aristocrate allemand exilé en Sicile, devient très à la mode avec ses photographies de jeunes éphèbes savamment dénudés. Il sera le précurseur des photographes érotiques et vendra des milliers de cartes postales dans toute l'Europe. Fritz Krupp, tout comme le secrétaire du roi d'Angleterre Edouard VII, sont de bons clients de Von Gloeden. A sa mort, il léguera plus 3'000 plaques de négatifs à son jeune modèle préféré, Pancrazio Bucini. La moitié de ces plaques seront détruites par les nazis, qui feront un procès posthume à Von Gloeden pour "obscénité". Suite à l'affaire Eulenburg, certaines oeuvres sont déclarées immorales.
John Henry Mac Kay (1864-1933), de mère allemande et de père écossais, qui a publié en allemand Die Anarchisten en 1885, voit ainsi ses ouvrages bannis en 1909. Plus tard, en 1926, il publiera son autobiographie Der Puppenjunge qui relate la vie des prostitués à Berlin dans les années 1920. Mac Kay est aussi l'auteur des Livres sur l'Amour qui n'a pas de nom (Die Bücher der Namenslosenliebe) sous le pseudonyme de "Sagitta".

9. Russie : le premier roman homosexuel

En Russie, l'auteur Mikhaïl Kuzmin publie en 1906 ce qui peut être considéré comme le premier roman mettant en scène ouvertement des homosexuels: Les Ailes. Le livre de Kuzmin est révolutionnaire dans la mesure où il transcende le phénomène en ne l'abordant plus comme un problème. Kuzmin est interdit de publication en 1929. Son amant est exécuté par le pouvoir stalinien. Lui-même meurt en 1936, à la veille d'être déporté.

Mikhaïl Kuzmin
10. Mort à Venise : Thomas Mann ou l'amoureux malheureux

En 1903, Thomas Mann (1875-1955) n'a que 28 ans lorsqu'il publie Tonio Kröger, un récit qui narre les aventures d'un jeune homme d'origine bourgeoise à l'esprit tourmenté. Dans sa correspondance publiée en 1955, l'année de sa mort, Thomas Mann précise que l'histoire d'amour entre Tonio Kröger et son camarade de classe Hans Hansen est autobiographique.
En 1912, il publie Mort à Venise. Le célèbre roman, adapté par Visconti au cinéma en 1972, raconte l'histoire du docteur Aschenbach qui tombe amoureux du bel adolescent Tadzio sur les plages du Lido vénitien. Enfermé dans ses désirs inassouvis, ne trouvant d'issue à son amour, Aschenbach préfère se laisser tuer par l'épidémie de choléra qui sévit à Venise plutôt que de retourner en Allemagne.

Thomas Mann
Comme beaucoup d'autres, Thomas Mann rejette son homosexualité et n'a consommé ses désirs qu'à peu de reprises. Il se marie à une riche héritière de la haute société en 1905 qui lui donnera six enfants, dont l'aîné, Klaus Mann, deviendra aussi écrivain. Ce dernier vivra son homosexualité beaucoup plus ouvertement que son père et s'engagera ouvertement contre les persécutions nazies.

Prix Nobel de littérature en 1929, Thomas Mann a détruit tous ses carnets intimes jusqu'en 1918, mais il confesse ses attirances érotiques dans ses Notes quotidiennes du soir à n'ouvrir que vingt ans après ma mort. Il devient impuissant avec sa femme et a quelques aventures avec de jeunes garçons lorsqu'il a passé quarante ans. A l'image de son héros le docteur Aschenbach, Thomas Mann représente le type de l'homosexuel solitaire et malheureux, reclus dans son placard.
  
Le jeune Tadzio et le Dr Aschenbach
Mort à Venise, réal. L. Visconti, 1972


*****

NOTA BENE: les ouvrages utilisés pour ce travail sont répertoriés dans la bibliographie 

Ce travail est l'oeuvre de Stéphane Riethauser. Il sera publié en 14 parties sur le blog Les Toiles Roses avec son autorisation. Qu'il en soit chaleureusement remercié. Stéphane est joignable sur le site de lambda éducation.



