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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
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Jeudi 27 octobre 2005

« Cancer - Les femmes homosexuelles aux États-Unis sont trois fois plus vulnérables que les hétérosexuelles à un développement du cancer du sein. Les causes en sont multiples : consommation d'alcool et de tabac souvent plus élevée mais, surtout, les femmes homosexuelles, pour la plupart, n'ont pas d'enfants alors que les grossesses diminuent les risques d'avoir un cancer. » Présent, journal d’extrême-droite, 17 février 1993.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 27 octobre 2005


par Daniel C. Hall publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Jeudi 27 octobre 2005

Fiche technique :
Avec Valérie Lemercier, Claude Rich, Dieudonné, Marthe Keller, Patri
ck Catalifo, Didier Brengarth, Amira Casar, Didier Bénureau et Alain Doutey. Réalisé par Valérie Lemercier. Scénario de Valérie Lemercier et Aude Lemercier. Compositeur : Gregori Czerkinsky. Directeur de la photographie : Patrick Blossier.
Durée : 102 mn. Disponible en VF.

Résumé :
Quand une jeune femme de la campagne découvre que son père est un homosexuel de gauche, très esthète et très parisien, elle veut à tout prix comprendre l'univers de son géniteur. Frédérique revêt alors les atours traditionnels d'un gay et se fait passer pour son fils. Elle ignore que son père fait partie de ces gens pour qui le bon goût n'a pas de limites et prime même les liens du sang.
L'avis de Gabriel de Monteynard :
On la connaît dans ses one woman show savoureux où elle joue avec brio des personnages très différents les uns des autres en accentuant leurs traits avec suffisamment de finesse pour ne pas tomber dans le mauvais café-théâtre. Mais la mise en scène et l'écriture de scénario c'est autre chose, et là, notre chère Valérie tombe dans le comique de boulevard. Le titre laissait présager le pire...
Après l'enterrement de sa mère, Frédérique (Valérie Lemercier) parvient à retrouver son père (Claude Rich) qu'elle n'a jamais connu. Elle découvre que celui-ci, personnalité du monde de la culture, est homosexuel, et décide de se déguiser en garçon pour mieux pénétrer son univers, en jouant sur les clichés gays de la folle, se faisant passer ainsi pour son fils.
Le film commence très fort : Frédérique, la provinciale un peu cruche, débarque à Paris chez un ami homo et danseur, évidemment très folle, comme il se doit. Première soirée entre amis où un coiffeur perruquier à l'Opéra, plus folle tu meurs, propose de déguiser Frédérique en garçon, afin qu'ils puissent aller tous ensemble au Victory, boite pédé à la mode. Autant vous le dire tout de suite, le Victory et sa clientèle sont la pire caricature du genre. Dès l'entrée, une grosse bonne femme crie à des hétéros cravatés : « C'est un lieu réservé aux HOMOSEXUELS ! ». Très crédible. À l'intérieur, les habitués sont partagés entre les « cuirs », super machos bariolés de colliers cloutés et autres attirails exotiques, et les folles, dont font partie nos camarades, vêtus de tee-shirts moulants. Toujours les mêmes poncifs des pédés qui « jouent le rôle de l'homme », plus mecs que mecs, et des folles, passives, plus féminines que les vraies femmes. Décidément, on ne sortira jamais de ces images préfabriquées. C'est triste.
Quelques gags font mouche, et de temps à autre on rit tout de même. Le talent de Claude Rich et Marthe Keller y est pour beaucoup. Mais l'accumulation des clichés est édifiante. Petit échantillon : Francis (Dieudonné), « mari » du père de Frédérique, ne supporte pas l'idée d'un coït vaginal (il en pleure même), ni la vue d'une mère donnant le sein à son enfant, collectionne les parfums et autres cosmétiques par dizaines, se fait des masques de beauté sur le visage à la couleur rose bonbon, est expert es maquillage (liste non exhaustive). Chaque personnage pédé a droit à son lot de lieux communs. C'est la règle. Et cette règle de comique troupier interdit le moindre moment d'émotion entre la fille et son père par exemple, que l'on attend tout le long et que l'on désespère de ne jamais voir. Pas plus d'émotion dans le couple Dieudonné/Claude Rich.
Valérie Lemercier n'hésite pas à tomber parfois dans le graveleux. Dieudonné jouant le proctologue (spécialiste des maladies de l'anus) dit à son patient, en lui examinant les fesses à un mètre de distance, que s'il continue à son âge, il faudra lui mettre un anus artificiel (!). Ou quand Frédérique fait semblant de pisser contre un arbre, assumant son rôle de garçon jusqu'au bout (Cf. la bande annonce). Dans son film précédent, Quadrille, il y avait au moins le texte de Sacha Guitry !

