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Mardi 14 novembre 2006

Fiche technique :
Avec Jessica Harper, Cliff De Young, Richard O’Brien, Patricia Quinn, Charles Gray, Ruby Wax, Nell Campbell, Rik Mayall, Barry Humphries, Darlene Johnson et Manning Redwood.. Réalisé par Jim Sharmann. Scénario : Richard O’Brien et Jim Shraman.
Durée : 94 mn. Disponible ( ?) en VO.


Résumé :
Sélectionné pour participer à un jeu télévisé dans une petite ville étrange, un jeune couple en crise se retrouve prisonnier du dit-jeu, dont il va chercher à s'échapper.
L’avis de mérovingien02 :
Le Rocky Horror Picture Show a beau avoir été un plantage monumental lors de sa sortie en salles, le culte qui s'est construit autour de ce cauchemar rock érotique a finit par exploser rapidement. Triomphe à chaque séance de minuit, groupe de fans se travestissant en chantant « Time Warp », sortie imminente d'un disque « Audience Participation » enregistré dans une salle de New York... Nous sommes en 1981 et le docteur Frank N. Furter est devenu l'icône d'une troupe de fanatiques si importante que la Twentieth Century Fox commence à faire les yeux doux à Richard O'Brien et Jim Sharman, les deux responsables du premier chef d'œuvre Z, pour leur proposer une suite.
Et oui, on a tendance à l'oublier mais le Rocky Horror a connu une suite officieuse tombée hélas dans l'oubli : Shock Treatment. Inédit en France, diffusé uniquement sur le câble et introuvable en DVD (il n'existe qu'une VHS commercialisée en 1985 aux États-Unis et liquidée depuis), l'étrange objet est devenu une rareté un rien dénigrée qui possède malgré tout une petite base de fans. On comprend aisément les raison de ce rejet : non, Shock Treatment n'embraye pas sur le Rocky Horror. Pas le moindre travesti, pas de château hanté, pas d'extra-terrestres à la Ed Wood, pas de sexe débridé ou de slips kangourous... Et plus frustrant encore : pas la moindre allusion au premier film. Brad et Janet sont toujours là mais il n'y a pas véritablement de continuité avec leurs précédentes aventures face aux transylvaniens. Ô bien sûr, la présence de la quasi totalité des interprètes de second rôle dans les deux films laissent penser qu'il existe des liens subtils (Rif Raf et Magenta ne se feraient-ils pas passer cette fois-ci pour des docteurs, comme en témoignent leurs rapports toujours aussi incestueux et la présence du tableau « American Gothic » de Grant Wood) et Denton est toujours « the home of hapiness ». Mais on peine franchement à retrouver le délire total et décomplexé qui animait le Rocky Horror Picture Show, avec cette représentation si festive et hilarante de l'homosexualité et ses futures stars en collant noirs ! D'un autre côté, peut-on vraiment en vouloir à Richard O'Brien d'avoir refusé de se confronter à son chef d'œuvre pour livrer une œuvre indépendante afin d’explorer une nouvelle voie ?
Ainsi, après l'hommage aux séries B et Z ringardes des années 30 et 50, voici la satire de jeux télé américains des 60's. Forcément, difficile pour tout spectateur non anglophone de saisir parfaitement les références obscures qui émaillent le récit, renforçant le sentiment d'être exclu du délire. Les maladresses du scénario n'arrangent pas les choses. Bien sûr, on n’espérait pas assister à un truc aussi fou qu'un travesti créant un monstre sexuel parfait avant de débaucher un couple coincé du cul mais quand même. Jugez plutôt : Brad et Janet assistent à une émission et sont sectionnés pour le jeu Mariage Maze. Brad est jugé mentalement déficient et est envoyé chez le médecin du jeu, Cosmo McKinley, qui lui administre un traitement de choc. Janet commence à être séduite par le monde de la télé et se dévergonde, ignorant qu'elle est en fait manipulée par Farly Flavors, un type étrange qui n'est autre que le frère jumeau de Brad !