Lire le précédent billet : cliquez ici.


par Stéphane Riethauser publié dans : HISTOIRE DE L'HOMOSEXUALITÉ
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Vendredi 2 février 2007

Fiche technique :
Avec Jun Hee Lee, Raymond Ma, Julia Nickson-Soul, Kevin Kleinberg et Jerry Hernandez. Réalisation : Quentin Lee. Scénario : Quentin Lee. Images : James Yuan. Montage : Christine Kim. Musique originale : Steven Pramoto.
Durée : 88 mn. Disponible en VO et VOST.


Résumé :
Ethan (Jun Hee Lee), un jeune étudiant américain d’origine chinoise, aide son père (Raymond Ma), prospère commerçant, à sa boutique. Un soir, ils sont braqués par un jeune homme que le père tue de sang-froid. Après cette scène fondatrice du film, on apprend que le garçon et son frère vivent mal le remariage, après le décès de leur mère, du père avec une femme ayant elle-même un fils de leur âge. Ethan est gay, en cachette des siens, ce que découvre sa belle-mère (Julia Nickson-Soul) à cause d’une revue porno gay mal dissimulée. Elle s’empresse, perfide, de la montrer au père qui chasse immédiatement son fils de la maison. Le garçon n’a guère alors d’autres solutions que de se prostituer pour subsister. Dès son arrivée sur le trottoir, un mignon dealer de son âge, Remigio, tombe amoureux de lui. Il offre à Ethan, en tout bien tout honneur, de partager son modeste logis. Malgré leur intimité, Ethan, trop blessé par la vie, reste replié sur lui-même. Un jour, Ethan apprend par son frère que les siens seront absents de la maison familiale pour Thanksgiving. Par vengeance, accompagné de Remigio, il décide de la cambrioler. Mais ses habitants rentreront plus tôt que prévu...
L’avis de Bernard Alapetite (Eklipse) :
À la lecture du résumé, vous aurez compris que l’originalité n’est pas l’atout majeur des prémices du scénario de L’Enfer d’Ethan. En revanche, Quentin Lee propose un film très juste où chaque phrase du dialogue sonne vrai. Il réussit, chose très difficile et rare, surtout dans le cinéma gay, le mélange des genres que sont le drame familial, la romance gay et le film de suspense.
L’Enfer d’Ethan contient habilement une histoire dans l’histoire. Celle de la façon dont un père chinois traditionnel rejette son fils gay. Quand le film commence, Ethan Mao, 18 ans, est conscient du fait qu'il est homosexuel, mais son père – tenant d’une éducation stricte – l’ignore. Sarah, sa belle-mère narcissique, s'intéresse peu à Ethan et à son frère, leur préférant son fils Josh (Kevin Kleinberg) qu’elle a eu d’un premier lit. Lorsque Sarah découvre un magazine porno gay dans la chambre d’Ethan et le donne à son mari, elle prévoit et espère qu'il la débarrassera de son beau-fils qu'elle déteste. Ce qui ne manque pas d’arriver. Tout cela est rapidement mené sans pathos ni lourdeur. Ce conflit prestement exposé introduit ce qui est le cœur du film, la confrontation entre Ethan, accompagné de Remigio, et sa famille, dans un huis clos toujours dynamisé par de longs plans séquences qui suivent les protagonistes dans les différentes pièces de la villa, rompant ainsi la monotonie qui aurait pu gagner le film, tout en conservant un suspense tendu jusqu’au coup de théâtre final qui propose une fin ouverte, avec une alternative surprenante. À la toute dernière minute, Quentin Lee nous rappelle qu’il est friand de contraintes scénaristiques.
Par ce scénario linéaire, Quentin Lee prend le contre-pied de Drift, son premier long-métrage à la construction très formelle qui, malheureusement, péchait à la fois par le jeu approximatif de ses acteurs et par son filmage médiocre. Ici, la fluidité de la caméra, presque toujours portée – un peu trop souvent tout de même – fait merveille, aussi bien dans les scènes d’extérieur tournées en vidéo. À ce propos, Quentin Lee aurait dû plus « aérer » son film, notamment les longs plans séquences à l’intérieur de la maison qui sont, eux, filmés en 35mn. Mais on est toujours heureux de constater les progrès d’un cinéaste qui a corrigé les défauts de son précédent film sans perdre son goût pour l’expérimentation.
On a d’emblée de la sympathie pour Ethan et Remigio, grâce aux deux jeunes acteurs très convaincants. Raymond Ma, un vétéran des séries télévisées (Old school, Starsky & Hutch), apporte une véritable épaisseur au rôle du père d'Ethan.
Le titre français n’est guère heureux : l’original, Ethan Mao, le nom et prénom du héros, convenait parfaitement à la simplicité du film. La clarté dans son architecture sert le réalisateur qui peut y instiller des thèmes annexes, comme les conflits dans les familles d’émigrés – entre les jeunes,influencés par la culture occidentale, et les pères, restés proches de leur morale traditionnelle – ou le problème des mariages dans lesquels un homme mûr croit acheter l’amour de sa jeune femme en lui procurant l’aisance matérielle ; la discrimination raciale que subit une famille d’émigrés installée dans un quartier habité par la classe moyenne... tout cela sans perdre jamais le fil de son histoire.

