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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
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Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Lundi 13 août 2007

« Il y a quelques jours, la communauté homosexuelle défilait à Paris pour défendre son identité… Mais, en revanche, parler de l'identité "nationale" serait inacceptable… Une telle attitude est difficilement explicable ! »
Brice Hortefeux, voulant justifier l’intitulé de son ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, dans le Monde daté du 5 juillet 2007.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes communauté : BLOGS GAY
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Lundi 13 août 2007

« Vous, les tantes, serez tous gazés (…) »
« Berlin redeviendra forte quand on aura cassé la gueule de toutes les pédales. »

Bushido, chef de file du gangsta-rap germanophone.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes communauté : Gay-friendly
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Lundi 13 août 2007
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Communiqué

 
Samedi 28 juillet à 11 heures, des militants de quatre associations luttant contre les homophobies et le VIH/sida manifestaient à Paris, sur le parvis des Droits de l’Homme, contre les pendaisons pour sodomie ou actes homosexuels en Iran. Selon Homan, organisation iranienne LGBT (lesbienne, gaie, bi & trans), 4 000 personnes ont été pendues en Iran pour sodomie ou actes homosexuels entre 1979 et 2000. Deux autres ont été pendues en 2005, peut-être 16 autres ces dernières semaines, 17 seraient actuellement en sursis.

Des militants d’Act Up-Paris, des Panthères roses, de Tjenbé Rèd et d’Aides ont notamment scandé ce slogan des Panthères roses : « Iran, 16 homos pendus, Cécilia, qu’attends-tu ? 17 homos en sursis, Sarkozy, que dis-tu ? » ; ou ce slogan d’Act Up-Paris : « Khayyam, réveille-toi, ils sont devenus fous ! » À la même heure, l’association TaPaGeS manifestait à Strasbourg et dénonçait « une philosophie que l’on entend aussi ici en France : l’homosexualité est une menace pour l’Humanité ».

À l’issue de la manifestation parisienne, une délégation s’est rendue à l’ambassade de la République islamique d’Iran et a déposé une lettre* à l’intention de l’ambassadeur.

Nous adressons aujourd’hui copie de cette lettre* à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes ; à Rama Yade, secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme ; à Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement ; à Patrick Stéfanini, son conseiller ; au préfet Jean-François Cordet, directeur général de l’OFPRA ; aux 23 membres du groupe d’amitié France – République islamique d’Iran à l’Assemblée nationale précédente ; aux 21 membres du groupe d’amitié France-Iran au Sénat ; à Thierry Desmarest, président du conseil d’administration de Total S.A.

Nous leur demandons d’interpeller sans délai les autorités iraniennes. Nous attendons qu’ils nous apportent de toute urgence les assurances voulues sur le sort des 17 condamnés à mort en sursis en Iran, comme sur le sort du jeune Hamid, sans papier résidant en France, homosexuel iranien de 21 ans, actuellement en instance d’expulsion vers l’Iran par les autorités françaises - autant dire, même s’il a été libéré du centre de rétention de Vincennes après les manifestations de samedi, qu’Hamid est actuellement en instance d’exécution par procuration.

Associations Signataires :

Académie gay & lesbienne ;
Act Up-Paris ;
Aides ;
Fédération française des Centres LGBT ;
LCR | Ligue communiste révolutionnaire ;
Les Panthères roses ;
Tjenbé Rèd ! Mouvement civique pour l’action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT en France ultramarine & hexagonale

par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants ! communauté : Gay-friendly
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Lundi 13 août 2007

« Je vais donner immédiatement des instructions à ma commandante (de la police municipale) pour qu'elle fasse un nettoyage ethnique des pédés. » Giancarlo Gentilini, maire de Trévise (Ligue du Nord, populiste), 6 août 2007.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes communauté : Gay-friendly
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Lundi 13 août 2007


Fiche technique :

Avec Steve Sandvoss, Wes Ramsey, Rebekah Johnson, Jacqueline Bisset Amber Benson, Khary Payton, Joseph Gordon-Levitt, Rob McElhenney, David Poser, Erik Palladino et Mary Kay Place. Réalisé par C. Jay Fox. Scénario : C. Jay Fox. Directeur de la photographie : Carl Bartels. Musique : Eric Allaman.
Durée : 97 mn. Disponible en VO et VOST.

