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Lundi 22 octobre 2007

(4.01)


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Mon public de la première heure remarquera, à la lecture du titre choisi pour illustrer ce billet, que je prends le contre-pied de celui par lequel j’avais, il y a un peu plus d’un an, inauguré la série Zanzi and the City. Les mauvaises langues diront peut-être que je ne cherche qu’à faire de l’audience, d’autant que je vais vous parler de sexe dans cet épisode dont le numéro évoque ma position préférée. Cela n’a pas d’importance. L’argument développé l’année dernière était pertinent, et sans le renier, je dirai simplement que son antithèse est également recevable.

J’avais exposé qu’il fallait coucher le premier soir parce qu’il pouvait ne pas y avoir de deuxième soir. Partons de ce postulat. Vous rencontrez quelqu’un qui vous plaît, l’alchimie fonctionne et, de fil en aiguille, vous finissez tout nus dans les bras l’un de l’autre. Et vous consommez votre connaissance. Et patatras ! Vous avez couché le premier soir… Le mâle est fait.

Hypothèse numéro 1 : le mâle aimé décide de reprendre du potage (êtes-vous soupe ou potage ? il faudra répondre à cette question une autre fois…). C’est que le consommé lui a plu. Si vous êtes assez fin (ou fine) pour devenir son plat favori, alors c’est gagné. Zanzi and the City épisode 1 est fait pour vous.

Hypothèse numéro 2 : le mâle est fait, et malheureusement pour vous, il ne reprendra pas du potage. Cela manquait-il de sel, de piment ? Le goût lui a-t-il déplu ? Souvent, la saveur du moment dépend du cœur et du temps que l’on a mis à l’obtenir. Bien mâle acquis ne profite jamais… Ce qui tombe tout cuit dans votre assiette n’a, au fond, que peu d’intérêt.

Délaissons le registre de la métaphore culinaire pour exprimer les choses clairement. Vous avez couché le premier soir ? Vous avez cédé à la facilité et à vos pulsions du moment. Votre conquête vous plaisait au point que vous souhaitiez la revoir ? Pas de chance, elle ne partage pas votre point de vue. L’homme est un chasseur dans l’âme. Depuis la nuit des temps, cela fait partie de son héritage culturel, quelle que soit la société dans laquelle il évolue. Même les végétariens (il y en a dans mon lectorat) sont des prédateurs en matière d’amour et de sexualité. Le mâle chasseur ne profitera réellement de sa proie que si celle-ci lui aura donné du fil à retordre et qu’il aura dû, pour en prendre possession, surmonter des obstacles. En clair : vous auriez dû vous faire désirer. Le jeu du chat et de la souris est nécessaire à la naissance d’une relation amoureuse. Même si vous êtes dans l’hypothèse numéro 1, celle d’une coucherie réussie qui débouche sur une love story, ce jeu aura lieu a posteriori, à défaut d’avoir constitué les préliminaires. Cours après moi que je t’attrape ! Certains d’entre vous en sont des exemples vivants…

Si vous rencontrez quelqu’un dans une optique amoureuse, coucher le premier soir n’est pas la meilleure des entrées en matière. Ce faisant, en vous dépouillant trop hâtivement de vos vêtements, vous vous dépouillez aussi de la magie et du mystère qui vous entourent et qui sont des éléments constitutifs de votre charme auprès de votre partenaire. Si vous vous donnez tout de suite, celui-ci n’a plus rien à attendre de vous. Adieu, pour lui, le plaisir de la chasse, de la conquête et de la victoire. Vous n’êtes qu’une alouette cuite sitôt digérée et oubliée, non un trophée dont il jouira de la possession avec satisfaction et, si vous savez vous y prendre, l’ultime et le fleuron de sa collection !

Chacun fait comme il l’entend, mais de mon point de vue, si vous ne cherchez qu’un plan cul, alors il est évident qu’il faut coucher le premier soir. Si vous cherchez l’amour de votre vie, vous feriez mieux d’y réfléchir à deux fois avant de sauter… le pas. À mon avis, il serait même préférable de ne pas embrasser le premier soir. Donnez quand même à votre cœur de cible des signes encourageants pour l’engager à vous revoir rapidement. Le deuxième soir, embrassez-le, mais pas fougueusement. Les baisers fougueux débouchent facilement sur un Congrès du Kama-Sutra. Le troisième soir, échangez plus longuement vos salives et vos bactéries buccales (c’est bon pour la santé), cela fera monter l’adrénaline et le désir. Mais ne cédez pas encore. Pour les soirs suivants : faites comme vous voulez.

Ce billet d’humeur et d’humour n’a pas la prétention d’édicter une règle générale. Chaque relation est unique et se construit en fonction du tempo et selon le modus vivendi que les partenaires lui donnent. Il se borne juste à énoncer quelques pistes, selon l’expérience de votre dévoué serviteur, de retour sur Les Toiles Roses pour une quatrième saison de Zanzi and the City.


