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et l'arrivée de Marc-Jean Filaire,
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Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
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Les Toiles Roses
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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
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Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Mardi 22 août 2006

Stop The Hate
Vidéo envoyée par djgaybob
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Mardi 22 août 2006

dailymale
Vidéo envoyée par ruddimortt
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : La TV en folie
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Mardi 22 août 2006

Fiche technique :
Avec Thomas Ian Griffith, Daphné Ashbrook, William R. Moses, Andrew Robinson, Thion Mathews, Michael Ensign et Matthieu Carrière. Réalisation : John Nicolella. Scénario : Dennis Turner, d’après l’ouvrage de Phyllis Gates. Images : Newton Thomas Sigel. Musique : Paul Chihara. Son : Tom Hartig. Montage : Peter Parasheles.
Durée : 100 mn. Disponible en VO et VF.
Résumé :
Première biographie de Rock Hudson (1925-1985) (Thomas Ian Griffith) plus axée sur sa vie privée que sur sa carrière cinématographique. Elle nous montre comment sous les hospices intéressées d’un agent pygmalion (Andrew Robinson), un beau chauffeur-livreur, à force de travail et du reniement de son homosexualité devient une grande star dans le Hollywood des années 50 et, ironie du sort, la coqueluche de toutes les femmes américaines. En 1955, il épouse Phyllis Gates (Daphné Ashbrook), une employée du studio. Ce mariage arrangé lui permet d'échapper aux tabloïdes qui menacent de révéler son homosexualité. Il divorce quelques mois plus tard. Le film montre l’envers du décor de la gloire. Le constant déchirement que Rock Hudson vivait entre l’envie de vivre au grand jour son homosexualité et la contrainte que lui imposait Hollywood. Après une carrière bien remplie au prix d’une vie privée en contrebande, lorsqu’il est atteint du sida son homosexualité est révélée au grand jour.
L’avis de Bernard Alapetite (Eklipse) :
Le film est basé sur le livre de Phyllis Gates, son épouse, et sur les minutes du procès post-mortem que lui a intenté son ancien amant, Marc Anthony (William R. Moses).
Il est tourné par John Nicolella, décédé en 1998, surtout connu pour ses réalisations à la télévision, en particulier de nombreux épisodes de la série Miami vice. Il redonnera la vedette à Thomas Ian Griffith dans son denier opus, une héroïc fantasy, Conqueror (1997). Plus que par sa réalisation sans aspérité, le film vaut par son interprétation. Les acteurs, tous des vieux bons routiers de la télévision, dont certains interprètent des célébrités de Hollywood comme Doris Day, Raoul Walsh ou Robert Stark sont bien choisis. Le film, à ce propos, nous amène à une première interrogation : comment expliquer qu’un acteur aussi convaincant ici que Thomas Ian Griffith, certes aidé par une incontestable ressemblance avec son modèle, soit cantonné dans des série B d’action ? Question d’époque ?
Andrew Robinson, qui joue l’agent mentor, figure également dans une autre biopic d’une personnalité gay, Liberace, dans lequel il interprète le rôle titre. Une curiosité dans la distribution, pour nous Français, la présence fugitive en médecin de Matthieu Carrère qui jadis en a émoustillé plus d’un.
Un autre film a été tourné sur la vie de Rock Hudson : Rock Hudson Home Movies (1992) de Martin Rappaport. Lui aussi met en évidence l’homosexualité de l’acteur mais pour tirer le film vers la comédie caustique.
Plus intéressant que le film lui-même sont les réflexions qu’il engendre. Un jeune spectateur d’aujourd’hui, qui la plupart du temps ignorera tout de Rock Hudson, jusqu’à son nom et totalement le contexte de l’époque, portera sans doute un jugement sévère sur l’homme. Il ne verra en lui qu’un opportuniste, qui obéissant aveuglément à son agent, est parvenu, à force de travail et du reniement de son homosexualité, avec comme tout bagage son physique avantageux, à se hisser au sommet de la hiérarchie hollywoodienne et devenir, ironie du sort, la star préférée des femmes. Alors que je serais plus enclin à voir dans le parcours de l’acteur un chemin de souffrance d’un homme qui a toujours choisi sa passion du cinéma au détriment de son moi profond, au prix d’un déchirement de chaque instant. En dépit de tout, il faut être admiratif pour un homme, qui au début peu doué, a appris son métier à force de volonté et de travail pour devenir un grand professionnel. Il a su non seulement amuser dans les nombreuses comédies auxquelles il a participé mais aussi émouvoir dans de grands films comme Écrit sur le vent de Douglas Sirk.
Il ne faudrait pas croire que de telles vies relèvent du passé. Comptons les premiers rôles, et même les deuxièmes, du cinéma américain qui vivent ouvertement leur homosexualité (par charité, ne parlons pas du cinéma français). Nous arrivons à... zéro. Qui peut croire qu’aujourd’hui parmi les grands noms du box-office il n’y ait pas d’homosexuels !
Le film est édité chez Optimale avec comme seul bonus la bande annonce du film et sans même une filmographie de Rock Hudson. Plus grave, on a juste le choix entre la version américaine non sous-titrée et la version française, plutôt passable.