 



Résumé (dos du dvd) :

Aaron, jeune mormon, tout frais émoulu de son Idaho natal, débarque pour prêcher à Los Angeles avec deux autres compagnons. Il n’a encore aucune idée des épreuves qui l’y attendent.
Christian, son voisin, un gay volage pensant davantage à combler ses sens qu’à trouver un sens à sa vie, a lancé un pari auprès de ses amis : dévergonder un de ces jeunes prédicateurs…
Sous des dehors de comédie romantique, La Tentation d'Aaron est un film provocateur aux thèmes engagés. Il parle du fanatisme religieux et des choix que l’on fait pour être plus libre. Le portrait d’une Amérique à deux visages qui fait sourire à moitié, mais où l’amour reste encore possible.



L'avis de
Kriss :
Deux garçons que tout oppose et un pari idiot : un synopsis qui peut paraître un peu simpliste mais qui donne l’occasion à C. Jay Fox de traiter l’apparente opposition entre foi et amour d’une manière magistrale. Nous avons donc d’un côté Aaron, jeune mormon, fort d’une foi inébranlable (vraiment ?) en la religion et le mode de vie de ses parents, qui effectue sa « mission » d’évangélisation à Los Angeles en compagnie de trois autres jeunes hommes. De l’autre, Christian, voisin des quatre mormons, qui ne croit en rien si ce n’est qu’il va se faire un nouveau mec chaque soir… Christian travaille dans un restaurant et va faire le pari avec ses collègues qu’il arrivera à « convertir » un des mormons. Son choix se porte sur Aaron...
Les premières rencontres sont plutôt comiques mais donnent déjà un aperçu de l’intensité des sentiments qui vont suivre. Question sexualité, Aaron doute, Christian est sûr de lui, question foi, c’est l’inverse. L’histoire qui va se dérouler ensuite est le long chemin parcouru par chacun pour rejoindre l’autre, notamment sur ces deux points.

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Tout en montrant la force et l’acharnement du dogme et de la foi mormone face à l’homosexualité à travers l’homophobie des colocataires d’Aaron (« Dieu n’aime pas les homosexuels. », suivi d’un « Ni les français. » ) et l’envoi d’Aaron dans un centre de thérapie d’inversion, C. Jay Fox réussit à nous convaincre que ce combat n’est qu’apparent. Aaron ressort fort d’une foi plus grande encore, mais une foi en la vie, en l’amour plus grand que le dogme. Christian, de son côté, découvre que la foi est nécessaire à la vie, une foi en l’autre, notamment en participant à un programme d’aide à domicile pour les malades du sida. Et oui, le sujet de la maladie est également abordé, mais encore une fois pour nous convaincre de la force de la foi en la vie.

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En résumé, une histoire d'Amour avec un grand A, qui transcende la simple sexualité des personnages, histoire de rappeler que dans homosexuel, il n'y a pas que sexuel, mais aussi deux personnes qui s'aiment.

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L'avis de Rémi :

Il y a des choses qu'on voit ou qu'on entend et qui marquent. La Tentation d'Aaron est parmi celles-là.
Ça fait une semaine que j'ai vu ce film pour la première fois. Je l'ai acheté aussitôt après et depuis je le regarde en boucle. Je ne sais pas pourquoi j'ai pu louper une histoire pareille. Profonde, forte, qui exprime nos tourments, nos doutes, nos peurs, notre légèreté aussi, mais aussi et surtout toute la splendeur de notre capacité à nous surpasser quand on aime.