Lire le précédent épisode : cliquez ici.
par Zanzi publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City communauté : Gay-friendly
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Lundi 22 octobre 2007

Juju.png


Photo : (c) D.R.
 
Julien tient le blog I Love Juju. Ses longs posts politiques ou sociétaux (au milieu d’innombrables potacheries queer d'un mauvais goût jubilatoire) sont, à chaque fois, des claques. Approuvant à 100 % ses analyses, nous avons décidé de publier dans cette rubrique les plus dérangeants. Les 4 vérités de Juju, ce sont aussi celles de ce blog…


« Je pense que les folles font beaucoup de tort aux gays. »

De la bouche de la mamie du coin, cette phrase est vraiment horripilante, mais quand c’est votre meilleur ami (lui-même pédé) qui la prononce, on est en droit de se poser des questions. Discours hétéro-normé ou véritable changement de mentalité ?

Mon attention avait été attirée il y a quelques mois par un buzz autour d’un site communautaire sur la plateforme gayattitude qui se voulait résolument opposé à la Gay Pride. En consultant à nouveau la page d’accueil aujourd’hui, j’ai pu constater que le texte a été délayé, mais le cœur d’origine a néanmoins été conservé :

parce que nous refusons d’employer une méthode créée et employée depuis des décennies, parce que nous considérons qu’elle est désormais contre-productive, parce que nous considérons que la Gay Pride fait plus de mal que de bien aujourd’hui aux gays.

parce que nous réprouvons l’image que renvoient les médias de cette réunion, et donc de nous, lors de ces journées, mais parce que nous ne pouvons pas blâmer les médias de ne faire que photographier ce qu’ils voient.

parce que nous considérons que toutes les images de folles braillardes et peinturlurées, de toutes ces poufiasses habillées comme des putains de bas étage, de toutes ces morues vulgaires ne font que nuire à notre image. parce que nous pensons même qu’elles sont un danger, pour des jeunes suicidaires qui se découvrent gays et qui ont peur de devenir comme ça.

parce que cette Gay Pride, loin de nous rendre notre fierté, nous fait HONTE, fait honte à nos amis et n’aide personne à s’affirmer courageusement, aujourd’hui.


Je vous laisse le soin de l’explication de texte, en particulier sur le troisième paragraphe qui est bien plus haineux qu’il n’est constructif, mais qui reste toutefois symptomatique de l’évolution de l’« homosexuel » dans l’inconscient collectif, homo ou pas. Le dernier Têtu y a d’ailleurs consacré un dossier autour du thème de la virilité, nous dirons « mâlitude », la présentant comme le graal ou tout du moins le dernier chic. La folle vit-elle ses derniers instants ?

Chaque pédé qui vit dans un pays où les homosexuels ont un minimum de droits doit ces libertés à la folle. La folle, par sa gestuelle, son expression, sa présence et son engagement qu’il soit associatif, politique ou médico-social, a contribué à une amélioration directe par son action (mais celle-ci était également le fait de pédés non folles ou de gouines) mais également indirecte par sa visibilité. Montrer ce qui dérange, quitte à le faire avec une extravagance insupportable pour certain(e)s, faire sortir du silence, du ghetto, afficher, affirmer, car le silence est ce qu’il y a de pire pour toute minorité (rappelons que la minorité homosexuelle est radicalement différente des autres – ethniques – puisque l’identité ne se transmet pas à la naissance mais se définit au fil du temps).

Le recul de l’homophobie et l’acceptation croissante de l’homosexualité dans les sociétés occidentales ont doucement commencé à éroder les bases sur lesquelles la folle s’était longtemps appuyée. Les ghettos se sont ouverts, les frontières sont devenues plus floues, les gaydars (à commencer par le mien) accusent de sérieuses pannes ou des dysfonctionnements préoccupants. Qu’on le veuille ou pas, le pédé se normalise, au grand dam des homophobes latents qui regrettent les homosexuels avec panache, ceux qui flambaient et claquaient à 37 ans 1/2 d’une overdose ou du SIDA (snif snif et bon débarras), rejoint un archétype masculin plus vraiment viril à l’ancienne, mais toutefois en reconquête d’une virilité perdue (vraiment ?). Combien de profils sur le Web affichent « folles s’abstenir » ? Combien de pédés (de mon entourage d’ailleurs) crachent volontiers sur ceux qu’ils jugent un peu trop efféminés, maniérés ou staïlés à leur goût, oubliant au passage qu’ils reproduisent par leur jugement ou leur action un schéma de discrimination dont ils ont été, consciemment ou pas, probablement eux-mêmes victimes ? Tout cela sans se rendre compte qu’ils détruisent progressivement les libertés qui existaient à l’intérieur de la communauté (en substance du moins, le langue-de-putage ne date pas d’hier non plus), conscients qu’ils sont du cadre plus large dont ils disposent (PACS, droits, voire adoption et mariage dans les pays totalement civilisés) tout en oubliant que ce cadre n’est dû qu’à l’existence préalable de ce qu’ils sont en train de dépecer méthodiquement à grands coups d’arguments rétrogrades et de virages idéologiques à droite.

