Brokeback Mountain Fanvid
Vidéo envoyée par chinadoll88
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Fiche technique :
Avec Jacques Nolot, Patri
Durée : 48 mn. Disponible en VF.
Résumé :
Jean-Claude, jeune comédien parisien, retourne dans son village natal après dix ans de silence. Il retrouve son frère, marié à une fille du pays, la Matiouette. Les retrouvailles seront difficiles.
L'avis de Jean Yves :
La Matiouette ou le face à face de deux frères
La Matiouette a d'abord été une pièce de théâtre (1) écrite par Jacques Nolot, jouée sur scène en 1981 puis filmée par André Téchiné en 1982.
Un salon de coiffure comme on en fait plus. Une échoppe pièce de musée où croupit un phallocrate bon cru. Venu d'on ne sait où, surgit l'étranger. Un client ?
Non, le frère du coiffeur, de passage au village natal après dix ans d'absence. La surprise passée, s'affrontent alors deux histoires opposées, toutes deux nées du même creuset : la famille. D'un côté l'héritier aveugle de la France silencieuse en butte aux singularités du marginal, de l'autre celui qui est monté à Paris, le suspect.
L'arrivée éclair du frère prodigue ravive les incidents de parcours : gosse, il tricotait, avait des barrettes dans les cheveux, aujourd'hui il porte un foulard de pédé, fume des cigarettes de gonzesse...
Bref il est anormal. De là à penser que...
Au-delà du propos caricatural super phallo qui provoque rires et sourires grinçants, l'essentiel de la « Matiouette » (c'est le surnom de l'épouse du coiffeur) que Jacques Nolot, l'auteur, porte de bout en bout avec une verve contenue, jamais vulgaire, constamment vrai, se trouve dans le non-exprimé, dans le non-dit que suggère sans jamais le nommer, le discours phallo. L'anormal est-il homosexuel, fou, drogué ?
Qu'importe ! Il dérange.
Son salut n'a tenu qu'à son départ forcé et c'est parce qu'il n'était pas comme les autres qu'il a quitté le pays. Le coiffeur, dans les normes, est resté, sans une lueur de révolte, le système sécrétant son propre enfermement.
La Matiouette est le deuxième volet d'une trilogie : le premier volet J'embrasse pas réalisé aussi par André Techiné en 1991 racontait le départ du « héros » adolescent de son village natal. Le troisième volet L'Arrière-pays réalisé par Jacques Nolot en 1997 raconte le second retour du « héros » dans son village après avoir « réussi » à Paris : il n'est plus regardé - comme dans la Matiouette - en anormal du fait de sa réussite sociale, même s'il reste et restera toujours différent.
Pour plus d’informations :
Comme pour Robson et Philippe, Les Toiles Roses s’associent au combat de Taoufik et Etienne.
Voici le résumé de Philippe qui était à Lyon, vendredi, pour soutenir Taoufik :
Jeudi après-midi, je vous faisais part de ma colère en apprenant la mise en rétention de Taoufik, ce jeune Marocain de 22 ans pacsé avec Etienne qui, à plusieurs reprises, avait néanmoins fait une demande de Titre de séjour auprès de la Préfecture de Côte d'Or (et non du Rhône, excusez l'erreur de « parti pris » à l'encontre de M. le Préfet du Rhône !)... Et qui s'était vu par deux fois, opposé un refus.
Soutien au Tribunal Administratif de Lyon
Vendredi matin, à 9 heures, nous étions donc une petite dizaine à le soutenir (il est difficile de mobiliser plus de monde au dernier moment, surtout un jour de semaine à cette heure-là).
Parmi les Lyonnais présents, il y avait David, Président de la LGP Lyon, mais aussi Olivier, Vice-Président de la LGP Lyon, Trésorier de Moove!, Association lyonnaise de jeunes gays, lesbiennes & ceux qui les comprennent, Trésorier adjoint de mOules frItes... Gilia, membre actif de Moove!... Eddy, qui a déjà témoigné sur mon blog (lire son histoire) nous avait également rejoints, juste avant d'aller bosser...
Michel CHOMARAT, chargé de mission pour la Mémoire de la Ville de Lyon et interlocuteur privilégié sur les questions LGBT, s'était aussi mobilisé.
Côté Médias : un journaliste de 20 Minutes, que j'avais rencontré pour notre histoire, ainsi que TLM, chaîne de télévision locale.
Le jugement me semblait en bonne voie, puisque le Tribunal administratif de Lyon avait invalidé l'arrêté de reconduite à la frontière pour Robson.
L'avocate de Taoufik nous a semblé à tous, à la fois défensive et offensive, plaidant avec force arguments, pièces, cas de jurisprudence...
Ainsi, quittant le Tribunal, tout le monde semblait confiant...
Peu avant midi, Etienne nous rejoints au café plus détendu... Son compagnon sera libéré dans l'après-midi. Une bonne nouvelle accompagnée de sérénité...
Mais avant-hier matin, le résultat de l'Audience est tombé comme un couperet par voie de fax :
Le Tribunal administratif de Lyon a confirmé l'arrêté de reconduite à la frontière notifié par la Préfecture de Côte d'Or !!!...
Étienne et Taoufik n'ont donc pas d'autre choix que de faire appel de cette décision...
Doit-on renoncer à s'aimer, lorsque l'on n'est pas de la même culture, de la même nationalité, de la même couleur de peau ?
Doit-on « subir » tous nos compatriotes, pour reprendre les mots de Nicolas Sarkozy, et faire plaisir à notre « Mère Patrie » ?
N'est-il donc pas plus normal de « choisir » librement son conjoint ?
Répondez-moi, M. le Ministre !
Fiche technique :
Avec Patri
Durée : 105 mn. Disponible en VF.
Résumé :
Pierre est un jeune homme intransigeant, en révolte permanente contre la société. Il n’a qu’un seul but : faire le bonheur de sa jeune sœur Nathalie. Un film engagé et politique d’une grande rigueur esthétique.
L'avis de Jean Yves :
La pureté (prolétaire) contre le vice (capitaliste) est-elle toujours séduisante quand le gentil est hétéro et le méchant homo ?
Un jeune homme, Pierre (Patri
Gérard Blain n'a pas choisi de montrer – à travers le personnage d'Hubert Beaufils – une image de l'homosexualité militante ou sentimentale. Il a fait du personnage homo, un bourgeois vicelard voire traître, image finalement bien plus ancienne et perverse que celle de la folle, colorée. Comme si, à cette époque, 1980, l'homosexualité était acquise, les préjugés morts. En montrant un sale pédé, le cinéaste aurait-il levé un tabou ? Je me demande comment a pu être reçu – en 1980 – par le spectateur cette image ? N'a-t-elle pas été vue uniquement comme l'expression d'un moralisme conventionnel ?
Moralisme conventionnel d'autant que ce film défend aussi l'idée que la famille est la cellule sociale de base, qu'il faut la défendre contre le capitalisme. Cette cellule est même d'une pureté intangible. Pierre, le rebelle, est en plus totalement asexué. Seules ses relations avec sa sœur sont empreintes d'une certaine sensualité, bien vite éludée. Serait-ce donc lui, le héros total ? Le révolutionnaire. Car c'est une rengaine déjà entendue, « la révolution n'a pas de sexe ».
Sous couvert de grands sentiments et de nobles rébellions, Le Rebelle ne ressasse que les grands thèmes de l'hétérocratie, sous la forme d'un véritable mélo. Mais un mélo mal fait qui se prend au sérieux.
Pour finir, Pierre-le-rebelle tue-t-il le capitaliste ou le pédé ?
Pour plus d’informations :
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