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Les Toiles Roses
est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (
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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
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NOS RUBRIQUES SUCCÈS : 1. Citations homophobes et homophiles : ici. 2. Les vidéos des publicités gay ou gay-friendly : ici. 3. Les affiches et visuels LGBT : ici. 4. Les vidéos contre l'homophobie : ici. 5. Les vidéos contre le SIDA : ici. 6. Les vidéos de la TV en folie : ici.
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Samedi 30 septembre 2006

Fiche technique :
Avec Pier Paolo Pasolini. Réalisation : Pier Paolo Pasolini.
Durée : 90 mn. Disponible en VO et VOST.

Résumé :
Pier Paolo Pasolini se définit dans ce film comme un « commis voyageur » qui parcourt l'Italie, du sud au nord, pour sonder les idées et les mots des Italiens sur la sexualité et démontrer la culture "petite-bourgeoise" des années soixante.
L’avis de Jean Yves :
Dans ce film, Pasolini joue les intervieweurs dans une enquête sur la sexualité qui fut une première en Italie.
C'est si l'on veut du cinéma-vérité à l'italienne qui aurait comme moteur autant le tabou et l'hypocrisie qui pouvaient régner à l'époque autour du sexe, que l'esprit à la fois analytique et corrosif du cinéaste.
Pier Paolo Pasolini se transforme, comme il le dit lui-même, en « commis voyageur parcourant l'Italie pour sonder les Italiens sur leurs goûts sexuels ». Le cinéaste, donc, se promène et interroge les gens à l'improviste, provoquant le trouble, la gêne, voire le sourire ou le rire défensif.
À travers le sexe comme révélateur, au sens quasi chimique du terme, Pasolini parvient à faire surgir des profondeurs une culture répressive dans le Nord (« débris d'une idéologie clérico-fasciste ») et réprimée dans le Sud (où elle révèle « sa propre nature archaïque, incongrue et névrotique »).
À une jeune fille milanaise, Pasolini parle des « invertis » et lui fait remarquer que si elle a des enfants, ceux-ci « aussi pourraient être comme ces personnes ». Cri du cœur : « Ah... espérons que non. » Et Pasolini, jouant le jeu : « Espérons que non, je vous souhaite de tout cœur, mais vous savez, il vaut mieux être au courant de certains problèmes si on veut pouvoir les résoudre, non ? » Et la jeune fille de dire : « Oui, non d'accord... Petits, ils seront peut-être invertis, mais espérons qu'ils changeront en grandissant. »
Il y a ensuite tout un passage exemplaire sur la notion de scandale, toujours à partir de cette notion « d'irrégularités sexuelles ». Pasolini interroge un cheminot d'un certain âge : « Ben oui... parce qu'en tant qu'homme je trouve ça dégueulasse. » Puis un passager de première classe : « Face à des cas de ce genre, je n'éprouve que du dégoût, de l'horreur. » Et à la question de savoir ce qui scandalise ce passager : « Tout ce qui sort de la normalité. »
Au milieu de ces témoignages qui en disent long (on a presque l'impression que Pasolini pousse les interviewés, avec malice, dans les retranchements de leur hypocrisie et de leurs tabous) s'intercalent des conversations avec deux intellectuels, Alberto Moravia et Cesare Musatti. Moravia déclare ne jamais être scandalisé dans la mesure où « il est toujours possible de comprendre les choses, et les choses qui se comprennent ne scandalisent pas ».
Et de commenter encore : « Se scandalise celui qui voit quelque chose de différent de lui, donc quelque chose de menaçant pour lui. Une menace tant physique que pour l'image qu'il a de lui-même. Au fond, le scandale est la peur primitive de perdre sa propre personnalité... Je ne crois pas que le Christ se soit scandalisé... ce sont les pharisiens qui se scandalisaient. »

Dans ce film qui fascine, tellement il met à nu, avec la simplicité des évidences, les mentalités profondes d'un peuple à un moment donné, Pasolini se comporte à la façon de Socrate, comme un accoucheur, à cette différence près que les interrogés ne sont pas forcément conscients que le spectateur va lire en eux à livre ouvert.
Un film à ne pas manquer qui met directement en scène le Pasolini dialecticien et observateur-analyste de la société.