Que les choses soient claires. Pour l’homophobe de base, tous les pédés sont des folles, peu importe qu’ils roulent du cul ou soient des bears confirmés. Ce n’est pas une question d’apparence mais de sexualité. L’argument de la discrétion souvent évoqué n’est qu’un cache-misère, une façon de jeter un voile de pudeur sur un sujet qu’on ne préfère pas aborder, parquer les pédés derrière les murs de leur appartement comme on délocalise les vieux vers des mouroirs pudiquement appelés « maisons de retraite ». N’oublions pas que la dernière fois que la droite dure était dans la rue, elle gueulait « les pédés au bûcher !” (on a même entendu «  camp de concentration », mp3 dispo chez Freaky) et que même si ses idées ne sont pas reprises par une large majorité, je reste néanmoins sceptique quant à leur recul.

Pour le reste, et surtout pour les pédés, le concept de folle est souvent totalement arbitraire. En général, est folle celui qui est plus maniéré que soi, souvent avec des critères d’analyses totalement subjectifs et sans aucun fondement. La folle fait peur, car elle appelle à une reflexion identitaire à laquelle la plupart ne veulent plus se confronter. La virilité rassure, forcément, ça fait 2 000 ans qu’elle est au menu sous diverses formes, c’est dans les vieux pots… Son retour comme une forme de contre-identité montre la fissure dans le tissu identitaire homosexuel, une volonté de reléguer la sexualité au second plan en affirmant qu’elle n’est qu’accessoire dans la définition individuelle, que le genre originel reprend le dessus sur l’orientation, argument auquel je persiste à opposer qu’il n’a ni queue ni tête puisque la définition se fait bien plus dans le rapport à l’autre ou aux autres qu’à soi-même. Et dans ce rapport, l’orientation sexuelle reste un critère – conscient ou inconscient – déterminant, vous n’êtes pas convaincu ? Regardez le comportement de votre meilleure amie avec un mec hétéro et avec un homo, rien de discriminant en soi, mais une prise en compte de la sexualité de l’autre dans le rapport qu’on a avec lui.

Certains veulent le retour à une forme de « normalité » perçue comme un argument rassurant. C’est une confusion profonde à mon sens, la virilité affichée comme un mode de séduction est un art, celle qu’on brandit comme un contre-pouvoir aux autres formes de développement de l’individu (et je pense au-delà des pédés aux trans, aux androgynes, etc…) ou comme une nécessité pour l’homme relève du conservatisme ambiant qui va en se renforçant, car elle masque ce que beaucoup ne souhaitent pas voir. Ce n’est pas la folle qui fait du mal aux gays, c’est le fait que les voix s’accordent pour dire qu’on en a « fait assez » et que la « cause » homosexuelle n’est plus une priorité !

par Julien alias Juju publié dans : LES 4 VÉRITÉS DE JUJU communauté : Gay-friendly
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Lundi 22 octobre 2007
Blogué par nos amis de GayClic.com :


Voici LA nouvelle qui a fait le tour du monde en moins de temps qu'il ne faut pour le dire... MAIS QUELLE NOUVELLE ? Et bien les millions de fans d'Harry Potter viennent d'apprendre que l'un des héros de l'histoire, Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard, est gay. La révélation a été faite vendredi dernier par l'auteur en personne, J.K. Rowling, lors d'une séance de questions-réponses à New york.

Quand l'un des intervenants lui a demandé si Dumbledore avait déjà connu l'amour, elle a simplement répondu : « J'ai toujours pensé que Dumbledore était gay. » Après un bref silence, la salle l'a alors longuement applaudie. Puis elle a ajouté : « Si j'avais su que ça vous rendrait si heureux, je vous l'aurais dit il y a des années. » Elle a ensuite expliqué que Dumbledore avait été amoureux d'un autre sorcier, Grindelwald. Ce dernier s'avérant être un mage noir, Dumbledore avait du l'affonter en duel et le faire emprisonner. Elle a également raconté que dans le script du sixième film, on faisait dire à Dumbledore qu'il avait connu une fille jadis, et qu' elle avait tout de suite mis une note dans la marge pour le scénariste disant : « Dumbledore est gay ! »

par Daniel C. Hall publié dans : LES NEWS ROSES communauté : Gay-friendly
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