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Mercredi 8 août 2007
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Fiche technique :

Avec Michel Bouquet, Didier Haudepin, Louis Seigner, Francis Lacombrade, Lucien Nat, Gérard Chambre, Henri Coutet, Dominique Diamant, François Leccia, Dominique Maurin, Bernard Musson et Colette Regis. Réalisation : Jean Delannoy. Scénario : Jean Aurenche. Dialogues : Pierre Bost. D'après l'œuvre de Roger Peyrefitte. Directeur de la photographie : Christian Madras. Compositeur : Jean Podromidès.
Durée : 100 mn. Disponible en VF.



Résumé :
Un élève de quinze ans, d'agréable figure et porteur d'un grand nom : Georges de Sarre, entre pour passer sa troisième dans un collège de Pères où son intelligence et sa secrète ambition lui font briguer aussitôt les places d'honneur. Toutefois, privé d'affection et hypersensible, Georges s'acclimate mal à l'établissement. En quête d'une amitié, il remarque au cours d'une cérémonie, un élève plus jeune que lui et d'une grande beauté. Georges qui s'était fait un camarade de Lucien Rouvère est ému par la grâce de l'enfant, n'a de cesse de le connaître, et, usant de toutes les manœuvres de la séduction, finit par rencontrer Alexandre. Une amitié pure et exclusive naît entre eux, ponctuée de rendez-vous furtifs, de lettres rapides, de vers recopiés. Le père de Trennes, brillant, mordant, un peu inquiétant, surprend leurs manèges. Dès lors il s'acharne sur Georges et même sur l'honnête Lucien pour percer à jour le comportement des élèves. Surveillant le dortoir, il commet l'imprudence de recevoir les garçons dans sa chambre la nuit. Georges qui sent monter le danger dénonce anonymement le père de Trennes qui, aussitôt, est chassé du collège. L'enivrante amitié entre Georges et Alexandre va donc pouvoir s'épanouir glorieusement. Un autre père, M. Lauzon, découvre les rendez-vous dans la serre. Il dédaigne d'en référer au supérieur, décide de résoudre lui-même le problème et de remettre les enfants dans le droit chemin. Il met en demeure Georges de déclarer à Alexandre, par son intermédiaire, qu'il a rompu. Décidé à continuer, Georges feint de se repentir et rend ses lettres à son ami, sans commentaires. Après la distribution des prix, Alexandre désespéré ouvre la portière du train et se jette sur la voie. Georges sera informé du suicide par le père Lauzon. Atterré, le jeune homme révèle au professeur que, pour lui, rien n'avait été brisé et qu'il ne désirait qu'une chose : poursuivre cette amitié si semblable à l'amour.

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L'avis de
Jean Yves :
Adapté du roman de Roger Peyrefitte, ce film révèle la culpabilité et le chantage à la religion. Deux jeunes collégiens se prennent de passion l'un pour l'autre tout en aiguisant la curiosité malsaine du père de Trennes, leur directeur de conscience. L'atmosphère du livre de Roger Peyrefitte est parfaitement recréée par Jean Delannoy dans ce film sur l'amitié amoureuse, entre deux jeunes et beaux collégiens dans un pensionnat de Jésuites.

Dans cet univers d'intolérance, ils doivent se cacher, mais ils sont dénoncés par un des Pères qui les oblige à rompre. Michel Bouquet et Louis Seigner complètent la distribution de ce film qui fut à sa sortie en 1964 honteusement « interdit aux moins de 18 ans » Si Georges, à la fin du film, décide de ne pas mourir après tant de dénonciations et de feintes, ce n’est pas par une ultime lâcheté, mais avec la certitude que son ami vivra désormais en lui, qu’ils auront ensemble « quinze ans ». Ce film est aussi une célébration lyrique de cet âge à la fois chaste et trouble, aussi éloigné d’une vaine innocence que de la perversité des hommes, de ce printemps éphémère qu’Alexandre, en mourant à treize ans, choisit de ne jamais trahir. La construction dramatique du film de Delannoy, tiré du roman de Roger Peyrefitte éponyme est sans doute une pierre blanche sur le chemin de la construction d'un cinéma gay même si ce n’est pas le premier film du cinéma a aborder l’homosexualité comme on l’a souvent écrit.

