Publicité

Accueil

 
Blog LGBT de

Daniel C
. Hall

L'équipe des "piliers" en exclusivité
ou en reprise autorisée :

Jean Yves
, Bernard Alapetite, Zanzi, Neil, Kim, Matoo, Mérovingien02, Juju, Chori, Shangols, Boris Bastide, Stéphane Riethauser, Samuel Minne,
Niklas, Robert Wagner...

et l'arrivée de Marc-Jean Filaire,
Isabelle B. Price, Psykokwak, Rémi Lange et Didier Roth-Bettoni.

Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
et à
Yann Gonzalez

et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

Ce blog est partenaire de

Dreampress.com

Avec l'aide graphique de

C@NTACT BLOG

gaypride.gif

Calendrier

Février 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29    
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

POUR SURFER SUR CE BLOG...

homophobie2008.gif
Les Toiles Roses
est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (
cliquer ici pour le télécharger)

NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
NOS CHRONIQUES : 1. Saga des blogueurs : ici. 2. Histoire de l'homosexualité : ici. 3. Les articles de Kim : ici. 4. Zanzi and the City : ici. 5. Merci Bernard... (Bernard Alapetite) : ici. 6. Les 4 vérités de Juju : ici. 7. Derrière les masques : HOMOLLYWOOD (Marc-Jean Filaire) ici. 8. Et les filles, alors ? (Isabelle B. Price) ici. 9. L'œil du voyeur (Didier Roth-Bettoni) ici.
NOS RUBRIQUES SUCCÈS : 1. Citations homophobes et homophiles : ici. 2. Les vidéos des publicités gay ou gay-friendly : ici. 3. Les affiches et visuels LGBT : ici. 4. Les vidéos contre l'homophobie : ici. 5. Les vidéos contre le SIDA : ici. 6. Les vidéos de la TV en folie : ici.
NOS WEBSERIES : 1. Au cœur du Marais : ici. * 2. Niko perd les pédales : ici. * 3. G : ici. 4. Nous tous : ici. * 5. Au bar ou à la maison ? : ici. * 6. Gay Friday [en anglais] : ici. 7. Luke & Noah : "As the World Turns" : ici. 8. Crétins Story : ici. 9. Boris & Nadir : ici. 10. DELEDIOS : ici. [à venir]  11. FOUP : ici.
NOS ZOOMS : 1. Spécial Salim Kechiouche : ici.

Nos partenaires éditeurs de DVD (faites-leur confiance !) :
Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Vendredi 29 février 2008


Fiche technique :

Avec Avec David Winter, Scott Larcher, Katharina Schutz et Hannes Thannheiser. Réalisation : Moritz Seibert. Scénario : Moritz Seibert. Directeur de la photographie : Markus Hansen. Montage : Sue Nichols. Musique : Andreas Koebner.
Durée : 102 mn. Disponible en VO, VOST et VF.

Image12


Résumé :

1996, en Allemagne, Michael, 15 ans, un ado blond, bien ancré dans son époque, walkman et jeux vidéos, est le rejeton d’une famille éclatée, mais aisée : père chef de pub à New York, terre promise pour le garçon, et mère médecin à l’hôpital local, à proximité de Stuttgart. Michael, déstabilisé par la séparation de ses parents, est un élève médiocre au bord de la petite délinquance. Un jour, au début des vacances scolaires d’été, le garçon « emprunte » la BMW de sa mère pour emmener copains et copines en virée. La voiture est bientôt prise en chasse par la police pour excès de vitesse. Elle est rattrapée à cause d’une charrette anachronique qui lui barre la route. Sur ce curieux véhicule est juché David, un garçon brun de l’âge de Michael, accoutré d’un costume bizarre constitué d’une chemise blanche et d’un pantalon noir. Il va pieds nus. Les regards des deux adolescents se croisent. C’est le coup de foudre.

