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Jeudi 6 mars 2008
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Le commentaire de Salim Kechiouche :
À toute vitesse, c'était la jeunesse, le réalisateur vingt-deux ans, une équipe qui ne dépassait pas la vingtaine, à part quelques cas. Dans le car-loge, on s'amusait à s'envoyer des trucs. Une partie de l'équipe arrive, on cache tout à la va-vite. Engueulade.
C'était une ambiance de potes, grands frères, avec Gaël, le frère blond. C'était l'insouciance. J'ai vraiment un bon souvenir de ce film.

© Pascal Faure pour salimkechiouche.com


Fiche technique :
Avec Elodie Bouchez, Stéphane Rideau, Pascal Cervo, Mezziane Bardadi, Romain Auger, Salim Kechiouche, Mohammed Dib, Hasan Akyurek, André Bouvard, Aurélien Morel et Paul Morel. Réalisation : Gaël Morel. Scénario : Catherine Corsini & Gaël Morel. Montage : Catherine Schwartz. Directeur de la photographie : Jne Lapoirie.
Durée : 86 mn. Disponible en VF.



Résumé :
Fils d'ouvriers, Quentin obtient le succès avec son premier roman. Il a pour amis le costaud et charismatique Jimmy et Julie, une jeune fille issue de la bourgeoisie. Samir, un jeune beur, s'éprend de Quentin, qui se refuse à lui mais veut en faire le héros de son prochain livre.

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L’avis d’Olivier Nicklaus :
Gaël Morel revisite la mythologie de l'absolu de l'adolescence avec une caméra physique et sensuelle. La grâce est avec lui.

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Le titre exprime la frénésie des quatre protagonistes à consommer, voire consumer, leur jeune existence. Comme si, à l'instar de James Dean, Raymond Radiguet ou Jim Morrison, il fallait se dépêcher de vivre parce que la fin est proche. Une précipitation qui les pousse dans les bras l'un de l'autre, les sépare prématurément, les fait foncer en moto, et les promeut écrivain en un seul livre.

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Sur un scénario linéaire comme une piste de 100 mètres, Gaël Morel développe un romantisme fiévreux déjà remarqué dans ses courts métrages, une capacité à saisir l'épiderme des choses et, au-delà, ce feu intérieur qui consume les êtres vulnérables.

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Cliché que cet absolu de l'adolescence ? Gaël Morel ne s'embête pas avec cette question. Il s'empare de ce thème et lui insuffle un lyrisme galvanisant et contagieux. Son cinéma physique, sensuel, intuitif semble nourri par des cinéastes américains comme Nicholas Ray (La Fureur de vivre), à l'écart d'une tradition française de cérébralité bavarde. Son talent est de ne pas traiter ces tourments adolescents dans un décorum sombre et claustrophobe, pléonasme que commettent tant de ses condisciples. La lumière de Jeanne Lapoirie idéalise les coteaux de vigne du Beaujolais aussi bien que les corps des quatre interprètes. Ce ne sont plus des personnages, mais des héros, des statues, à l'instar – et toutes proportions gardées – des James Dean (pour Pascal Cervo), Marlon Brando (pour Stéphane Rideau), Sal Mineo (Meziane Bardadi) ou Natalie Wood (Elodie Bouchez).

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Les adultes sont évacués. Gaël Morel, qui avait 24 ans le jour de la sortie d'À toute vitesse, filme des acteurs de son âge, dans un troublant effet-miroir. Si la caméra frôle le visage de Julie pour y capter tout un nuancier de sentiments, elle ne dévoile jamais son corps. La représentation des garçons en revanche est très homo- érotique. Surtout Stéphane Rideau souvent torse nu, qu'il boxe ou qu'il rappe avec la souplesse d'un félin. Un personnage en rupture sociale, mais auquel le regard de l'auteur rend toute sa dignité en soulignant sa beauté brute, sauvage et amère.

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La mise en scène frappe par sa maîtrise, son élégance. Gaël Morel n'hésite pas à pousser les scènes à leur paroxysme, à filmer ses personnages en mouvement, crescendo, jusqu'au drame. Mais il sait aussi se poser sur un visage ou une phrase au moment crucial. C'est cet aplomb dans le filmage qui contrebalance la naïveté de certaines scènes trop écrites. Comme celle où la voix d'Elodie Bouchez commente off son personnage. Ou quelques maladresses quand il s'agit d'enfoncer le clou de la récupération sociale (« Ils chialent devant Le Petit criminel, mais ils ne feront jamais rien pour ceux qui veulent s'en sortir »). Dans son obstination à traiter l'absolu sans recul, Gaël Morel laisse forcément quelques plumes. Mais le culot gomme le cucul, et le dernier quart d'heure, bouleversant, balaie les réserves.

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D'aucuns ne manqueront pas de tracer des parallèles avec le cinéma d'André Téchiné, au motif que Gaël Morel s'y est fait connaître comme acteur. Une référence à la fois écrasante et paresseuse. Si on ne peut nier quelques similitudes (le casting, le décor naturel, des thèmes comme l'homosexualité douloureuse, la tourmente romanesque, la perte de l'intégrité au contact de la capitale), on pourrait tout aussi bien citer Cyril Collard (le métissage sexuel et racial, le tropisme méditerranéen, la symbolique du sang, l'urgence de vivre). Comme Collard d'ailleurs, Gaël Morel n'élude pas la part d'ombre du destin de ses héros, mais il offre dans le même temps des raisons de se réjouir.