Pour plus d’informations :

par Bernard Alapetite publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 22 août 2006

Fiche technique :
Avec Arsinee Khanjian, Grabielle Rose, David Hemblen, Elias Koteas, Maury Chaykin et Jennifer Dale. Réalisation : Atom Egoyan. Scénario : Atom Egoyan. Directeur de la photographie : Paul Sarossy. Compositeur : Mychael Danna
Durée : 102 mn. Disponible en VO et VOST.

Résumé :
Un expert en assurance, sa femme, censeur de films, un ex-joueur de football américain, une apprentie majorette, un podologue, une actrice, un vendeur en luminaires, un collectionneur de papillons et le personnel d'un motel vont, par une suite de hasards confronter leurs vies. « J'ai voulu faire un film sur des personnages réels commettant des actes crédibles de manière fantasque. » (Atom Egoyan)
Lire le synopsis complet du film
L’avis de Jean Yves :

Sexe, porno, censure et perversité, ce sont les thèmes du film d'Atom Egoyan, The Adjuster.
Ces thèmes parcourent ce film hors du commun, tant par l'intrigue elle-même que par son traitement foncièrement original.
Le titre : The Adjuster, qu'on peut traduire par « L'expert en sinistres », soit celui qui juge de l'importance des dommages auprès des compagnies d'assurances. C'est la profession du héros, Noah Render. Il est en plus passionné de tir à l'arc. Il est, en somme, le « juste » qui ajuste le tir : celui qui a le pouvoir de changer le destin des gens. Noah est également celui qui délivre, qui emporte, qui protège.
Les autres personnages ? Un couple d'homosexuels, deux sœurs voyeuses et nymphomanes, Bubba, un cinéaste ex-joueur de football américain, un collectionneur de papillons... Leurs actes ? Manqués, ou gratuits. Ou bien irréparables. Leurs raisons ? Fantasques.
La narration est éclatée : le film apparaît construit comme un puzzle, dont on a parfois du mal à reconstituer les morceaux.

En français, le mot « Adjuster » se charge quelque peu d'une connotation sexuelle : ne dit-on pas « ajuster le tir », mais aussi, plus trivialement « tirer son coup ». Noah passe beaucoup de temps à réconforter les sinistrés, et parfois même très intimement. Tous et toutes, y compris le patron du motel et la femme de ménage, profitent de leur bienfaiteur.
Le personnage de Noah m'a ainsi rappelé l'ange de Théorème qui descend sur terre pour coucher avec toute la famille. À la différence que Noah, contrairement au visiteur joué par Terence Stemp dans le film de Pasolini, ignore son influence sur les victimes qu'il tente de consoler. Il est lui aussi en état de choc. Noah se sent exclu de ces familles dans l'intimité desquelles son métier le fait entrer malgré lui. C'est pour lui une épreuve difficile d'évaluer ce que sont les gens, à travers la nomenclature de ce qu'ils possèdent.
Au début du film, on voit une main, illuminée artificiellement ; à la fin, c'est le feu purificateur, l'immolation de Bubba. Le film est comme traversé par le thème de la rédemption : Noah, à travers l'exercice de son métier, apprend à se détacher de l'idée de la famille. Il découvre qu'elle ne signifie pas forcément l'équilibre. C'est surtout un système tyrannique de valeurs.
Avec cet homme inconnu, Noah l'«adjuster», les sinistrés ont le sentiment d'être redevenus des enfants entre ses mains providentielles.
Ce film s'interroge sur cet homme chargé d'évaluer, à travers cette liste d'objets, les « valeurs » de chacun. Et du coup, se pose la question de savoir si les valeurs matérielles coïncident avec les valeurs morales.
Hera, l’épouse de Noah, travaille pour un comité de censure et visionne des films pornographiques. Dans son travail de censure, Hera protège des valeurs, en déterminant ce qui peut être vu ou pas. Le spectateur, en confrontant, les deux rôles de Noah et d'Hera, est amené à constater que si la maison est construite sur l'illusion de posséder des choses, la censure est elle-même fondée sur l'illusion de posséder des valeurs.
Dans le film, on ne voit jamais les pornos que se visionnent les censeurs, par contre on les entend, comme si la censure s'attaquait aux images, jamais au son. Et l'ironie, dans ces passages, c'est que ce qui est donné à entendre, c'est l'expression du tabou suprême, l'inceste, le meurtre.
The Adjuster n'est pas un film moraliste : il ne juge absolument pas telle où telle forme de sexualité même quand cela passe par la perversion. Noah veut, obsessionnellement, le bien ; il est hétéro, mais capable de transgresser sa propre sexualité, pour se confondre, pour se comprendre à travers ces gens. Il a toujours besoin de nouveaux « partenaires » et c'est sans doute sa névrose à lui.
Ce film semble ainsi vouloir transmettre que l'identité sexuelle d'un individu n'est jamais établie une fois pour toutes.
Pour plus d’informations :

par Jean Yves publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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