Pour plus d’informations :

par Gabriel de Monteynard publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 27 octobre 2005

« Le mariage civil est avant tout une organisation juridique visant à donner un cadre et une protection pour les enfants. Or, à ma connaissance, les homosexuels n’ont pas la possibilité d’avoir des enfants. » Nicolas Sarkozy. Le Figaro du 17 mai 2004.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 27 octobre 2005
par Daniel C. Hall publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Jeudi 27 octobre 2005

« Au Parlement européen, j'étais membre de la commission pour les libertés publiques, et à ce titre, j'ai voté à plusieurs reprises et sans arrière-pensée en faveur du mariage homosexuel et de l'adoption par des couples homosexuels. » Martine Roure (PS), adjointe chargée des affaires sociales et de la solidarité à Lyon.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 27 octobre 2005

Fiche technique :
Avec Mika Okuno, Chika Fujimura, Toshiya Nagasawa et Hidetoshi Nishijima. Réalisé par Kaze Shindo.
Durée : 78 mn. Disponible en VO et VOST.

L'avis de Bastian Meiresonne (Eiga go go !)) :
Portant sur ses épaules le lourd héritage de son génial grand-père réalisateur et scénariste Kaneto Shindo et de son influent père producteur Jiro Shindo, la jeune Kaze fait preuve d'un réel talent prometteur dans son premier long métrage. S'attaquant au difficile et tabou sujet du lesbianisme, elle signe une première œuvre sensible et aboutie.
Chinatsu et Kyoko sont deux amies inséparables, logeant sous un même toit et partageant jusque le même lit. Vivant au jour le jour, gagnant quelques yens en travaillant dans des bars de nuit, leur amitié sera mise à rude épreuve le jour où Chinatsu tombe amoureuse de sa co-locatrice.
Née en 1978, Kaze Shindo intègre la prestigieuse école de cinéma Visual Shooting and Lighting Course of Nihon Eiga Gakko créée par Shohei Imamura. Se spécialisant dans la réalisation et l'éclairage, elle attire une première fois l'attention en réalisant un fort remarquable documentaire (Oji-Chan/My Grandfather) concernant son illustre grand-père durant ses années d'études. Après quelques travaux d'assistanats, elle signe le scénario et la réalisation de son premier long métrage, tourné avec un budget très peu élevé. Si sa famille a certainement pu jouer un rôle important dans son parcours personnel, Shindo en démontre pourtant aux plus envieux détracteurs. S'imposant comme la plus jeune réalisatrice actuellement en activité au Japon, elle ose également relever le défi de s'attaquer à un sujet particulièrement épineux au sein de la communauté japonaise : l'homosexualité des femmes. Suivant les traces de Ryosuke Hashiguchi, qui compte parmi les rares cinéastes à s'être ouvertement attaqué au sujet à travers ses Grains de Sable et Hush!, elle aborde le thème avec une légèreté et un naturel déconcertants ; pourtant l'homosexualité est peu admise au sein de la population japonaise et seules les représentations caricaturales ou faussement exagérées trouvent quelque grâce aux yeux des spectateurs.