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Ainsi, cet optimisme sur les rapports entre des adolescents que tout oppose ou le personnage de Kamel, beur griffonnant des poèmes au fond de la cave de sa cité. On est plus près du fantasme que du documentaire. Mais c'est comme les pactes d'amitié éternelle pour lesquels on échange son sang : il faut y croire pour que ça marche.
Pour plus d’informations :

 

par Olivier Nicklaus publié dans : Spécial SALIM KECHIOUCHE communauté : Gay-friendly
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Jeudi 6 mars 2008
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Fiche technique :
Avec Yasmine Belmadi, Pierre-Loup Rajot, Mohammed Damraoui, Margot Abascal, Dora Dhouib, Karim Belkhadra, Réjane Kerdaffrec et Malik Zidi. Réalisation : Sébastien Lifshitz. Scénario : Stéphane Bouquet & Sébastien Lifshitz. Montage : Stéphane Mahet & Jeanne Moutard. Directeur de la photographie : Pascal Poucet. Musiques : AKHENATON, Rob DOUGAN, L'orient imaginaire et ALLA.
Durée : 48 mn. Disponible en VF.

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Résumé :
Rémi, 18 ans, participe un jour à un casting pour rompre la monotonie de sa vie. Marc, le réalisateur, est charmé par Rémi. Les deux hommes couchent ensemble. Déboussolé par cette expérience ainsi que par la maladie de son père, Rémi erre dans les rues, multipliant les rencontres sexuelles, filles et garçons confondus.

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L’avis d’Olivier Nicklaus :
L'adolescence est l'un des grands sujets du cinéma d'ici, de Truffaut à Téchiné pour prendre des exemples presque clichés. Dans ce moyen métrage (45 mn), Sébastien Lifshitz se montre largement à la hauteur de l'héritage en renouvelant avec talent la manière de filmer la douleur et l'exaltation de cet âge des possibles.

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Son adolescent, Rémy, un lycéen d'origine maghrébine, se rend un jour à un casting où il se fait draguer par le metteur en scène. Cette scène houleuse et tendue est le centre nerveux du film. A tel point que Sébastien Lifshitz l'a fragmentée et disséminée tout au long du récit. Une formidable intuition qui engage à parler de metteur en scène à son propos. Car entre deux plans du casting au sens strict, les autres scènes deviennent le casting de l'identité que Rémy se cherche. Face à son père, il tient le rôle du fils prévenant et travailleur. Face à sa soeur, il joue le grand frère méditerranéen et responsable.

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Face au personnage de Margot Abascal, il s'essaie à l'emploi d'amoureux. Mais il est surtout préoccupé par les garçons. Un rôle un peu ingrat quand on a 18 ans : Rémy a bien du mal à articuler le "Je suis pédé" fatal. Au détour d'une scène, dans les toilettes sombres d'un sex-shop de la rue Saint-Denis, il rencontre un garçon pour une relation qu'on imagine purement sexuelle. Et puis une tendresse amoureuse prend le relais, et sans que grand-chose se soit passé ou dit, on sent Rémy délesté à la fin de la scène. Ce partenaire de passage est incarné par Sébastien Lifshitz lui-même, doublement présent par ce rôle et par le personnage du metteur en scène.

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Une transparence un peu soulignée, mais après tout pas si courante. Et si le film échappe à la pure théorie, à la maîtrise stérile, c'est à la faveur de trouées bienvenues dans la narration. Ainsi, ce beau plan au début du film où une araignée court sur le torse nu de Rémy. La scène n'offre que ça, mais l'offre complètement. Plus tard, on sentira de façon presque épidermique la rumeur de la nuit. En ce sens, le film mérite complètement son titre. Les corps y sont à vif. Les sens, en alerte. Et pendant la fameuse scène de casting à répétition, la plus violente, Yasmine Belmadi et Pierre-Loup Rajot se donnent généreusement dans un affrontement intime. Mais vient quand même un moment où le spectateur se sent de trop. Il est alors temps que Les Corps ouverts se referme.

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Ce qu’en pense Vincent Dieutre :
Les Corps ouverts
est un film envoûtant. Rien ne nous sera imposé, ni la sacro-sainte histoire, ni aucun jugement ou analyse. Il faut tout ouvrir comme disent les danseurs, s'ouvrir au film comme son jeune personnage s'ouvre au monde.
Un monde auquel Rémi cherche avec nonchalance à donner un sens tant bien que mal. Pour cela, au gré des rues, des hasards, des rencontres, il glane des bouts de certitudes, des sensations imprécises. C'est Paris, c'est aujourd'hui, c'est, très exactement la peinture d'un éclatement de soi.

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Et le film avance, entre l'affection d'un réalisateur aux projets vagues, le père qu'il faut aider à mourir doucement, et l'errance de ce jeune homme bientôt adulte, à la recherche de sa sexualité. Pas pressé de trouver, la flânerie est si belle. Il apprendra qu'il est beau, qu'il est fils d'immigré, et qu'il a le droit d'être aimé. Et nous, de cette balade instable, entre boites de nuit et cuisine vieillotte, entre masculin et féminin, nous n'aurons que les brides, les morceaux choisis.
Alors on pense à Pasolini, à Warhol, mais Les Corps ouverts est d'abord un film extrêmement contemporain, touchant et tendu. Sebastien Lifshitz arrive à y dire la complexité du monde, des gens, et des situations, sans tricher ni grossir : car il plonge son cinéma comme son spectateur, dans la fragile sidération du fragment.

Pour plus d’informations :

par Olivier Nicklaus & Vincent Dieutre publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
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