Pour plus d’informations :
Bande annonce sous-titrée

par Jean Yves publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Vendredi 29 septembre 2006

Ça y est ! Il en avait parlé dans sa chronique « Zanzi and the City » !

Notre collaborateur Zanzi est depuis quelques heures tonton ! Et je ne peux m’empêcher de croire que c’est le premier bébé toilerosien ! La petite Éva va donner d’intenses moments de plaisir à ses parents et à son tonton ! Je suis d’autant plus touché que mon frère à moi, il programme à cette heure-ci le deuxième bébé toilerosien pour 2007. Ces hétérosexuels, quels gens admirables quand on y pense ! Mille bisous à la merveilleuse petite princesse et à son tonton qui va être reboosté et qui saute dans le train à l’heure où j’écris ces quelques lignes... C’est beau la vie, non ?

Et si on nous permettait, à nous gays et lesbiennes, d’adopter des enfants pour leur donner de l’amour et pour ressentir tout cela, pour se sentir parents, pour rendre la vie de mômes seuls plus formidablement chaleureuse et « normale » (oui, être orphelin, c’est anormal pour moi !)… Ce ne serait pas magnifique ? C’était la morale du jour de Daniel C. Hall. Mille bisous à ma petite Éva… et à son tonton…

par Daniel C. Hall publié dans : LES NEWS ROSES
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Vendredi 29 septembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Les Pubs Roses
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Vendredi 29 septembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Les Pubs Roses
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Vendredi 29 septembre 2006
 


En rangeant mon bureau qui, je vous rassure, est aussi bordélique que mon appartement (preuve que je ne suis pas schizophrène !), j’ai retrouvé un poème que j’ai écrit le 23 mai dernier, en souvenir de la soirée que, la veille, B. et moi avions passée ensemble.

There is a secret place
Where I wish to belong.
It's not on earth, nor space,
But alive in a song.
When I felt your embrace
The feeling was so strong,
Kind of endless romance
I've waited for so long...

Comme l’écrivait Shakespeare dans le troisième acte de Comme il vous plaira : « Quiconque doit aimer aime à première vue », et aussi insensé que cela puisse paraître, je l’ai aimé dès l’instant où mes yeux se sont posés sur lui. C’est le genre d’éclair qui m’est arrivé peu de fois dans ma vie, cette fulgurance dans l’instant qui vous transporte dans un autre monde entre le rêve et la réalité. Le problème dans ce cas précis, c’est que le rêve et la réalité ne se rejoignent pas. Il n’y a pas de concomitance. De fait, tout comme Jésus a mis trois jours pour ressusciter, B. a mis trois jours pour me briser le cœur.
Je n’ai pas vu arriver le coup de massue, qui fut aussi percutant que le coup de foudre. Après avoir fait bonne figure en arrivant à prendre un air fataliste et presque détaché, je suis rentré chez moi pour rejouer la grande scène de Niagara, sauf qu’il n’y avait ni Marilyn, ni Joseph Cotten, ni Jean Peters, mais seulement moi dans le rôle des célèbres chutes. C’est quasi en morceaux qu’une amie m’a ramassé une heure plus tard et a fait de son mieux pour me remonter. Sa main tendue fut un réconfort dans ce moment de détresse amoureuse.

Cette histoire qui, dans le poème ci-dessus se voulait éternelle, n’aura pas duré le temps suffisant pour que je puisse lui associer une chanson. Chaque amour qui a compté dans ma vie contient des mots et des sons, une chanson romantique lui est spécialement dédiée. C’est ainsi que je ne peux écouter « I believe in you and me » de Whitney Houston sans penser à Esteban, et que « My all » de Mariah Carey me ramène à Kamil. Il me suffit d’écouter la chanson qui correspond à chacun pour éveiller dans ma mémoire un flot de souvenirs, ceux que nous eûmes ensemble comme ceux que nous n’aurons jamais, et en même temps, les sentiments que j’éprouvais pour eux refont surface et font battre mon cœur de la même manière qu’aux plus belles de nos heures.
B. n’a pas de chanson. Une fois de plus, mon poème s’est égaré dans la précipitation. De quelle façon puis-je me souvenir des moments trop brefs que nous avons partagés et, à nouveau, ressentir cette passion brûlante et dévastatrice ?