Image4


David fait partie d’une secte chrétienne : les jacobites, qui comme les amishs, refusent toute modernité, électricité, machines... La communauté de David est une branche de la secte qui, venant du Canada, tente de s’implanter dans cette région d’Allemagne. Le garçon subit une discipline très stricte, tout contact avec des personnes n’appartenant pas aux jacobites lui est interdit, comme toute visite à la ville proche ; ainsi il ignore tout du monde moderne.

Image9


Depuis l’apparition fortuite de ce curieux adolescent, Michael n’a plus qu’une idée en tête : le revoir… par curiosité, par désir ? Michael épie donc la communauté et découvre vite que David, en cachette des siens, a pour habitude d’aller nager dans le lac, près des fermes de la secte. C’est sa seule joie dans son austère vie. Michael parvient à apprivoiser le farouche David. Une tendre amitié naît entre les deux garçons, qui se transforme bientôt en amour exclusif.

Image10


Michael devient le mentor de son ami, de moins en moins jacobite, lui faisant découvrir le pays des merveilles qu’est le monde extérieur David. Michael achète à son ami (avec la carte de crédit de sa mère !) une paire de Sneakers. David est éberlué de ce cadeau...  La mère de Michael doit partir une semaine pour des raisons professionnelles. La maison appartient donc au garçon qui, aussitôt, invite son ami à venir chez lui. David quitte son groupe, peut-être sans idée de retour possible...

Image5


L’avis de
Bernard Alapetite :
Rarement une passion amoureuse entre deux garçons aura été aussi bien décrite. Elle n’est pas sans rappeler celle qui unissait les deux adolescents dans Une Histoire simple de Jacques Duron. Dans David au pays des merveilles, il est question d’amour, pas de sexe. Si les corps peu habillés de Michael et David sont souvent en contact, ce sont pour des chahuts, des baignades ou pour le tendre abandon d’une tête sur une épaule. Les gestes d’amour se limiteront à un baiser sur la commissure d’une lèvre et à un doigt caressant une joue. Mais il passe plus d’amour dans ces gestes que dans bien des copulations. L’attirance physique des deux garçons l’un pour l’autre est palpable. Le sexe n’est pourtant pas nié par la réalisation. On assiste à la découverte par David, troublé, du corps nu de son ami, lui qui n’avait jamais vu que la nudité de son propre corps, et à celle de la masturbation et du corps des filles, devant lequel il a une curieuse réaction.

Image7


Cette histoire est aussi celle de la confrontation de deux mondes, celui de l’aujourd’hui de Michael que tout oppose à l’hier rêvé de David. Le suspense du film réside dans le fait de savoir si David choisira l’Allemagne d’aujourd’hui et son ami Michael, en sachant que tout retour dans sa communauté lui sera alors interdit, ou s’il ira retrouver sa famille au sein de cette prison hors du temps que sont les jacobites qui ont décidé de s’en retourner au Canada, n’ayant pu s’adapter à ce coin d’Allemagne, trop proche du « monde ».

Image15


Ce film a la grâce. Car chacun de ses défauts, et ils sont nombreux, ne font paradoxalement qu’augmenter son charme. Les maladresses sont à l’unisson de celles des deux garçons que l’on voit inventer des gestes d’amour – en rupture de modèle – sur leurs corps, souvent peu vêtus mais jamais exhibés.

Image13


Les invraisemblances scénaristiques comme cette communauté autarcique vivant près de ce lac des premiers âges à quelques coups de pédale du centre de la grande ville ou comme l’univers familial stéréotypé de Michael ne font que renforcer le miraculeux récit, n’isolant que mieux l’histoire d’amour des deux garçons sur fond de conventions sur laquelle elle ne fait que prendre plus de relief...

