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Mardi 17 juillet 2007

Fiche technique :
Avec Steve John Shepherd, John Simm, Laura Fraser, Maurice Roeves, Ger Ryan et Meera Syal. Réalisé par Aisling Walsh. Scénario de
Mark Burt.
Durée : 90 mn. Disponible en VOST et VO.


Résumé (dos du dvd) :
David travaille à la construction de bêtiments dans le sud de Londres. Il évolue dans un milieu professionnel très macho. Parfois, il erre dans le quartier de Soho et fait quelques rencontres furtives, mais il est incapable d’avouer à quiconque qu’il est gay. Même son meilleur ami, Theo, dont il est secrètement amoureux, n’en sait rien. Pour en finir avec cette situation douloureuse, David décide de faire son coming-out dans le show télé Forgive and Forget.
L'avis de Daniel C. Hall :
Voilà un film profondément bouleversant, déchirant et si réaliste ! Bouleversant grâce à la magistrale interprétation de son acteur principal, Steve John Sheperd, tour à tour sombre, torturé, sensuel et suicidaire. Forgive and forget est un drame implacable qui, non seulement, évite tous les poncifs du genre, mais à force de justesse et d’intelligence parle à chaque spectateur gay. Il est impossible, je souligne impossible, que l’un de nous ne trouve pas une scène qui fasse écho à sa propre histoire. Cette amitié amoureuse avec le meilleur ami, cette incompréhension d’un milieu scolaire ou professionnel macho voire homophobe, cette douleur des aventures d’un coup et d’un soir, cette peur de la famille, cette étrange perversité conduisant à tenter de détruire la vie sentimentale de l’être aimé mais hétéro, cette déchirure profonde lorsque le sexe ne suffit plus, cette envie irraisonnée de dire son moi profond à la face du monde en se foutant des conséquences, cette spirale destructrice lorsqu’il est impossible de s’affirmer, de s’aimer, de vivre. Lequel d’entre nous n’a pas connu ça ? Sans compromis, ce film va jusqu’au bout de la logique de son personnage et, sous couvert d’une fausse tranquillité, assène des coups de massue de manière pernicieuse. Et l’on se prend à se sentir gêné lorsque David, le personnage, et nous, le spectateur, tendent à se ressembler ou à réveiller des souvenirs peu glorieux. On espère que le réalisateur va déraper du drame à la comédie (notamment lors de la scène pénible de l’émission de télé-réalité), on souhaite (même si cela nous irrite d’habitude) un happy end ou encore une once d’espoir au final, mais rien. On ressort de ce film sonné et grandi. Sonné par la force du scénario, de l’interprétation, de la réalisation. Grandi par le message, les leçons et l’envie de faire mieux, de vivre tout simplement. Le cinéma anglais est très fort lorsqu’il s’agit de parler d’homosexualité avec une vision fort éloignée des tendances actuelles et conformistes, et Forgive and forget en est la preuve magistrale !

L’avis de Gui (DVDRAMA) :
On va être honnête avec vous, après avoir lu le résumé au verso du DVD, on avait vraiment envie de tout sauf de voir le film. Les films glauques qui se déroulent en Angleterre, c’est bon pour vous filer le cafard pendant une semaine, alors autant s’en passer ! Et puis, courageux comme nous le sommes à DVDRAMA, nous avons pris le risque de voir ce que valait ce dernier opus de cette vague de la collection Rainbow de Studio Canal. Et là, ça a été la claque ! C’est simple, Forgive and forget possède absolument tous les éléments requis pour faire un bon film : un scénario qu’on n'a pas l’impression d’avoir vu cent mille fois, des personnages attachants et humains, un style dramatique ponctué de touches de comédies quand il le faut, et une mise en scène réaliste.
Forgive and forget séduit rapidement le spectateur grâce à un style très simple qui fait davantage penser à celui d’un téléfilm qu’à un long métrage destiné au cinéma. Le montage et la photographie n’ont rien d’ambitieux mais le jeu des jeunes acteurs (inconnus) à une telle force qu’on ne peut que céder à leur charme. Face aux déboires que connaissent ces jeunes gens, on ne peut également que prendre parti en leur faveur, et espérer que tout rentrera dans l’ordre à la fin.
Le dernier quart d’heure est à ce propos le passage du film qui nous a motivé à le noter aussi bien. Ces derniers instants sont pourvus d’une émotion très forte, et on a du mal à retenir les larmes aux coins de nos yeux. Mais avant d’en dire trop, nous vous laissons découvrir les surprises que réserve ce magnifique film.

Pour plus d’informations :

par Daniel C. Hall & Gui publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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