— T’es maso, Zanzi !
Oui, je crois que je le suis. Il faut l’être un tantinet pour regarder ainsi derrière soi et non devant. Mais voilà, je ne sais pas si je serais un jour aimé une fois encore. Dans les tréfonds de ma mémoire et les tiroirs de mes armoires, il n’y a pas que des chansons de divas de la pop, il y a aussi des lettres, des poèmes qui prouvent que moi aussi, un jour, je fus aimé vraiment. Je les conserve comme des trésors. Ils sont un peu les éléments d’un puzzle, les indices de la quête du Graal de mon cœur. Ce n’est pas moi qui les ai écrits. Ils n’en ont que plus de valeur. J’ai parfois besoin d’eux pour tenir debout, et paradoxalement, ces retours en arrière sont des sources d’espérance et d’optimisme qui me font croire que tout est possible et que demain, peut-être, enfin… tu seras là.

S’il m’arrive de m’apitoyer sur moi-même et de sembler me complaire dans la souffrance, c’est aussi parce que je sais qu’elle peut être muse. La souffrance est comme le cholestérol et le stress, il y a du bon et du mauvais. La mauvaise souffrance n’apporte rien, la bonne souffrance est un puits de créativité. Et dans ces moments-là, à cœur ouvert je livre mon âme…
Puissé-je un jour changer de voie, et transcender le chagrin par la joie !


Pour lire le précedent épisode de Zanzi and the City, cliquez ici.

par Zanzi publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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Jeudi 28 septembre 2006

Photo © M.G., avec son autorisation.
par Daniel C. Hall publié dans : LES NEWS ROSES
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Jeudi 28 septembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Rose divers
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Jeudi 28 septembre 2006


Peux-tu nous présenter ton blog, sa genèse, son contenu, ce qu’il t’apporte et ce que tu penses qu’il apporte à tes lecteurs(trices) ?

Mon blog propose une exploration de la thématique du Mal dans la littérature, et la création artistique en général (cinéma, littérature, peinture….) Par extension, et par manque de rigueur, je me suis aussi à parler du Mal en général, via l’actualité, les faits divers… je suis anthropologue de formation, tout est matière à l’analyse.
Je l’ai commencé pour accompagner la sortie de mon livre Le Testament de Saint Farucel, journal d’un possédé, qui est une expérience littéraire, poétique, autour de Lucifer. Le livre est très hermétique et comme il n’aura jamais l’honneur d’une édition avec 130 pages de commentaires, je me suis dit que je pouvais lui faire ce petit cadeau. En plus, le livre est un hommage explicite à tous les auteurs « traités » dans le blog – et je trouvais intéressant d’expliquer plus avant la filiation (le Diable dans Beckett, par exemple, c’est pas forcément la première chose qui saute aux yeux).
Le lien à la culture Gay est ténu, mais présent. C’est une revue de tous ces artistes écorchés vifs qui vous brûlent la tête quand vous êtes un ado terrorisé à l’idée du désir gay qui vous hante toutes les nuits. C’est sûr, après, ça va mieux…
Ça m’apporte quoi ? Pas grand-chose, si ce n’est le plaisir de me replonger dans cet univers qui a été le mien pendant longtemps. J’ai écrit ce livre il y a dix ans, c’était intéressant pour moi de voir à quel point j’ai changé – et en même temps à quel point tout est encore là, en moi. Le Diable ne m’a jamais quitté. Je suis tendanceur dans la pub, et franchement il est là, partout, tout le temps, en douce, sous les surfaces lisses.
Ce qu’il apporte aux lecteurs ? Sans doute pas grand chose. Je ne raconte pas ma vie, je ne commente pas l’actualité, je ne fais pas les potins, ni les débats. Je ne suis pas du tout dans la culture blog, ce n’est même pas écrit comme un blog, qui appellerait aux réactions, aux commentaires. C’est juste, pour ceux qui veulent, une petite visite d’un musée imaginaire, et peut-être un éclairage nouveau sur certaines œuvres, sur la création, le mal. En somme, je ne leur apporte rien du tout. C’est eux qui prennent, si ils veulent.