Image21


Curieusement Moritz Seibert, dont David au pays des merveilles est le seul long métrage à ce jour, est à l’aise pour camper la communauté jacobite, qui rappelle beaucoup celle des amishs de Witness. En quelques scènes, il nous fait découvrir ces naufragés du temps, alors qu’il peine à peindre la banalité bourgeoise de l’Allemagne d’aujourd’hui. Si la réalisation ne brille pas par son invention, elle est remarquablement soutenue par une interprétation sans faille, jusqu’à la moindre silhouette. Les deux adolescents sont remarquables.
Un film rare qui réussit à peindre l’amour entre deux garçons à l’âge de tous les possibles.
Une VHS en VO. existe en Allemagne.

Pour plus d’informations :
***

par Bernard Alapetite publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 28 février 2008
Blogué par nos amis de GayClic.com :


Les ONG Human Rights Watch (HRW) et l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) lancent une pétition internationale pour la suppression de l'article 489 du code pénal marocain et demandent la libération des six personnes condamnées à la prison en raison de cette loi.

Il faut savoir que l'article 489 condamne de six mois à trois ans de prison et à une amende de 200 à 1.000 dirhams (18 à 90 euros) toute personne convaincue d'avoir commis un acte d'homosexualité.

En décembre, la justice marocaine avait condamné à des peines allant de quatre à dix mois de prison six prévenus poursuivis pour homosexualité à la suite d'une fête privée en novembre à Ksar El Kébir (nord) qualifiée par la presse de "mariage gay".

Si vous souhaitez signer cette pétition : www.hrw.org.
par GayClic publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants ! communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 28 février 2008

(4.14)



L’année où mon père naquit (deux jours avant Charlton Heston), le cinéma était encore muet. Cette année-là (qui n’est pas l’année 1962), en France, Alexandre Millerand tente d’instaurer un régime présidentiel (il a échoué). En Angleterre, le prince Albert, duc d’York (futur George VI) est encore en lune de miel avec son épouse, la future Reine Mère. En URSS, Lénine n’a plus que trois mois à vivre. À Istanbul, Abdülmecid II, dernier Calife de l’islam, contemple mélancoliquement le Bosphore depuis le palais de Dolmabaçe. Aux États-Unis, les gangsters s’enrichissent grâce à la lucrative économie souterraine née de la Prohibition. En Ethiopie, le ras Tafari Makonnen, dont le titre et le nom donneront naissance à un style de coiffure très populaire à la Jamaïque, n’est encore que l’héritier de l’impératrice Zaoditou. De même, au Japon, Hirohito ne règne pas encore. La Société des Nations tente de faire de la cacophonie internationale un concert harmonieux (elle n’y parviendra jamais). Dans l’Allemagne vaincue, Hitler est envoyé en prison où il va rédiger Mein Kampf. Le révolutionnaire Mexicain Pancho Villa est assassiné. Et Walt Disney n’a pas encore créé Mickey Mouse.


C’est dire si mon père n’est pas né de la dernière pluie. Curieusement, l’expression s’applique à quelqu’un que l’on dit bien informé de quelque chose. Ici, je fais volontairement un jeu de mots par antiphrase car il me semble que c’est tout le contraire.


Je ne me souviens plus si j’ai déjà dit dans ces colonnes que je n’ai jamais fait de « coming-out ». La raison est fort simple : je ne me vois pas aborder un sujet aussi sensible en étant célibataire. Cela reviendrait à accréditer la thèse selon laquelle un homosexuel est un être instable, pas sérieux, etc. Personne ne demande à un jeune homme célibataire qui est attiré par les femmes de clamer un jour à la table dominicale qu’il est hétéro. Et pourtant, s’il le faisait, combien de parents penseraient alors : « Ouf, mon fils est normal. Simplement il n’a pas encore rencontré la femme de sa vie » ? Posez-vous la question, ou mieux, posez-la aux parents qui ont des enfants dont le célibat se prolonge… À l’inverse, lorsqu’un homo sans compagnon révèle son « orientation sexuelle », la réaction n’est pas la même. Il est déjà difficile de passer pour un anormal (au sens où, est considéré comme normal celui qui adopte le comportement de la majorité), sans qu’il faille rajouter une louche aux idées reçues.


