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« C'est un acte avant tout politique dans le sens où nous avons un message à faire passer. Aujourd'hui les joueurs homosexuels aussi bien en club qu'en sélection nationale doivent se cacher. Nous souhaitons montrer qu'il est possible de jouer ensemble, que l'on soit noir, gay ou juif (...) Notre effectif est d'ailleurs composé de 50% d'hétérosexuels. » Bruno Laurent, président du PSG Foot Gay.
« Si en plus vous prenez en compte les faits que je n'ai pas encore mentionnés, qui sont qu'avec un nombre stable de femmes, il manque 2 millions d'hommes tombés dans la guerre [1914-1918], alors vous pouvez bien imaginer comment ce déséquilibre de 2 millions d'homosexuels plus 2 millions de victimes de guerre, ou en d'autres termes, un manque de 4 millions d'hommes capable d'avoir des relations sexuelles, a bouleversé l'équilibre des sexes en Allemagne et conduira à une catastrophe. Je voudrais vous développer quelques idées sur la question de l'homosexualité. Il y a des homosexuels qui ont le point de vue suivant : "ce que je fais est mon affaire, une affaire purement personnelle". Cependant, rien de ce qui touche à la sphère sexuelle n'est une affaire privée de l'individu, mais signifie la vie ou la mort d'une nation, signifie le pouvoir mondial ou la "Suissification" [La Suisse étant un pays neutre, elle était considérée comme faible par l'Allemagne Nazie]. Le peuple qui a beaucoup d'enfants est candidat au pouvoir et à la domination du monde. Un peuple de bonne race qui a trop peu d'enfants a un ti



Fiche technique :
Avec Dirk Bogarde, Silvana Mangano, Bjorn Andresen et Marisa Berenson. Réalisé par Luchino Visconti. Scénario de Luchino Visconti et Nicola Badalucco. Directeur de la photographie : Pasqualino De Santis.
Durée : 131 mn. Disponible en VO, VOST et VF.
Résumé :
Un compositeur vieillissant vient chercher à Venise une atmosphère propice à l'épanouissement de son art. N'y trouvant aucune inspiration, sa passion se réveille à la vue d'un jeune adolescent.
L'avis de Jean Yves :
C'est en voyant pour la première fois Mort à Venise, que j'ai compris :
– que j'étais mortel, ma jeunesse aussi,
– que l'amour est une « vacherie »,
– que ce n'est pas un fossé qui sépare les générations, mais cette fascination, si bien exprimée, d'abord par Thomas Mann, ensuite par Luchino Visconti, de la vieillesse pour des âges plus tendres.
Ce n'est pas la beauté du jeune Tadzio, si bien incarnée par Björn Andresen, qui me trouble quand je revois les images viscontiennes pour la enième fois, mais bien plus ce regard lancinant, exaspéré du vieux compositeur, le génial Gustav von Aschenbach – Dirk Bogarde – qui ne peut, de sa contemplation passionnée, réussir à inventer la communication dont il aurait tant besoin.
Ce n'est pas un vieillard draguant un biquet que je vois, mais un spécialiste du beau – tout créateur ne l'est-il pas à sa façon ? – mis en échec par le mystère de cette perfection éphémère qu'est l'adolescence.
Quoi de plus inachevé que l'immaturité gracile d'un jouvenceau, et de plus inaccessible ?
Là où l'art s'appuie sur l'inspiration jugulée par des règles et une discipline de tous les instants, la nature inspire à certaines formes une miraculeuse harmonie. Un miracle voué à la destruction par le temps.
Et c'est cette fragilité de la jeunesse qui nous la fait voir sous un jour si désirable. Mort à Venise en liant dans une même étreinte du regard les ravages de l'amour et ceux de la mort nous indique une étrange et dangereuse morale : nous mourons de ce que nous aimons.
Est-ce du choléra ou de ce visage trop longtemps contemplé, à la limite de l'insoutenable, que meurt le héros ? Du poison qui coule dans nos veines, ou dans nos vies, nous nous nourrissons.
Comment échapper au feu quand on ne peut s'empêcher d'aimer si fort la lumière ?
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