Une trame pour le moins rachitique qui n'exploite jamais son potentiel, reléguant Brad au rang de figurant (3 répliques en 1h20 !) et ne dévoilant l'identité de Farly que dans les dernières minutes. Résultat : il ne semble pas se passer grand chose de particulier si ce n'est une assemblage de saynètes bordéliques entrecoupé de morceaux musicaux décoiffant. Des infirmiers s'éclatent, un sosie du Joker fait des trucs bizarres, Janet s'habille en veuve noir... Le délire paraît un rien calculé et surtout trop sage, O'Brien ne se lâchant jamais totalement dans ses extravagances. Il n'est pas franchement aidé non plus par le couple vedette, Cliff de Young et Jessica Harper, qui ne tient pas une seule seconde la comparaison avec le duo Barry Bostwick et Susan Sarandon. Il suffit de voir la Janet de Shock Treatment se trémousser mollement sur « Little Black Dress » pour prendre la mesure du fossé entre les deux interprètes.
Alors que reste-t-il vraiment à savourer dans ce Shock Treatment qui permette d'entretenir le niveau avec son illustre prédécesseur ? Et bien la même équipe que celle du Rocky Horror pardi ! Oui, c'est toujours un plaisir de revoir Patricia Quinn, Charles Gray ou Laura Campbell même s'ils s'éclatent dans des rôles différents. Oui, on ne peut s'empêcher de sourire avec bonheur en reconnaissant les figurants transylvaniens parmi les membres du public de Denton Télévision ainsi que leurs costumes dans la réserve des infirmiers.
Mais surtout, il y a la fabuleuse bande originale toujours composée par Richard O'Brien dont tous les titres sont aussi bons si ce n'est meilleurs que ceux du Rocky Horror Picture Show : « Denton USA » est extrêmement entraînante, le refrain « Hooooooooooo Shock Treatment » trotte longtemps dans la tête et le Duet Duet final est joyeusement déjanté comme il faut. Bref, le rock kitsch tourne à plein régime et chaque clip musical est un vrai bol d'air frais revigorant (et en plus, il y en a beaucoup !). Le plaisir est d'autant plus grand qu'à la mise en scène, Jim Sherman a des idées plein la tête qui permettent d'éviter la redite du précédent épisode. Outre des décors plus épurés, lorgnant vers un blanc maladif propice à des filtres hallucinogènes (du rose qui pète, du vert agressif) et des costumes toujours aussi déjantés, le film recèle de nombreuses trouvailles visuelles qui permettent de le revoir avec un certain plaisir : un élégant plan séquence d'ouverture à la grue, un autre plan séquence latéral filmant tout un numéro musical par des fenêtres, des vues en hauteur permettant de multiplier les figurants dans les chorégraphie, une utilisation amusante des écrans de télévision permettant de suivre l'action sur un moniteur, une danse dans un entrepôt de costumes audacieuse...
S'il est certain que ce qui faisait le charme immortel du Rocky Horror Picture Show a largement disparu dans ce cocktail psychédélique trop limité dans ses effusions ‘nawak, Shock Treatment demeure cependant un complément indispensable pour tous les fans de l'opéra rock queer. Dynamique et entraînant, l'objet ne mérite pas la réputation de film médiocre (même les séances de minuit lui font la moue) ni pour autant de film culte mais plutôt d'agréable curiosité. Reste quand même qu'en dépit de ce semi-échec, on ne peut s'empêcher de rêver à un troisième épisode The Revenge of the Old Queen, que Richard O'Brien a bien rédigé, dans lequel Riff Raff et Magenta rentraient sur Transylvania et affrontaient la colère de la souveraine et mère du défunt Frank N Furter. Un jour, peut-être...