Je suis donc parti du principe que je n’avais rien à dire, et que l’évidence sauterait aux yeux de chacun. Un homme beau et intelligent qui ne présente jamais de charmante (ni de laide) demoiselle à ses parents ne peut que faire partie de ces êtres à part que leur sens esthétique conduit à aimer leurs semblables (j’adore quand je fais des phrases joliment tournées). Il y a quelques années, j’ai eu avec ma mère une conversation à mots couverts du voile de la pudeur sur ce sujet délicat. Elle en ressortie persuadée que je suis bisexuel. Conviction que partagent notre voyante qui me voit un jour marié et père de trois enfants, et Daniel qui pense que je suis un hétéro refoulé. Le fait est que j’ai commencé ma carrière sentimentale de façon très classique. Mes petites copines de l’école primaire, Nathalie (de 6 à 9 ans) et Odile (de 9 à 11 ans), peuvent en témoigner. Nathalie a même raconté à son mari que j’avais été son amour d’enfance. Alors, n’importe qui peut se dire que si le train a déraillé quelque part, il suffit d’un peu de travail pour le remettre sur la bonne voie. Mais revenons-en au sujet.


S’agissant de la perception de mon père, un homme un peu distrait et souvent « dans la lune », qui s’est créé un univers familier et routinier bien à lui, je m’en suis ouvert un jour à mon frère. Curieusement, le père de la sublime Eva me confia alors que notre distingué géniteur « n’était pas né de la dernière pluie » et que, sous la trompeuse apparence d’homme distrait et inattentif, il était parfaitement au courant de ma situation. Dont acte. Jusqu’à cette conversation que nous eûmes il y a deux semaines lors de mon séjour dans la maison familiale. Comme il s’inquiétait (ce qui lui arrive assez souvent) de savoir si j’étais heureux, je lui fis une réponse de normand des plus évasives, mais qui laissait néanmoins transparaître le poids que représente la solitude. Il me dit alors :
— Il faudrait que tu trouves une femme.


Pour être tout à fait précis, ce n’est pas la première fois qu’il me sort cette platitude, mais je crois que c’est la première fois depuis que mon frère avait levé mes doutes sur son entendement. Autrefois, je lui répondais :
— De ménage.

Cette fois-ci, je suis resté interloqué mais, sans rien laisser paraître, j’ai haussé les épaules sans rien dire. Mon père a continué :
— Regarde, moi, par exemple…


Allusion au fait que je ne suis pas un cas désespéré puisque lui-même s’est marié à l’aube de ses 45 ans. C’est oublier que le mariage de mes parents n’a rien de romantique, et que tous deux ont fait ce qu’il convient d’appeler « une fin ». Certes, ils ne sont pas les seuls dans ce cas de figure, et l’on trouve d’autres exemples dans la famille ; mais ils représentent exactement le contraire de mon idéal conjugal. Par conséquent, que mon père prenne sa propre histoire en exemple pour me remonter le moral témoigne d’une méconnaissance totale de ma sensibilité et de ma personnalité. Je ne peux pas dire que cet échange quelque peu surréaliste m’ait fait retourner dans un placard qu’au fond je n’ai jamais quitté. Mais il m’a rappelé que, si les secrets et les non-dits sont source de confusion et d’incompréhension, il n’est pas non plus aisé d’aborder certains sujets avec un octogénaire qui n’est pas forcément prêt à entendre certaines vérités. Je croyais pourtant que le fait que mon cousin Canadien (neveu et filleul de mon père) ait enfin levé le voile sur sa vie privée (mais lui vit une relation de couple stable) m’aiderait subséquemment à franchir le pas, le moment venu. Je constate qu’il n’en est rien. D’autres que moi auraient répondu du tac au tac :
— Papa, arrête ton char, ne me dis pas que tu ignores encore que je suis homo.