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L’avis de Didier Roth-Bettoni, extrait de
L’Homosexualité au cinéma :
La force du film de Jean Delannoy, fidèle en cela au texte très autobiographique de Roger Peyrefitte, tient à sa peinture du contexte répressif imposé par l’institution religieuse à l’intérieur du collège mais qu’il n’est pas très difficile de transposer à l’ensemble de la société : d’autant que, comme le raconte le cinéaste dans ses mémoires, l’Église catholique a tout fait pour censurer le film, son activisme ayant conduit à son interdiction aux moins de 18 ans. Delannoy relate ainsi une rencontre entre Christine Gouze-Rénal, la productrice, et le président de la Centrale catholique, influent groupe de pression qui avait son mot à dire à l’intérieur de la Commission de censure et dont l’anathème jeté sur un film pouvait lui coûter la moitié de ses recettes : « Vous vous asseyez sur une bombe. Renoncez à ce film. Nous vous aiderons à en produire d’autres. » Laïque et socialiste, Christine n’a pas obtempéré. Elle m’a dit : « J’aurais voulu avoir un appareil enregistreur pour vous faire écouter tout ce que m’a dit ce religieux pour me dissuader de produire notre film. C’est incroyable. » On est ici en plein dans Les Amitiés particulières car c’est un peu la même manière mêlant menaces et chantage, donnant-donnant et interdits, bienveillance bonnasse et répression sans états d’âme qui caractérise l’attitude des prêtres face à ce qui se noue entre Georges et Alexandre, cette émouvante amitié particulière qui finira par le suicide du plus jeune après qu’un religieux lui eut fait faussement croire que son ami l’avait abandonné. (…) Alors, certes, Les Amitiés particulières se clôt sur un drame comme tant de films consacrés à l’homosexualité. Faut-il en conclure que, comme c’est le cas dans les films américains, il s’agit là d’une nouvelle illustration du malheur, de l’impossibilité d’être gay, d’une nouvelle illustration de ce fatum homosexuel qui ne peut que conduire au désastre ? Certainement pas : car ce n’est pas son homosexualité qui tue Alexandre, c’est le mensonge ; ce n’est pas l’impossibilité de son amour avec Georges qui le pousse à se jeter du train, c’est de penser que cet amour est mort. Quant à Georges — dont on peut penser qu’il est le double ici de Roger Peyrefitte — la fin tragique d’Alexandre n’est pas la fin pour lui de ses amitiés particulières mais bien plutôt le début d’une prise de conscience sur sa condition d’homosexuel, ainsi que le dit avec émotion la voix-off finale.

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Ce n’est donc pas un hasard si le film (qui représente la France au festival de Venise) plutôt bien accueilli par la critique et le public à l’époque, suscite à sa sortie beaucoup d’émotion chez les homosexuels français, comme l’écrit Delannoy lui-même : « Bien entendu, les milieux homosexuels revendiquent le film. Nous avons assisté, Christine Gouze-Rénal, son mari Roger Hanin, Juliette et moi, à un banquet de 500 couverts organisé par la revue "Arcadie" dans un vaste local de la rue de Lancry. Quand nous sommes arrivés, ces 500 homosexuels se sont levés dans un silence, dirais-je, religieux. Nous avons gagné une longue table qui dominait la salle, où se tenait le président, un homme d’une grande culture, entouré de personnalités choisies. Après deux ou trois discours de bienvenue, d’un style très vieille France, l’atmosphère a commencé à se réchauffer, en restant toutefois très réservée. J’avais l’impression qu’il y avait, chez tous ces hommes de milieux très divers, une gêne à devenir le point de mire d’hommes et de femmes, étrangers à leurs mœurs. »
Pour plus d'informations :



par Jean Yves & Didier Roth-Nettoni publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
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Mercredi 8 août 2007
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie communauté : Gay-friendly
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Mercredi 8 août 2007

Fiche technique :
Avec Jamie Bell, Gary Lewis, Jamie Draven, Julie Walters, Jean Heywood et Stuart Wells. Réalisé par Stephen Daldry. Scénario : Lee Hall  Directeur de la photographie : Brian Tufano. Compositeur : Stephen Warbe
ck.
Durée : 110 mn. Disponible en VO, VOST et VF.