Pour plus d’informations :

par Mérovingien02 publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 14 novembre 2006



Fiche technique :
Avec Tim Curry, Susan Sarandon, Barry Botswi
ck, Richard O’Brien, Patricia Quinn, Nell Campbell, Peter Hinwood, Meat Loaf et Charles Gray. Réalisé par Jim Sharman. Scénario de Jim Sharman et Richard O’Brien, d’après l’œuvre de Richard O’Brien. Directeur de la photographie : Peter Suschitzky. Compositeur : Richard Hartley.
Durée : 100 mn. Disponible en VO, VOST et VF.


L’avis de Mérovingien02 :
Il est des films incontournables qu'il FAUT avoir VU. Des films tellement généreux qu'ils convoquent notre esprit à tout un pan de l'Histoire du Cinéma. Des films si barrés qu'ils défient toute logique au point d'en devenir fiévreux. Des films si uniques que le terme « culte » semble avoir été inventé exclusivement pour eux. Des films qu'il est indispensable d'aimer, sous peine de voir remis en question tous nos goûts cinématographiques et d'être radié de l'ordre des Spectateurs ayant de bon goût. The Rocky Horror Picture Show est de ceux-là.
Tout commence avec un Néo-zélandais du nom de Richard O'Brien qui quitte son pays après une grosse déception sentimentale pour aller s'installer à Londres et mener une carrière d'acteur. Sans grand succès. Quelques apparitions par-ci par-là mais l'acteur décide de faire tourner la chance en écrivant lui-même sa propre pièce. Il n'y pas vraiment de trame cohérente mais beaucoup de chansons et de références aux classiques de la série B. Il enregistre lui-même la chanson « Science-fiction/Double Feature » et décide de présenter son projet à Jim Sherman, metteur en scène qu'il a rencontré sur la pièce La Main Invisible. O'Brien reçoit le feu vert et se lance dans le casting : il tiendra le rôle de Rif-Raf, Meat Loaf, chanteur ro
ck en vogue, tiendra le rôle du rockeur Eddie et Tim Curry sera Frank N. Furter. Le 16 juin 1973 a lieu la Première du Rocky Horror Show sur les planches du Royal Court Upstairs de Londres. Succès d'estime. Mais peu à peu, le bouche à oreille se répand. La pièce trash voit sa cote de popularité grimper en flèche au point de déménager jusque de l'autre côté de l'Atlantique, dans le théâtre Roxy de Los Angeles. Durant neuf mois, la pièce bat fait le plein et les échos atteignent vite les oreilles de la 20th Fox qui décide de lancer une adaptation cinématographique. À la réalisation, on retrouvera Jim Sherman (qui connaît bien la pièce vu que je l'ai déjà cité deux fois dans les lignes au-dessus : vous suivez ?!!???). Au casting, en dépit du parachutage de comédiens américains (dont Susan Sarandon), on retrouve quasiment l'intégralité du casting de la pièce. L'assure d'une fidélité au modèle et une certitude pour les fans de ne pas être trahis. En septembre 1975, c'est le grand Jour ! Le Rocky Horror Picture Show débarque sur les écrans...
... et se paye un bide monumental ! Pensez donc ! Un film prenant pour vedette un travesti asexué se baladant en collants, dépucelant un couple de jeunes fiancés et créant un homme pour assouvir ses fantasmes sexuels !! Sho
cking !! Lorsque l'avocat découvrit le générique du film et ses lèvres pulpeuses, il hurla pour qu'on enlève cette image obscène !
Pourtant, chemin faisant, le film se crée sa petite aura auprès des marginaux adorant les films de minuit. Programmé de multiples fois, déclenchant une véritable hystérie délirante chez les fans, le Ro
cky Horror a fini par acquérir une immense notoriété : chaque spectateur adorant le film le montre à ses amis qui le montrent à leurs amis qui le montrent... et ainsi de suite. La popularité est telle que chaque samedi soir à Paris, au Studio Galande du Quartier latin, le film est projeté dans une ambiance EXPLOSIVE (chaque spectateur doit venir avec des accessoires et des comédiens jouent le film en même temps que l'écran : une expérience que je vous recommande fortement !!).
Mais au-delà de cet immense cote, il y a le film. Comment un tel film encensant le mauvais goût a-t-il pu à ce point toucher tant de monde ? La réponse est finalement assez simple : le Ro
cky Horror Picture Show est une œuvre dont le message est encore intact aujourd'hui : moquez-vous du regard des autres et vivez votre vie ! « Don't Dream It, Be It ! ». Ça n'a l'air de rien comme ça, mais le film prône tout simplement une sexualité sans tabou, où hétéros et homos sont égaux et se mélangent, où il n'y a plus aucune barrière entre l'homme et la femme et où la bonne morale n'a aucun droit. Invitation à la partouze ? Peut être. Message anti-conventionnel ? Sans aucun doute ! La pilule a dû être bien difficile à avaler pour les spectateurs il y a 30 ans !