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La Tentation d'Aaron
(Latter Days) est une histoire avec des mots brefs mais intenses. Mais ce qui m'a frappé le plus, c'est la mise en scène de notre déroute quand on est placé devant des choix que nous savons déterminer le futur. J'ai été confronté, comme beaucoup je pense à de tels choix. D'un côté il y a l'angoisse de savoir si on va faire le bon ou non, et de l'autre l'angoisse de ce qui se passera si on le fait ce choix ou non. C'est pour ça que je dis qu'il y a des films qu'on regarde avec émerveillement à cause de leurs effets spéciaux, mais celui-là ne s'adresse pas aux sens, mais au cœur, et jamais film n'a su me captiver autant, sauf peut être Amen de Costa Gavras. Je revois à travers ce film tous ces jeunes gens qui ont traversé des périodes terribles de tourments psychologiques, entre le moment où ils s'aperçoivent de leurs penchants terribles, et celui où ils décident d'ouvrir la porte et de s'ouvrir au monde tels qu'ils sont. Quelques uns n'y survivent pas et pour eux je lance une pensée tendre et amicale.
Je recommande à tous ce film. En dehors de l'angle poignant sous lequel il aborde l'homosexualité, ce film est une véritable ode à l'amour, la joie, la tolérance contre l'oppression des hommes, et surtout une question : l'essentiel, c'est quoi pour toi, au fond...
Et ce beau Steve Sandvoss me fait craquer littéralement...

Pour plus d'information :
Site du film avec photos & trailer (US) : http://www.latterdaysmovie.com

Photos : Merci à Antiprod.

 

par Kriss et Rémi publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
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Lundi 13 août 2007
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Fiche technique :

Avec Barbra Streisand, Mandy Patinkin, Amy Irving, Nehemiah Persoff, Steven Hill, Allan Corduner, Ruth Goring, David de Keyser, Bernard Spear, Doreen Mantle et Lynda Baron. Réalisé par Barbra Streisand. Scénario : Barbra Streisand et Jack Rosenthal, d’après l’œuvre d’Isaac Bashevis Singer.  Directeur de la photographie : David Watkin. Compositeur : Michel Legrand.
Durée : 135 mn. Disponible en VO, VOST et VF.



Résumé :

Au début du 20e siècle, une Polonaise répondant au nom de Yentl enfreint la Torah en se déguisant en homme pour étudier les textes sacrés.
Assoiffée de connaissance, la jeune Yentl se déguise en garçon à la mort de son père pour parcourir la Pologne. Elle rencontre Avigdor, dont elle tombe amoureuse mais ne peut lui révéler son secret car il doit épouser la belle Hadass. Pour réunir les deux êtres qui lui sont le plus cher, Avigdor a l'idée de marier Yentl à Hadass.

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L'avis de Jean Yves :
Émouvant, drôle, superbe. Adapté d’une nouvelle d’Isaac Bashevis Singer, Yentl insiste sur le message féministe mais la comédie reste au rendez-vous. Et la voix de Barbara Streisand aussi…
Barbara Streisand est restée fidèle à la nouvelle de Singer (1). Même si elle en a simplifié l'action. Singer écrit de manière concise, évoque les faits d'un mot ou d'une phrase. La cinéaste a supprimé des personnages pour s'en tenir à l'essentiel.

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Deux pages à peine suffisent à Singer pour que la jeune Yentl devienne le jeune Anshel
, pour que celui-ci se mêle aux étudiants juifs qui vont en ville fréquenter la Yeshiva (école rabbinique où l'on se consacre à l'étude du Talmud) et se lie d'amitié avec le séduisant Avigdor qui semble d'emblée séduit (en tout bien tout honneur) par son jeune compagnon d'étude.
Yentl se passe en 1904-1905, en principe en Pologne, mais on reconnaîtra comme décor naturel le magnifique pont Charles jeté sur la Moldau à Prague, où le film a été en partie tourné.
Yentl (jouée par Barbara Streisand) n'est pas une jeune fille comme les autres :
« Yentl préférait de beaucoup les activités des hommes à celles des femmes. Son père avait étudié la Torah avec elle comme s'il s'était agi de son fils... Elle s'était montrée si bonne élève que son père avait coutume de dire :