Résumé :
1984, Yorkshire (Nord de l'Angleterre)… Les mines sont menacées de privatisation et de fermeture. Pour « leurs » puits, les mineurs mènent une très longue grève que le premier ministre d'alors, Margaret Thatcher réprime violemment… Parmi les grévistes les plus durs, Jackie (Gary Lewis) et son fils aîné Tony (Jamie Draven). Le cadet, Billy, 11 ans (Jamie Bell) est voué par son père à aller faire de la boxe. Mais voilà: Ce ne sont pas les poings qui démangent Billy mais les pieds. La vision, après son entraînement, d'une classe de danse de filles dirigée par Mrs Wilkinson (Julie Walters) le fascine et, très vite, il laisse tomber les gants en cachette de son père et enfile les chaussons… Le découvrant très doué, Mrs Wilkinson veut lui faire passer une audition d'entrée au Royal Ballet de Londres. Mais pour son père et son frère, découvrir que Billy se livre à une activité de fille est insupportable. D'où conflit…

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L’avis de Jean Yves :
Début des années 80, les mineurs d'Everington, sont en grève : ils redoutent les menaces de fermeture qui pèsent sur les mines de charbon.

Dans cette atmosphère difficile, le jeune Billy se découvre une passion pour la danse classique, alors que son père l'oblige à pratiquer la boxe.
Deux univers opposés contrastent dans ce film :
● l'un brutal et emporté : c'est celui des ouvriers confrontés à la menace de leur disparition,
● l'autre raffiné et sélectif : c'est celui de la danse classique.

Le parcours de Billy Elliot se résume à faire se rencontrer ces deux univers disjoints en apparence.
Billy doit affronter des réalités particulièrement rudes (mort de sa mère, surveillance de sa grand-mère "désorientée", tendresse de son père et de son frère particulièrement cachée). Le jeune garçon possède pourtant des ressources tant internes (une grande force morale appuyée sur des convictions, de la passion et de la curiosité) qu'externes (un professeur de danse qui croit en lui, une famille qui sait malgré tout être là quand il le faut).
Billy va peu à peu réussir à réaliser ses projets, malgré les normes sociales, culturelles et familiales contraires qui lui sont imposées. Car il a l'aptitude à vivre d'une façon rare, en mobilisant tous ceux qui l'entourent (même les plus réfractaires) de façon positive et attentive.

Le parallèle entre le mouvement des grévistes confrontés à la police et celui des danseuses sous les ordres de Madame Wilkinson est particulièrement bien vu d'autant qu'aucun de ces deux points n'est traité de manière réaliste.
Le réalisateur, grâce à la musique, établit des correspondances entre les deux univers disparates : avec, par exemple, celle particulièrement pathétique du Lac des cygnes pour magnifier le mouvement d'un pont roulant ou celle du boogie-woogie qui permet de faire le parallèle entre la danse de Billy et de Madame Wilkinson et les activités communes de la famille de Billy (le père qui fait sa toilette, le frère qui chante, la grand-mère qui esquisse un pas de danse).
Quand Billy découvre son meilleur ami (qui est d'ailleurs amoureux de lui) habillé avec les habits et les maquillages de sa sœur, il est d'abord surpris mais ne le rejette pas. Billy mettra seulement une tendre et respectueuse distance avec lui : leur complicité et leur affection resteront intactes en se poursuivant dans un réel respect mutuel.
On peut certes penser cette situation idéalisée, il n'en reste pas moins que ce film permet de réfléchir sur l'homosexualité et l'acceptation des choix de chacun.