Le message du film passe à l'écran par une succession de répliques crues (mais subtiles) mais surtout par un scénario totalement débridé. Jugez plutôt : Brad et sa fiancée Janet sont fraîchement fiancés et décident d'aller annoncer la nouvelle à leur ancien professeur, un handicapé nommé Scott. En route, un pneu éclate. Il pleut, la route est barrée, il n'y a pas de roue de secours. Le jeune couple trouve de l'aide dans un château où une fête mystérieuse, le Congrès des Transylvaniens a lieu. Une réception donnée par le maître des lieux, Frank N. Furter pour fêter la naissance de sa créature, une sorte de monstre de Frankenstein, mais la beauté en plus, et créée dans le seul but d'assouvir les fantasmes de son créateur. Si vous vous demandez ce que c'est que ce film de tarés, vous êtes des looses. Si vous avez reconnu là un hommage vibrant à Ed Wood, vous êtes formidables (si, si, vous l'êtes !) Le film est en effet truffé d'images ringardes et de gadgets absurdes, d'images criardes, de travestis (Ed Wood adorait se travestir) et d'extraterrestres. La grande classe !
En véritable cinéphile nostalgique, Richard O'Brien a truffé sa création d'allusions au génie du nul (accessoirement plus mauvais réalisateur du Monde) tout en prenant soin de convoquer toute la clique du cinéma fantastique et d'horreur rétro. Ça commence dès le générique avec des clins d'œil à Tarentula, Flash Gordon, King Kong ou encore Docteur X. Pas sûr que tout ces films parlent à un public adepte de la Nouvelle Vague mais ces citations ne manqueront pas de titiller les fans de films de monstres et de Zéderies en tous genres. Derrière le grand n'importe quoi de façade se cache tout simplement une vraie déclaration d'amour à un Cinéma de freaks et une apologie du mauvais goût susceptible de toucher tous les marginaux. Il y a fort à parier que seule une petite partie du public sera émue par la fin du film délicieusement ringarde avec le héros qui meurt, tué par un laser faisant un bruit ridicule tandis que sa créature le porte dans ses bras.
Soyons clair, Ro
cky Horror est un film qui se contrefout de plaire à son public. Toute l'équipe se laisse aller à leurs plus gros délires sans s'inquiéter de choquer, sans jamais faire dans le vulgaire. Ainsi, Tim Curry nous livre tout simplement une des interprétations les plus fulgurantes et hypnotiques du Cinéma, en parvenant à gommer toute sexualité définie (est-ce un homme ? Une femme ? Un homo ? Un hétéro ? Un bi ? Un Humain ? Un alien ?) et en alignant les mimiques cultissimes. Susan Sarandon explose littéralement l'écran en passant de petite potiche à une grosse chaudasse en petite culotte (il faut le voir pour le croire !). Tout le reste est au diapason. Un vrai défilé de barjots comme on aimerait en voir plus souvent.
Il y a ensuite le look du film, volontairement « moche ». Non pas que la réalisation ne soit pas soignée mais l'élégance de certaines images (l'arrivée au château hanté, le tourbillon final, le show du fin) contraste avec des décors épurés aux murs fluo, dans la mouvance des pires délires kitsches du Cinéma. Comme pour se moquer définitivement du bon goût et de la bienséance, quantité d'œuvres d'art sont détournées et placées dans un contexte pour le moins déviant : le tableau Withler's Mother voit sa vieille femme remplacée par le ro
ckeur MeatLoaf déguisé en grand-mère, celui appelé American Gothic resurgit dans le hall du château à côté d'un cercueil et se retrouve carrément mis en scène dans l'introduction à la chapelle et la plus célèbre œuvre de Michel-Ange se retrouve en symbole gay au fond d'une piscine ! Ajoutons à cela nombre de références à quelques grands chefs-d'œuvre du cinéma, tel le « Love/Hate » sur les doigts repris à la Nuit du Chasseur de Charles Laughton on bien le chapeau d'une Transylvanienne qui n'est autre que les oreilles de Mickey puis une pincée de référence crypto-gay (le chiffre tatoué sur la cuisse de Frank était une marque de parfum adoré par les homos) et vous obtenez un film au look pour le moins surprenant, unique et qui ne ressemble qu'à lui-même.
Finissons enfin par signaler LE point fort du Ro
cky Horror (ou plutôt l'élément le plus attractif) : sa musique. Étourdissante, faite de morceaux rock très 70's et qui donnent immédiatement envie de danser, la comédie musicale se mue en véritable cabaret explosif avec des morceaux tels que Time Warp ou Touch Me alternés avec des chansons plus volontairement cucul plus en phase.
Plus de 30 ans après sa sortie, le Ro
cky Horror demeure donc un film culte indispensable. Un joyau taillé dans un bâton de rouge à lèvres et qui ne cesse d'entretenir sa légende tant sa force satirique n'a rien perdu de son mordant. La preuve qu'il s'agit d'un classique immortel du cinéma et du théâtre ? Russel Crowe a débuté dedans, de même qu'Anthony Steward Head (Giles dans Buffy) ! Le Rocky Horror Picture Show, la référence absolue en matière de comédie musicale et de mauvais goût rétro !!! Si vous ne l'avez pas vu, vous DEVEZ le voir ! Ach (comme dirait le Docteur Von Scott) ÉXECUTION !!!
Pour plus d’informations :
Le site officiel français
Le site officiel américain