Je n’ai pas eu ce courage. Je ne l’aurais peut-être jamais, en tout cas, pas tant qu’il n’y aura personne à mes côtés. D’autres pourront toujours m’opposer que j’aurais pu le faire à 18 ans. Mais c’était impossible. Non seulement lorsque j’avais 18 ans la chose n’était pas évidente (car j’étais « amoureux » de Sylvie depuis deux ans même si je ressentais un trouble certain pour mes petits camarades de même sexe, en particulier dans les vestiaires avant et après les cours d’EPS), mais en plus la société (et ma mère, avec une vision janséniste en blanc et noir du bien et du mal et de la notion du péché) n’était pas aussi évoluée qu’elle l’est actuellement. Et quand bien même des progrès ont été accomplis, il est toujours difficile pour des adolescents de se regarder tels qu’ils sont ou croient être, et d’affronter le regard de leur proche famille. Tout le monde n’a pas une maman comme Diane Keaton dans la comédie Esprit de famille (à un moment elle déclare qu’elle aurait aimé que tous ses enfants soient gays, mais un seul garçon lui a fait ce plaisir).


Maintenant, peut-être que Daniel a raison, peut-être que la voyante a raison, je n’en sais rien. Peut-être que tout le monde a tort. Peut-être que je fais partie de ces gens qui resteront seuls jusqu’à la fin de leurs jours. J’ignore où me conduit mon cheminement tourmenté. Je sais seulement que n’ai pas envie de suivre l’exemple de mes prédécesseurs et de faire une fin, je n’ai pas envie de décider d’être avec quelqu’un simplement parce qu’un jour je me dirais que c’est ma dernière chance d’être en couple. Et par dessus tout, je ne veux pas que, de son côté, cette hypothétique personne pense la même chose ! Même si, curieusement, cela produit des unions durables… J’ai juste envie d’être amoureux et d’être aimé de la personne aimée. Je veux sentir mon cœur battre contre son cœur, et que nous prenions plaisir à nous endormir et à nous réveiller dans les bras l’un de l’autre. C’est tout.


Lire le précédent épisode, cliquez ici.

 

par Zanzi publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 février 2008
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Les Pubs Roses communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 26 février 2008
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Les Pubs Roses communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 26 février 2008
L'image “http://www.dvdrama.com/imagescrit/hustlerwhitedvdhd.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.http://services.windowsmedia.com/dvdcover/cov150/drt200/t204/t20417idsi9.jpghttp://91.121.29.183/img/flm/aff/9389.jpg
http://img174.imageshack.us/img174/3308/hustlerwhitefp5.jpghttp://www.pro-fun.de/presse/PF00118.jpg

Fiche technique :
Avec Tony Ward, Bruce LaBruce, Alex Austin, Kevin Kramer, Ron Athey, Glen Meadmore, Ivar Johnson, Kevin P. Scott, Graham David Smith, Miles H. Wildecock II, Bud Cockerham, Michael Glass, Vaginal Davis, Joaquim Martinez et Darryl Carlton. Réalisation : Rick Castro & Bruce LaBruce. Scénario : Rick Castro & BruceLaBruce.
Durée : 80 mn. Disponible en VO et VOST.



Résumé :

L'écrivain Jurgen Anger arpente les milieux gay de Los Angeles, rencontre Monti, un prostitué sur Santa Monica Boulevard, et en tombe amoureux.... Entre documentaire et parodie, Hustler White transforme les trottoirs de Los Angeles en Sunset Boulevard..

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_2.jpg


L’avis de
Neil :
La face cachée d’Hollywood…

Réalisateur underground d’origine canadienne, Bruce LaBruce lance un petit pavé dans la mare en 1996 avec ce Hustler White. Bénéficiant très vite d’un bouche à oreille favorable, le film échappera notamment à une classification X en France grâce au soutien de Jack Lang. C’est justifié me semble-t-il, le film n’étant absolument pas pornographique pour un sou. Irrévérencieux c’est sûr, certaines scènes sont difficilement soutenables, et à ne pas mettre entre toutes les mains, mais la dose d’humour et le décalage donnent une toute autre dimension au film. Celui-ci narre les péripéties d’un journaliste interprété par Bruce LaBruce himself qui tombe raide dingue d’un prostitué de Santa Monica (Tony Ward, ex de Madonna tout en muscles apparents) et va le suivre dans ses diverses virées.