Tu écris le premier paragraphe d’un roman ou d’une nouvelle dont le héros n’est autre que toi-même. Quel serait ce paragraphe ?

« Je ne me vois pas héros de roman. Les héros vont au bout d’eux mêmes, nous on s’arrête un peu avant. »

Si tu étais les premières images d’un film, quelles seraient-elles et pourquoi ?

Dans Batman II, la scène de « naissance » de Catwoman. Michelle Pfeiffer, la gentille secrétaire blonde et soumise, est balancée du haut d’un building et s’écrase au sol. Les chats la ressuscitent. Elle rentre chez elle, groggy, habitée. Elle pète tout dans son petit apart’ de bachelorette rose et propret, bien cosy, et se confectionne vite fait son uniforme intégral cuir et latex oversex. Dans la tempête de sa colère destructrice, elle éclate aussi son installation néon toute niaise sur le mur : le « hello there » devient « Hell here ». Catwoman est née, le film peut commencer. La scène est d’une maîtrise incroyable, Tim Burton est un génie. Et bon voilà, cette ambivalence, ça me parle (tu parles d’une surprise…)
Sinon (je triche), dans Shawn of the Dead, le long plan séquence où le héros, un lad londonien très 2005, tranquille, fatigué, la gueule dans le cul après un week-end de beuverie, sort de chez lui le lundi matin pour aller au boulot et s’acheter, comme tous les matins, à l’épicerie du coin, son petit déj. Il est tellement dans le cul qu’il ne voit pas qu’il traverse l’apocalypse, qu’il ne croise que des zombies. La scène est très forte car elle fait écho au même plan séquence, 10 minutes plus tôt, du même parcours avant l’explosion de l’épidémie zombie. Et l’intention est très claire de montrer que tout cela n’est somme toute pas tellement différent de ce qu’on vit tous les matins. Peu après, dans le bus, il entend le tube trans de 2001, « Zombie Nation ».

Quel est ton roman préféré (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Trois choix :
Notre Dame des Fleurs de Genet, et toute son œuvre. Le sublime et le grotesque, le bien et le mal, et l’inversion des deux, tout y est.
Dracula de Bram Stoker : une rare sensualité, une thématique de la contamination et de l’immortalité hypermoderne.
Dorian, la « reprise » par Will Self du Portrait de Dorian Gray transposé dans le milieu Gay anglo-saxon des années 80. Culte du corps et des images, épidémie, vanité, jeux de miroir et d’imitations, pour moi c’est l’œuvre définitive sur la gaytude.

Quel est ton film préféré (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Poison de Todd Haynes. Hommage à Genet, inventivité formelle, hyper sensualité.
Torch Song Trilogy, aussi. Justesse, Emotion, Humour Camp.

Quelle est ta série TV préférée (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Pas très original, mais c’est Six Feet Under, surtout les deux premières saisons. Pour l’incroyable qualité narrative, le refus du climax, le respect ultime pour les personnages et leur humanité (ni bons, ni mauvais, juste humains, trop humains), la volonté de confronter directement la mort, et la profondeur, l’acuité du regard sur la vie. Je peux dire honnêtement que j’ai appris un tas de truc sur la vie, sur moi, sur ma relation avec mon mec, par cette série. Je me rappelle qu’à la fin de la première saison, j’étais tellement bluffé et secoué que je me suis dit : « Tiens, j’ai pas ressenti ça depuis la lecture de Dostoïevsky ».

Quelle phrase tirée d’un livre ou film ou encore d’une chanson semblerait te définir à la perfection ?

Je ne sais pas me définir à la perfection, je ne crois plus en la notion d’individu, encore moins à celle de perfection, je suis en perpétuelle redéfinition. Ca serait quelque chose entre « so slowly goes the night » de Nick Cave, « Bossy » de Kélis et « Born This Way » de DJ Pierre… Je sais c’est pas des phrases, mais les titres parlent d’eux mêmes, non ?
Sinon il y aussi cet extrait de Baudelaire :

« Pendant que des mortels la multitude vile, Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci, Va cueillir des remords dans la fête servile, Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici, »

Quelle photographie (perso ou non), image, tableau (etc.) pourrait te définir le mieux ou donner des pistes sur ta personnalité ?