par Mérovingien02 publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 14 novembre 2006



Fiche technique :
Avec Tim Curry, Susan Sarandon, Barry Botswi
ck, Richard O’Brien, Patricia Quinn, Nell Campbell, Peter Hinwood, Meat Loaf et Charles Gray. Réalisé par Jim Sharman. Scénario de Jim Sharman et Richard O’Brien, d’après l’œuvre de Richard O’Brien. Directeur de la photographie : Peter Suschitzky. Compositeur : Richard Hartley.
Durée : 100 mn. Disponible en VO, VOST et VF.


L’avis d’Anthony Sitruk (filmdeculte) :
Il y a plus de vingt-cinq ans sortait dans les salles à grand renfort de publicité ce qui est devenu depuis l'un des gros échecs de l'année 1975, mais aussi l'un des plus grands phénomènes cinématographiques de l'Histoire. Réalisé pour un million de dollars, Le film The Rocky Horror Picture Show rapporte en un an la somme ridicule – même pour l'époque – de 450 000 dollars. Aujourd'hui, le film a rapporté rien que dans les salles américaines près de cent cinquante millions de dollars. Évidemment, il est toujours un peu lourd, voire même vulgaire, de commencer par les chiffres du box office – même si ces chiffres sont significatifs dans ce cas-là. Alors commençons par le commencement.
IT WAS GREAT WHEN IT ALL BEGINS
En 1973, Richard O'Brien, acteur au chômage, estimant qu'on n’est jamais mieux servi que par soi-même, écrit en quelques jours une comédie musicale intitulée They Came from Denton High. Faisant le tour des producteurs, le jeune scénariste trouve rapidement preneur en la personne de l'Anglais Lou Adler. La pièce se monte, change plusieurs fois de titre (The Rocky Hor-roar Show, puis le définitif Rocky Horror Show), et fait un carton dans les petites salles de théâtre anglaises. Bardée de prix en Angleterre (meilleure comédie musicale, meilleur scénario...), la pièce débarque triomphalement aux États-Unis, fait un tabac à Los Angeles... Et un four à Broadway – qu'on attribue généralement à une mauvaise publicité et au choix malheureux de la salle.
La pièce raconte l'histoire de deux jeunes amoureux, Brad et Janet, qui partent de nuit retrouver leur ancien professeur pour lui annoncer leur futur mariage. Sur la route, sous un orage, un pneu crève. Les deux tourtereaux n'ont d'autre solution que d'aller chercher de l'aide auprès des occupants du château voisin. À l'intérieur, ils découvrent un monde fait de débauche, dirigé par le Dr. Frank N'Furter, scientifique extra-terrestre, travaillant à la construction de la créature parfaite : un beau blond musclé répondant au doux nom de Ro
cky. Brad et Janet ne pourront résister à l'attrait de la chair et seront débauchés avant la fin de la nuit... Évidemment, Hollywood ne tarde pas à faire les yeux doux à la petite troupe. Richard O'Brien accepte d'adapter son bébé pour le grand écran, et s'y attelle avec Jim Sharman, australien metteur en scène de la pièce originale. Le texte est retravaillé, les chansons aussi. Les rôles sont redistribués – au casting de la pièce s'ajoutent Susan Sarandon, Meatloaf... Le tournage du Rocky Horror Picture Show débute en 1974 dans un château anglais, Oakley Court, dans lequel De Gaulle a résidé durant la seconde guerre mondiale.
HOW STRANGE WAS IT ? SO STRANGE THAT THEY MADE A MOVIE ABOUT IT !
Septembre 1975, le film, très attendu, est projeté à la presse. Le désastre est total. La moitié des spectateurs quittent la salle avant la fin du film. En résumé, on reproche au film de ne pas retrouver l'ambiance délirante de la pièce. On lui reproche également ses trop grandes approximations, ses mauvais effets spéciaux, sa mise en scène inexistante... Les producteurs prennent peur et balancent le film n'importe comment un mois plus tard au public américain. À l'échec critique succède l'échec public. Petit cours d'histoire : 1970 était une période fabuleuse durant laquelle une mode a éclos, celle des midnight movies. Le principe est simple : rentabiliser un petit film sur plusieurs mois ou années, en ne le projetant qu'une fois par semaine (le samedi à minuit) dans quelques salles du pays. C'est ainsi que quelques films difficiles d'accès ont pu devenir de très grands succès (El Topo, Eraserhead, Pink Flamingos...). Les producteurs du Rocky Horror Picture Show accordent donc à Lou Adler une dernière chance et sortent le film en avril 1976 dans une salle de Greenwich Village à New York.
C'est à ce moment que le phénomène commence. Le directeur de la salle où est projeté le film fait état d'un fait bizarre : chaque semaine, il n'y a que vingt spectateurs dans la salle... Mais ces spectateurs sont toujours les mêmes ! La Fox flairant le bon coup décide de ressortir le film dans un plus grand parc de salles, mais toujours selon le même principe des séances de minuit. C'est ainsi que la deuxième vie du film démarre. Le bouche à oreille aidant, les exploitants affichent tous au fur et à mesure complet tous les samedis soir. Ceci pour la première étape. Le deuxième temps fort commence quelques mois après la re-sortie du film, quand un jeune étudiant, Louis Faresse lance une blague pendant la projection du film. Le culte tel qu'on le connaît actuellement démarre. Quelques semaines plus tard, une jeune femme du nom de Dori Hartley (devenue chanteuse depuis) vient à la séance déguisée en Frank N'Furter. Dans la salle, les blagues fusent, le riz et l'eau volent pendant les scènes de mariage ou d'orage, les costumes sont de plus en plus nombreux...
Le succès est total. Et s'étend au reste du pays et du monde. Des spectateurs se lèvent durant la séance pour jouer devant l'écran leur rôle préféré, s'organisent en castes, créent des fans-clubs... Tout cela aboutissant à une gigantesque convention pour le dixième anniversaire du film, en 1985, à laquelle participent les acteurs du film et plusieurs centaines de fans en délire. Depuis, le culte va bon train, des conventions sont organisées chaque année, le fan-club compte plus de 40 000 membres, plusieurs milliers de sites sont consacrés au film, et les articles sur le Rhps se négocient contre des fortunes. Le film est projeté dans plus de 200 salles aux États Unis, trois salles en Angleterre, en Italie, une salle en France, une dizaine au Japon...