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_3.jpg


Le début donne d’ailleurs le ton avec cette référence burlesque à Sunset Boulevard. Comme dans le film de Billy Wilder, c’est un type qu’on trouve inconscient dans une piscine (enfin ici un jacuzzi) qui va nous raconter son histoire. Et c’est aussi la part d’ombre de l’usine à rêve qu’on va découvrir… et on y rencontre plus particulièrement une certaine frange de cet univers. Toute une flopée de plus ou moins jeunes hommes plus ou moins paumés qui errent d’aventure en aventure sans autre but que de survivre dans cette jungle préfabriquée qu’on nomme Hollywood. C’est souvent franchement glauque, pitoyable et sordide. Seulement voilà, Bruce LaBruce a décidé de traiter son quasi documentaire de façon clairement ironique. Le résultat est très drôle, les situations sont tellement burlesques et parfois même absurdes que ça fait passer la pilule en douceur.

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_4.jpg


On trouve même un moment de tendresse en voyant le personnage que joue Tony Ward s’occuper de son petit bébé de fiston. Sans avoir de quelconque ambition artistique (on y trouve tout de même des références à Paul Morrissey et à Andy Warhol, le film se voulant sans nul doute dans la ligne droite de ces prédécesseurs, voire même d’un John Waters version Pink Flamingo, le talent en moins…) Hustler White reste un témoignage de plus sur la déjantée Hollywood.

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_1.jpg


L’avis de Jérôme :

Dans ce remake de troisième type de Sunset boulevard, le réalisateur Bruce LaBruce visite le mythe gay de la prostitution masculine dans le long boulevard sexué d'Hollywood : Santa Monica bld. Déroulant les clichés à escient et insistant sur le corps érogène de son égérie trash du moment (Tony Ward, ex-boy friend de Madonna et latino sanguin au corps trop huilé), Bruce LaBruce (réalisateur de porno gay à la petite semaine) dynamite le récit en se projetant dans la peau de Jürgen Anger, romancier au rabais follement amoureux de Montgomery Ward (Tony Ward).

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_7.jpg


Entre un Ed Wood extra-lucide et un Pascal Sevran sous ecsta (normal, quoi), Jurgen Anger poursuit dans cette non-intrigue l'amour fugitif de Ward, prostitué en cavale. Chaotique, la réalisation dénote également par quelques trouvailles lumineuses (la narration troisième personne de Ward, l'esthétique des corps suppliciés, etc.) et son amateurisme maîtrisé. Avec une règle pour tout le film : une prise par scène, pas plus.

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_5.jpg


Désixé à sa sortie par Jack Lang vs Famille de France, l'édition DVD de ce film culte de l'underground américain trouve toute sa justification dans cette distribution plus large d'un ovni du cinéma gay. Un seul bonus, indispensable, et largement le meilleur dans l'histoire des bonus DVD : le visionnage en temps réel (1h environ) du film par le réalisateur quatre années plus tard en compagnie de deux jeunes prostitués.

http://www.pro-fun.de/presse/PF00118_6.jpg


Soit l'explication distanciée et humoristique du film plan par plan par Bruce LaBruce, interrompu par ses deux compagnons d'infortune, défoncés jusqu'aux yeux et bad boys par intermittence. Le visionnage n'est plus qu'un prétexte à une ecsta-party ponctuée de fellations approximatives, name-dropping trashy (« Sandra Bullock prend trop de coke », « Madonna est la mère-salope parfaite », etc.). Immanquable.
Pour plus d’informations :

 
par Neil & Jérôme publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 25 février 2008
sebOr.jpg


Fiche technique :

Avec Hampus Björ
ck, Nicolai Cleve Broch, Ewa Fröling, Helge Jordal, Rebecka Hemse, Lena Olander et Emil Lindroth. Réalisé par Svend Wam. Scénario de Hansi Mandoki, d’après le roman de Per Knutsen.
Durée : 88 mn. Disponible en VOST.