L’Enfer d’Ethan a reçu un accueil enthousiaste dans les festivals gays à travers le monde où il a été souvent primé. En revanche, la critique américaine a été beaucoup plus réservée, lui reprochant principalement que les deux tiers du film ressemblent à du théâtre filmé. Une telle allégation montre encore une fois la méconnaissance de la pratique cinématographique de la part de la critique, là-bas comme ici. Quentin Lee déplace continuellement les personnages dans la maison où ils sont séquestrés, les isole souvent par couple et varie les décors et les situations : ce qui serait très difficile au théâtre. Mais l’impossibilité d’adapter le scénario au théâtre viendrait surtout de la jeunesse des rôles principaux. S’il est possible de faire jouer au cinéma de jeunes acteurs inexpérimentés – et ils le sont le plus souvent, par définition même, comme dans ce film qui pourtant bénéficie d’un filmage inventif mais contraignant pour eux, composé en majorité de plans séquences, dont on peut toujours multiplier les prises –, il serait tout à fait impossible de leur faire jouer sur scène toutes ces situations et leur faire apprendre autant de texte. Une pièce n’est pas autre chose qu’un très long plan séquence de plus d’une heure trente. On comprend bien qu’un tel exploit est hors de portée de la presque totalité des jeunes acteurs. En plus, n’oublions pas l’énorme contrainte de l’aspect physique – dans ce cas, mignon et asiatique – qui pèse sur le casting.
Les éditeurs de DVD, comme les attaché(e)s de presse, devraient s’apercevoir que c’est parfois un bien mauvais service à rendre au cinéaste que de publier sa note d’intention, quelque soit par ailleurs la qualité de son film. Quand Quentin Lee déclare : « Quand j’étudiais la littérature, les personnages de Thomas Hardy m’ont beaucoup inspiré comme Tess d’Urberville ou Jude l’Obscur. L’étude emphatique de ces personnages sans illusions et défavorisés a laissé en moi un souvenir indélébile. J’étais particulièrement fasciné par l’ironique innocence de Tess, violée à la trentième page, mais qui ensuite poursuit sa vie avec la candeur d’une vierge effarouchée ! L’Enfer d’Ethan est un hommage à Tess avec des clins d’œil à Bonnie & Clide et Roméo & Juliette. » On a beau chercher, ces influences ne sont guère perceptibles dans son œuvre. Et quand il nous dit que son style est un métissage entre celui de Truffaut, Wong Kar Wai, De Palma et Ozu : on a surtout envie de rétorquer qu’un peu de modestie est souhaitable, aussi talentueux et ambitieux soit-il. On doute tout de même qu’il parvienne jamais à réaliser cette improbable synthèse que je visualise assez mal...
Quentin Lee a lâché la caméra temporairement pour écrire son premier roman, Dress like a boy, vraisemblablement et passablement autobiographique, qui met en scène un jeune gay perturbé autant par son identité asiatique dans un monde occidental que par son homosexualité…

L’Enfer d’Ethan est un film gay paradoxalement original, malgré un point de départ convenu qui sait mêler habilement plusieurs genres cinématographiques. Il est servi par deux acteurs aussi adorables que sympathiques. Il faudrait avoir un cœur de pierre pour n’être pas touché par son dénouement…
Pour plus d’informations :

par Bernard Alapetite publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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