Love/Juice est un drame intimiste très simple. À travers le quotidien de deux amies inséparables, passablement fêtardes la nuit tombée et souvent fauchées, elle brosse le sensible portrait criant de vérité de tout un pan de jeunes de ces dernières années. Elle réussit en quelques plans à esquisser une juste représentation d'une génération bien trop mal assimilée dans de nombreux films par ailleurs. Fêtardes, glandeuses, les deux amies n'en sont pas moins des jeunes tout à fait normales, en pleine transition entre une adolescence s'achevant et le monde adulte les guettant.
L'homosexualité de Chinatsu est abordée sans fausse pudeur dès la séquence d'ouverture du film. Les filles sortant en boîte, la lesbienne se plaint de ne trouver chaussure à son pied parmi les filles présentes et de regretter de ne pas être née garçon. Cette frustration sera un véritable leitmotiv tout au long du film et démontre l'admission d'une sexualité encore fragile : Chinatsu souffre véritablement de ne pas être un garçon. Sa coupe, son visage poupin, ses habits et ses attitudes trahissent de véritables manières d'un garçon manqué ; mais moins aspirant à changer véritablement de sexe, son comportement trahit une identité encore mal assimilée. Kyoko, de son côté, subit la phase de sa propre recherche sexuelle. Plutôt attirée par les garçons, elle est curieuse de la sexualité de son amie. Elle ne ressent aucune répulsion à l'embrasser et n'exclut – du moins au début – de coucher un jour avec elle. Déçue par ses expériences sexuelles passées, elle demande même conseil quant à comment avoir un orgasme et sera irrémédiablement excitée par une démonstration d'onanisme de la part de sa co-locatrice.
Toutes ces annotations sexuelles ne sont jamais exploitées de manière spectaculaire ou voyeuriste par la réalisatrice, mais témoignent – au contraire – d'une rare sensibilité et d'un respect particulier. Au-delà de la simplicité de l'histoire, Shindo intègre quelques éléments parfaitement auteurisants. Le besoin régulier de prendre Kyoko en photo démontre un certain côté possessif ; au contraire, les clichés pris par Kyoko ne représentent qu'un jeu pour la jeune fille, mais est mal vécu par Chinatsu. Tel un homme, elle cherche à dominer dans une relation où elle est autrement soumise par ses sentiments amoureux non retournés par l’objet de son désir. Elle est tel un prédateur, cherchant sa proie, représenté par les nombreuses séquences de poissons rouges dévorés : dès qu'ils sont mis dans un même bocal avec un poisson d'une autre espèce, ils se font dévorer tout cru. Poissons rouges qui servent également de métaphore à la relation même des deux filles : mis dans un étroit verre (aussi petit que l'appartement partagé par les filles), l'un meurt au moment de la « rupture » des deux amies et de la menace de suicide de Chinatsu. Métaphore certes facile, mais une nouvelle fois juste et étonnant pour un premier métrage réalisé par une jeune femme de 22 ans.
Métrage centré tout entier autour des deux filles, la gente masculine n'a que peu de place dans leur univers ou est représentée de façon médiocre : un vendeur de poissons exotiques renfermé et indécis, un barman rendant visite avec force alcool et un patron violeur. D'après l'aveu de Kaze Shindo elle-même, elle a cherché à décrire un univers qui lui était intimement familier et proche ; elle ne semble en tout cas pas porter beaucoup d'affection pour la gente masculine.
Premier film tout à fait réussi, ne souffrant que d'une fin par trop démonstrative et appuyée, le talent de Kaze Shindo est très prometteur. Disposant de la même fraîcheur que les premiers métrages de Sofia Coppola, son premier métrage mérite d'être découvert par un large public et donne envie de suivre ses futurs pas derrière la caméra.

Pour plus d’informations :
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par Bastian Meiresonne (Eiga go go !) publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 27 octobre 2005

« Les gens veulent vivre ensemble sans peur et sans haine, qu'ils soient homosexuels, hétérosexuels, palestiniens, israéliens, musulmans ou juifs. Nous, les homosexuels, venons de toutes ces communautés et donc nous franchissons ces frontières de la façon la plus directe et la plus honnête. » Hagai El-Ad, organisateur de la première Gay Pride à Jérusalem.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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