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L'avis de Philippe Serve :
En sortant de Billy Elliot, on se sent bigrement heureux de l'avoir vu ! Car pendant un peu moins de deux heures, on rit des gags (de situations, en général), on rage et donne des coups de pied dans ces fuckin' brick walls avec Billy sur fond de "A Town Called Malice" (hit du groupe The Jam), on se fait courser par les bastards in blue (ou "Bobbies") pendant les grandes grèves de mineur (tandis que Thatcher, l'amie de Pinochet, déclare à la radio que les grévistes sont des « ennemis de l'intérieur » et montre à cette époque son vrai visage de facho) tout ça sur le "London Calling" des Clash, on pleure (si, si) plus d'une fois devant tant d'émotion, on tape des pieds en rythme sur les chansons de Marc Bolan et T.Rex, on danse jusqu'à plus soif dans son fauteuil rouge de cinéma, on bondit haut, haut, avec Billy sur les ressorts de son matelas, et puis on remet encore des coups de tatane de partout dans le vide pour faire sortir cette rage qu'on renferme quand on a même pas 12 ans, qu'on vit dans une région sinistrée, que sa mère est morte, que le père et le frère, tous deux mineurs et machos, de vrais working class boyos, veulent faire de nous un boxeur, un lutteur, un footballeur, un mineur, alors que nous, on rêve de tutoyer les anges sur les ailes de la danse, aussi léger et aérien qu'un Fred Astaire, et de glisser comme une insensible brise d'hiver sur le Lac des Cygnes...
Oui, ce film vous rend HEUREUX ! Vous sortez de la salle et avez envie d'embrasser les gens autour de vous avant de les emmener faire des claquettes sur le macadam...
L'interprétation est excellente et très homogène, première raison de la réussite de ce film, le premier de son réalisateur, l'inspiré Stephen Daldry.
Mention toute particulière au jeune Jamie Bell (Billy), remarquable dans sa manière de faire sans cesse décoller le film. Danseur vraiment doué dans son énergie brute, il joue ici son premier rôle, pas si éloigné que ça de sa vie réelle (il est élève au Royal Ballet à Londres, vient du Nord de l'Angleterre et a débuté la danse à 6 ans). Incroyablement expressif, il sait passer de la rage au sourire avec un naturel désarmant !
Gary Lewis est très crédible dans le rôle du père mineur acculé le dos au mur par les fermetures programmées des puits du Yorkshire et qui « pète les plombs » en découvrant la passion de son fils avant de s'humaniser et d'aller même jusqu'à s'humilier. Afin de pouvoir payer les études de danse de Billy, il renoncera à sa lutte et ira reprendre le travail, comme les « scabs » (« jaunes ») qu'il vilipendait.
Mention aussi à Julie Walters (Mrs Wilkinson, la prof de danse) découverte il y a plus de 15 ans dans son premier film,
Educating Rita (L'éducation de Rita, Lewis Gilbert, 1983, avec Michael Caine) où elle crevait littéralement l'écran...
J'ajouterai encore une mise en scène formidablement rythmée, un montage nerveux collant aussi bien aux danses de Billy qu'à la situation de chaos social de l'époque et, bien sûr, aux musiques...

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L'avis de Romain :

Nous sommes en 1984, dans le nord de l'Angleterre, dans une ville de mineurs. Billy Elliot, jeune garçon de onze ans, vit avec son père (Jackie), son frère (Tony) et sa grand-mère. Famille désunie depuis la mort de la mère, le père se bat pour conserver son travail (grève contre la fermeture de la mine avec le frère). Dans ce contexte, l'énergie de Billy est particulièrement mal canalisée. Fougueux, agressif, il se bat au jour le jour dans cet environnement de pauvreté et de « bidonville » britannique.
Préférant la leçon de danse à celle de boxe, il se retrouve en fâcheuse posture lorsque son père le surprend lors de répétition au gymnase local : le ballet, c'est pour les filles, pas pour les garçons. Au lieu de dépenser les 50c pour le cours de Boxe, il les dilapide dans un cour de danse. Le grand frère explose «  Comment ? Mon frère est une pédale ? » et la famille continue de se déchirer pendant que la grand-mère perd la tête.
La prof de danse de Billy trouve toutefois qu'il a un sacré talent et propose de lui faire passer une audition pour rentrer dans une prestigieuse école de danse, en même temps qu'elle l'entraîne en secret.
Sur le principe, rien de bien novateur dans le traitement de Billy Elliot. La réalisation est assez effacée, alternant scènes statiques (espace confiné de la maison de Billy) et scène de danse. Même à grands renforts de travelling et de mouvements, la caméra est souvent en dessous de l'aspect aérien de Billy - voir les séquences dans le gymnase ou sur les toits lorsque Billy danse). Les couleurs font transparaître sans abus la tristesse du décor, ses imperfections et accentuent l'aspect pauvre de cette petite ville. Le Nord de l'Angleterre n'est définitivement pas un endroit riche en contrastes et couleurs. L'ambiance terne dénote avec l'énergie de Billy qui se bat pour en sortir.
On aurait tort de bouder les sentiments simples qui nous étreignent (de là à là - voir figure 1, pour copier Desproges) lors de la vision de Billy Elliot, même si parfois les ficelles sont un peu grosses (la lecture d'une lettre écrite pour Billy par sa mère sur son lit de mort, certains revirements de comportements un peu rapides...).
Plus personnellement, j'ai regretté les passages sur la grève et les interventions policières. Cette sous-intrigue ne se limite pas à rappeler le contexte mais à appuyer la dimension dramatique. Au contraire d'apporter quelque chose au film, ces moment plombent le combat de Billy et sa grâce. En revanche, l'impression d'espoir qui se dégage de tous les personnages du film grâce à Billy en fait sa principale force. D'autant que le jeune acteur qui l'interprète est épatant. On sort du film au choix : revigoré et confiant vers l'avenir ou pessimiste et déprimé pour le reste de la journée.

Pour plus d’informations :

par Jean Yves, Philippe Serve et Romain publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : BLOGS GAY
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