POURQUOI C'EST CULTE ?
Alors pourquoi un tel culte, plus de vingt cinq ans plus tard ? Pourquoi ce film reste t-il toujours à l'affiche, renouvelant ses spectateurs chaque année ? Pourquoi certains l'ont vu au cinéma plusieurs centaines de fois (le record étant détenu par Sal Piro, entré dans le Guiness Book en 1987 au moment de sa 750e séance – il a aujourd'hui dépassé les 1 500 visions) ? À cela plusieurs réponses. La première étant le sexe, la drogue, le rock n'roll... Le film constitue une sorte de révolte contre la bonne morale qui condamne ces trois éléments. Tout comme Tommy (de Ken Russel, il faudra qu'on y revienne un de ces jours), The Rocky Horror Picture Show montre que les homosexuels étaient à l'époque considérés comme des extra-terrestres. Richard O'Brien s'insurge contre la morale de la société anglaise et tente de retrouver l'ambiance woodstockienne de la décennie précédente. Par le biais de chansons et d'images extrêmement osées pour l'époque, le scénariste choque et se pose en parfait successeur des délires de Russ Meyer – par exemple, l'emblème du film, les bas résilles, y étant pour beaucoup.
La musique a fait beaucoup pour le succès du film. La première chanson du film Science Fiction Double Feature est à elle seule un coup de génie – sur laquelle nous reviendrons. Les autres, bien que moins brillantes, sont tout de même excellentes. Et sont reprises en cœur par les dizaines de fans qui assistent chaque semaine à la projection du film. Et les pas du fameux Time Warp (un saut sur la gauche, quelques pas sur la droite...), LA danse du film, encouragent les spectateurs à se lever durant la chanson. Pour qu'un film soit défendu par une poignée d'admirateurs et surtout pas considéré comme un chef-d'oeuvre, il faut qu'il ait ses défauts. Le Ro
cky Horror n'est pas épargné de ce côté-là. Les puristes diront que « c'est fait exprès ». Probablement. Mais ce sont ces défauts qui font que l'on a envie de défendre ce film contre vents et marées : des effets spéciaux calamiteux, de nombreuses fautes de raccord, un scénario quasi incompréhensible... Il est inutile de dire que le film est absolument parfait puisque ses qualités viennent justement de ses défauts. Vous imaginez le Rocky Horror avec des effets numériques à la Matrix ?
Il est évident que ces défauts ont un sens, une raison. Et cette raison est également celle du phénomène Ro
cky Horror. Les mauvais effets spéciaux sont là pour parodier les anciens films de science-fiction des années 1930 à 1950. Rien que la superbe chanson du générique fait référence à plus de vingt films de série B de science-fiction (Flash Gordon, Tarantula, Le Météore de la nuit, Planète interdite...). Le reste du film est du même tonneau. Le film reprend la trame des vieux Frankenstein (sauf que cette fois la créature est un objet de plaisir et non de terreur), et y ajoute des détails repris à Dracula (les occupants du château viennent de la planète Transsexuel de la galaxie... Transsylvanie), La Nuit du chasseur (les mots « hate » et « love » tatoués sur les mains de Meatloaf), King Kong (la mort de la créature)... En faisant référence à des icônes de la culture cinématographique américaine, en les assimilant à ce point, les créateurs du film ne pouvaient que lancer un véritable objet de culte. Bien que plus réussi, le sublime Phantom of the Paradise de De Palma par exemple ne pouvait récolter le même succès car faisant référence à des oeuvres littéraires et non cinématographiques (il est d'ailleurs amusant de constater que le seul pays où le film de De Palma a eu du succès à l'époque reste la France).
Aujourd'hui, The Ro
cky Horror Picture Show est au top de sa popularité. Les 13 et 14 octobre 2000 a eu lieu une convention en l'honneur des vingt cinq ans du film. Des figurines à l'image des personnages sont également sorties. Des tas de livres sont réédités chaque année, la pièce continue de tourner dans le monde entier, les disques tirés du film ou de la pièce se comptent par dizaines... Et le film continue d'être projeté toutes les semaines un peu partout dans le monde (à Paris c'est au Studio Galande dans le 5e), pour le plus grand plaisir des spectateurs et de Richard O'Brien qui, à cinquante ans, reste le plus charmant des hommes – il vient par ailleurs de sortir un album absolument splendide Absolute O'Brien.
Pour plus d’informations :

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par Anthony Sitruk (filmdeculte) publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 14 novembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Les Pubs Roses
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Mardi 14 novembre 2006

Distribution :
Auteur : Harvey Fierstein.
Mise en scène : Christian Bordeleau.
Avec Éric Guého, Frédéric Chevaux, Rosine Cadoret, Brigitte Guedj, Firmin David, Thomas Maurion, Jean-Philippe Maran, Étienne Lemoine.