Résumé :
Sebastian est l'un de ces films rares qui décrivent l'homosexualité non pas comme une malédiction mais comme un bonheur ! Sebastian a 17 ans et découvre qu'il aime les garçons et plus particulièrement son copain Rulf. Un soir, quand ses parents sont absents, il invite Rulf chez lui...

sebaP1.jpg
Ce film bannit l'extraordinaire et c'est justement pour cela qu'il est extraordinaire. À l'opposé des archétypes de l'adolescent gay, introverti et mal dans sa peau, Sebastian est beau, sportif, lumineux...

SebaP2.jpg


«  Plus de la moitié des collégiens et lycéens de Norvège ont déjà pu assister à la projection de ce film. Il est des pays où l'éducation sexuelle et l'apprentissage de la tolérance sont réellement pris au sérieux ! » Ex-Aequo

Sebastianstripe.jpg     Sebastian-Hampus-Bjorck.jpg


L'avis de Francis Lamberg (La lucarne) :

Quelque part dans une banlieue proche d'Oslo, Sebastian, 17 ans, pense découvrir que peut-être bien qu'il aime les garçons et en particulier son meilleur ami, le beau et souriant Rulf. Ce questionnement et cette situation ne traumatisent pas Sebastian outre mesure.

sebaP3.jpg


Tout au plus, éprouve-t-il quelques difficultés à traduire vers l'extérieur (Rulf l'objet de son affection, ses amis et ses parents) son ressenti intérieur.

sebaP4.jpg
Ce film, qui dédramatise et banalise l'homosexualité, a été diffusé dans les écoles norvégiennes dans le cadre du cours d'éducation sexuelle.

seba4.jpg

Un beau grain d'image, de beaux brins d'acteurs, cette petite mièvrerie d'exotisme scandinave provoque rapidement l'intérêt, tant les protagonistes suscitent l'attachement.

sebaP5.jpg
Ce film de 1995, avec son air eighties qui fait déjà tellement vieillot et son scénario prévisible, pallie par les sincérités de la mise en scène et de l'interprétation, les facilités et les insuffisances de l'intrigue.

sebaP6.jpg
Le pathos inutile est très naturellement évacué, et l'homosexualité apparaît comme une éventualité, qui comme une autre, peut survenir à l'adolescence. Simplement !

sebaP7.jpg
Et le spectateur de se dire que le questionnement intérieur, en voix off, de Sebastian pour convenu qu'il paraisse, n'en sonne pas moins comme du vécu.

seba1.jpg


Extraits : « Maman regrette ce petit garçon qu'elle pouvait comprendre si facilement. », « Je devrais être gay simplement parce que j'ai embrassé mon meilleur ami ? »

sebaP8.jpg

Pour plus d’informations :

par Francis Lamberg (La Lucarne) publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 24 février 2008

Visuel : (c) GayClic

CET ÉPISODE EST EN DEUX PARTIES
Alors que Luke déprime à l'hôpital, Noah déprime hors de l'hôpital... C'est malin.
[ATWT appartient à PGP et CBS]

par Jag1366 publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE) communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 24 février 2008

Visuel : (c) GayClic

Luke est à l'hôpital, Noah en plein désarroi, et le colonel court toujours...
[ATWT appartient à CBS et PGP]

par Jag1366 publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE) communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 23 février 2008

Visuel : (c) GayClic

Luke est à l'hôpital, Noah en plein désarroi, et le colonel court toujours...
[ATWT appartient à CBS et PGP]

par Jag1366 publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE) communauté : Gay-friendly
ajouter un commentaire commentaires (0)