C’est une photo qui dit tout : prétentieuse, floue, prise dans des chiottes à Brooklyn, enflammée, triste… juste un visage qui émerge à peine dans les ténèbres, bientôt effacé.

Et ce tableau de Carravagio, qui marque selon moi un tournant dans l’historie picturale, mais surtout pour ce qu’il dit d’une attitude de vie : une fascination quasi obscène pour les mystères de la chair (la chair, c’est le corps habité par l’âme) et de la foi – c’est quoi cette plaie qui ne saigne pas ?
J’ai écrit un post sur Carravage dans mon blog – l’histoire et l’œuvre de ce type, brigand voyou et pédé, ami des putes et ennemi de la police, sont d’une modernité et d’une radicalité sidérante.

Question piège : Penses-tu qu’il existe une culture gay ?

Non. La Gaytude est partout, elle est dans le regard. De toutes façons les questions de genre sont tellement structurantes qu’aucune œuvre ne leur échappe.

Quel dialogue pourrais-tu imaginer entre toi moi profond et ton moi blogueur ?

Moi Blogueur : Quand est-ce que tu me réveilles pour écrire ton prochain post ?
Moi Profond : Quand il fera vraiment trop moche pour aller faire du wake-board et que je n’aurais plus d’autres choix que de me plonger dans mon spleen.

Quel est le blog que tu voudrais réellement faire connaître et pourquoi ?

Je l’ai dit, je suis très peu dans la culture blog. Je trouve assez difficile de trouver des trucs vraiment intéressants dans cet océan de langage sms. À une époque, j’allais souvent sur des blogs comme celui de Nightwitch, des fans de gothiques où le mal adolescent s’expose à vif, comme dans mon bouquin. Ou sinon le blog de Corine Lesnes, du Monde, propose un regard intelligent sur l’Amérique. Ou alors facehunter, qui chasse les looks dans les soirées urbaines. Mais franchement, je préfère être dehors que scotché devant mon écran.

Quelle question ne voudrais-tu pas que l’on te pose ?

J’aime toutes les questions, par principe.

Dernière question. Pour passer (ou non) à la postérité, il faut préparer ses derniers mots ou dernières phrases à dire sur son lit de mort : quel(le)s seraient-ils(elles) ?

C’est le problème avec les blogs, cette obsession de la postérité, regardez-moi, regardez-moi, moi aussi j’ai quelque chose à dire. Moi j’m’en fous maintenant. À ma mort, je voudrais que mes proches ne soient pas tristes, qu’ils se disent juste « il a aimé ».
Moi je dirais juste « je m’en vais, je vous aime », un peu comme quand on raccroche au téléphone.
Et sur ma tombe, je veux bien qu’on écrive la citation d’Alice, de Lewis Caroll « Mais si la vie n’a pas de sens, qu’est-ce qui nous empêche de lui en inventer un ?», ou quelque chose comme ça…

Toutes les photos sont (c) D. R. Sans autorisation,
elles seront retirées sur simple demande ou munies d'un lien actif.



TO BE CONTINUED...
Le prochain épisode de cette saga mettra en vedette :
TATIANA DU BLOG TATIBLOG
par Daniel C. Hall publié dans : WEB : Les Blogs Roses
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Mercredi 27 septembre 2006


par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : BA et parodies de films
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Mercredi 27 septembre 2006
Invitée dans Le Grand Journal de Canal +, Élodie Frégé a participé au sketch de La Bande À Fifi, où l'un des comédiens faisait une imitation du chorégraphe de la Star Academy, Kamel Ouali. C'est à ce moment là que la chanteuse à fait de gros sous-entendus sur l'orientation sexuelle de Kamel Ouali... Elle en a en plus remis une couche après le sketch ! Très très moyen comme comportement ! Dommage... Source : www.GayClic.com

par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : La TV en folie
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