- Yenti, tu as l'âme d'un garçon.
- Alors pourquoi suis-je née dans le corps d'une fille ?
- Même le Ciel commet des erreurs. »

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L'étude, selon la tradition, était réservée aux hommes, chaque sexe ayant à respecter ses propres obligations : on considérait la femme qui étudie comme un démon, et pourquoi d'ailleurs aurait-elle eu besoin d'étudier, de s'instruire, puisqu'elle est censée tout connaître d'instinct. (« jolie » pirouette du Talmud pour conserver le savoir au mâle tout puissant).
L'amour de l'étude, la soif d'apprendre, ne vont apparaître tout au long de cette histoire que comme une justification de tous les débordements masculins qui secouent Yentl. C'est en effet un refus total de la condition féminine qui l'anime : pas question de passer sa vie à servir un homme, pas question de s'encroûter dans l'ignorance, pas question de se contenter, pour toute conversation, des jacassements des autres femmes.
Dans la nouvelle (1), Yentl n'attend pas de devoir quitter son village, après la mort de son père, pour se travestir : déjà elle aimait, tandis que son père dormait pendant les après-midi de Sabbat, se vêtir en homme et « étudier son reflet dans le miroir. Elle avait l'air d'un jeune homme sombre et bien fait ».

Une fois réellement travestie, Yentl va vivre une aventure incroyable : jamais on ne la prendra en défaut, car tromper le monde était devenu un jeu. Jeu qui va très loin, puisqu'elle en arrive à épouser Hadass, une jolie fille de la bourgeoisie qui avait d'abord été promise à Avigdor.
On imagine la succession de gags que Barbara Streisand a tirée de la situation, alors que la nouvelle de Singer n'est pas traité sur le mode humoristique. Le comique est l'un des apports essentiels de la comédienne. Mais c'est dans la personnalité profondément ambiguë de Yentl/Anshel, dans cette confusion des sexes ― où le rôle social interfère sur la destination du sentiment et inversement ― que Barbara Streisand se montre particulièrement subtile.
Il y a dans le texte de Singer trois idées que la cinéaste a su utiliser pour créer à l'écran cette impression d'incertitude et de trouble : la nouvelle nous dit que, dans un rêve, Yentl avait été en même temps homme et femme. Elle nous révèle la pensée de Yentl/Anshel, devant la belle et très féminine Hadass : « Dommage que je ne sois pas un homme ».
La nouvelle suggère l'attirance d'Avigdor envers « lui » : « Avigdor s'attachait de plus en plus à ce garçon, de cinq ans son cadet... » Cette amitié entre Avigdor et Anshel a, sans dire son nom, sans passer à l'acte, toutes les apparences d'un lien pédérastique.

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Et l'affection ressentie par Anshel pour la belle Hadass n'est pas très claire non plus. La cinéaste est restée en-deçà du texte de Singer en ce qui concerne cette relation, car l'écrivain précise bien que lors de la nuit de noces, « Anshel avait trouvé un moyen pour déflorer son épouse », ce qui implique qu'il y a contact physique chez Singer, alors que Barbara Streisand fait une tache de vin sur le drap pour faire croire que le sang de l'hymen a coulé.

Yentl est donc un film qui pourrait illustrer, implicitement, que l'amour n'a pas de sexe, et que s'il en a un généralement, c'est parce que le conditionnement est passé par là.
Ce film est un superbe spectacle où les interventions chantées sont autant d'intermèdes qui assurent la liaison et la respiration entre les moments. Quant à Barbara Streisand travestie en garçon, je l'ai trouvée beaucoup plus crédible que Julie Andrews dans l'excellent Victor-Victoria. Elle parvient beaucoup mieux que Julie à camper un personnage androgyne. Et l'entourage n'a aucun mal à tomber dans le panneau des apparences trompeuses.

(1) La nouvelle "Yentl" est éditée dans le recueil Yentl et autres nouvelles de Isaac Bashevis Singer, Editions Stock, 1998.
Pour plus d’informations :

 

par Jean Yves publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : BLOGS GAY
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