Actuellement jouée au :


L’avis de Matoo :
Je suis un gros fan du film Torch Song Trilogy de 1989 avec Matthew Broderick, la sublimissime Anne Brancroft (quels sont les hérétiques qui n’ont pas vu le film Miracle en Alabama hein ???) et Harvey Fierstein dans le rôle qu’il avait écrit pour lui au théâtre. À la base, il s’agit de trois pièces de théâtre qui ont été regroupées sous ce nom, et qui a eu un succès dingue à Broadway.
J’y allais avec pas mal de réticences parce qu’en tant que fan du film, de sa brillante VO et ses époustouflants interprètes, il fallait que la VF tienne la route pour le fond, que les comédiens puissent à la fois reprendre et se réapproprier cette histoire, et enfin que la mise en scène puisse relever le challenge de ces deux heures de jeu. J’ai été encore plus désappointé et méfiant quand j’ai vu tous les logos qui ornaient le bas de l’affiche (je ne les avais pas vu)… Oh putain, sponsorisé par Têtu, PinkTV, Illico, Citegay et consorts… Et manifestement, 99 % de l’assistance était gay, ce qui laissait présager du pire. Je n’avais pas envie de voir une comédie gay, pour des gays, avec des gays, par des gays. Et pas non plus une pièce avec des mecs à poil pour satisfaire la lubricité de certains et s’afficher comme pièce pédé. Mais de toute façon, j’imaginais bien que le public intéressé et au courant serait particulièrement homo vu le sujet. D’ailleurs le film est culte principalement pour les homos.
J’ai rapidement pu mettre toutes mes interrogations de côté et tous mes doutes à la poubelle. Malgré quelques petits défauts, j’ai été absolument comblé par cette interprétation de la pièce de Fierstein. Il s’agit là d’un spectacle de grande qualité, qui transcende vraiment les genres et les orientations sexuelles, aux comédiens et comédiennes remarquables et à la mise en scène très efficace malgré quelques longueurs (mais inhérentes au texte je pense). Les trois tableaux se déroulent pendant deux heures, et le plaisir va crescendo, tandis que le comédien principal prend de plus en plus de substance et s’affirme au-delà de ses problèmes et de son manque de confiance.
Je trouvais Eric Guého plutôt moyen (pour être gentil) sur PinkTV, mais force est de constater qu’il est brillant et impeccable dans cette pièce. Il incarne un merveilleux Arnold Be
ckoff avec tout ce qui faisait la fibre irrésistible du personnage : ironique, grinçant, coléreux, diva, excessif, dépressif et au magistral humour feuje new-yorkais. J’aime beaucoup ce personnage qui est une Zaza Napoli qui cherche l’amour et qui souffre de son physique tout en ironisant dessus pour mieux s’en détacher.
Nous avons donc trois tableaux qui racontent et exposent trois moments de la vie d’Arnold Be
ckoff, un drag qui se produit dans un cabaret. Le premier dépeint le quotidien d’Arnold et sa rencontre avec un type de qui il s’entiche. Ce type, Ed, est bi et ne veut surtout pas s’engager. Cette partie est certainement celle qui souffre le plus de longueurs, d’un texte qui a un peu vieilli et au final d’une certaine platitude. On peut avoir un peu peur de cette classique histoire du pédé qui tombe amoureux d’un hétéro pour qui il n’est qu’une simple passade. Classique, classique. Heureusement, Arnold fait déjà montre de ses cinglantes et hilarantes réparties, entre humour queer et désarmantes désillusions.
La seconde partie se déroule quelques mois plus tard. Arnold a bien souffert de sa relation, mais en a finalement fait le deuil dans les bras du magnifique Alan, un jeune top-model. Ils sont invités à la campagne chez Ed et sa nouvelle compagne : Laurel. Les chassés-croisés entre les personnages sont assez bien sentis, et il y a un jeu scénique dans les dialogues « deux à deux » alternés qui m’a énormément plu, et qui donne une dynamique énorme à la scène. On sent toujours poindre en Arnold des sentiments pour Ed, et en ce dernier une flamme maladroitement étouffée pour Arnold. On est alors complètement dans la narration, et dans les dialogues qui fusent avec toujours beaucoup de justesse et d’humour sur les relations de couple.
L’ultime moment de la vie d’Arnold est le plus passionnel et réussi. Cinq ans plus tard. Alan est mort, battu à mort par des homophobes dans la rue. Arnold a du mal à dépasser cette perte, il prend sous son aile un môme de 15 ans, qui est gay et qui passe de familles d’adoption en familles d’adoption. Les services sociaux finissent par le lui confier, et le gamin prend peu à peu ses marques. Ed revient sur le devant de la scène, ça ne va plus avec Laurel, il demande à Arnold de l’héberger quelques jours. Sur ce, débarque la mère d’Arnold, mère juive new-yorkaise par excellence (surtout interprétée par Anne Bancroft), à qui il n’a rien dit… ni sur la nature de la mort d’Alan, son « fils » ou Ed.
Les scènes d’anthologie avec la mère d’Arnold sont le pilier de cet « acte », et ne laissent vraiment pas indifférents. En effet, on y voit à quel point les deux êtres sont liés par l’amour qu’ils se portent, mais aussi séparés par un mur d’incompréhension et de dissension. Leurs caractères si semblables et explosifs donnent lieu à des échanges aussi croustillants, tragiques qu’émouvants, et sont portés par les deux comédiens avec énormément de talent. Rosine Cadoret (que j’ai déjà vu à la téloche dans des petits rôles, c’est certain) ne copie pas le rôle d’Anne Bancroft et compose une excellente mère.
Évidemment, nous n’avons pas échappé au bellâtre d’Alan en boxer CK très seyant… mais au moins, il l’a gardé sur les fesses. Ils ont en tout cas choisi un très beau mec, et surtout qui a bien assuré son rôle (il n’est pas extraordinaire, mais tient la route).
Il s’agit vraiment d’une pièce aux problématiques encore très actuelles et on ne peut s’empêcher de s’identifier. Outre cela, ces personnages si touchants et authentiques ont une portée bien plus universelle que ce qu’on pourrait penser au premier abord. Je suis vraiment enchanté par cette bonne traduction, et du passage si « smooth » de la VO à la VF. Mais surtout, quel bonheur de passer deux heures en compagnie de comédiens et comédiennes inspirés et portés par leur texte. Aucune réplique ne sonne faux dans cette pièce dont le texte n’est pourtant pas toujours très facile et plutôt verbeux, et aux échanges intenses, tour à tour émouvants, drôles, tragiques ou pathétiques.

L’avis d’Alex et Greg :
Hier soir, nous sommes allés avec Matoo voir Torch Song Trilogy au Vingtième Théâtre. Greg et moi n'en avions jamais entendu parler, pas plus que du film qui en a été tiré, ce fut donc pour nous une découverte, plutôt bonne d'ailleurs.
La pièce retrace au travers de trois tableaux, les moments forts de la vie d'Arnold qui vit ouvertement sa vie de gay tout en refusant toute forme d'hypocrisie, de déni ou de mensonges quitte à en payer les conséquences.
Le premier tableau nous montre la rencontre d'Arnold et d'Ed qui ne s'assume pas et préfère s'enfermer dans le mensonge pour vivre une vie « normale » et connaître le mariage. Cette première époque de la vie d'Arnold est probablement la moins réussie, la faute à un rythme un peu bancal (avait-on véritablement besoin des chansons ?) qui a eu du mal à nous accrocher. Heureusement cela s'améliore après.
Le deuxième tableau nous montre Arnold en couple avec Alan. Une relation passionnée et un peu mise à mal par un week-end passé chez Ed et sa femme. Là, le rythme s'accélère, on se laisse vraiment prendre par les petites répliques qui fusent et qui font rire. Et quelques idées de mise en scène nous ont vraiment séduites (le petit passage des dialogues croisés où l'on suit plusieurs conversations en même temps était plutôt sympa). Petit bémol, Greg et moi avons ont un peu de mal à accrocher à la situation qui nous a semblé un peu fausse. Mais ce tableau se regarde tout de même avec plaisir.
Survient alors le tableau trois, quelques temps après la mort d'Alan. Arnold a recueilli chez lui Ed qui s'est séparé de sa femme et a adopté le jeune David. Quand surgit la mère d'Arnold... Ce tableau-çi est de loin le plus réussi, la mère et le fils adoptifs sont excellents et les dialogues font vraiment mouche. De francs fous rires laissent soudain la place à de beaux moments d'émotion...
Au final nous avons passé un très bon moment en dépit d'un début qui ne nous convainquait pas. Rares sont les pièces dites « homos » qui sonnent aussi vrai et ne versent pas dans la caricature. Le tout était emmené par des acteurs excellents et par une mise en scène assez vigoureuse et intéressante. Bon, dans la salle, on avait un petit peu l'impression d'être dans une annexe du Marais et après avoir vu la pièce, je le regrette un peu car je pense qu'elle pourrait vraiment s'adresser à un public plus élargi.

par Matoo, Alex et Greg publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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