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et l'arrivée de Marc-Jean Filaire,
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Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
et à
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Jeudi 17 novembre 2005
par Daniel C. Hall publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Jeudi 17 novembre 2005
par Daniel C. Hall publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Jeudi 17 novembre 2005

Fiche technique :
Avec Anthony Ma
ckie, Kerry Washington, Ellen Barkin, Monica Bellucci, Jim Brown, Sarita Choudhury, Ossie Davis et Brian Dennehy. Réalisé par Spike Lee. Scénario de Michael Genet et Spike Lee. Directeur de la photographie : Matthew Libatique. Compositeur : Terence Blanchard.
Durée : 138 mn. Disponible en VO, VOST et VF.

Résumé :
Diplômé de Harvard, John Henry "Jack" Armstrong est cadre supérieur dans une entreprise de biotechnologie. Mais lorsqu'il dénonce les malversations financières de ses patrons à la Commission des Opérations de Bourse, il est aussitôt licencié. Désormais considéré comme un mouchard, il est aux abois.
Quand son ex-compagne Fatima, brillante femme d'affaires devenue lesbienne, lui propose d'être le père biologique de son enfant et de celui de sa nouvelle petite amie Alex contre paiement, Ja
ck entrevoit le moyen de se faire de l'argent facile. Son « commerce de paternité » à 10 000 dollars le rendez-vous lui assure bientôt la célébrité : les lesbiennes en mal d'enfant sont de plus en plus nombreuses à solliciter ses services.
Mais entre les tentatives de ses ex-patrons de le faire tomber pour fraude et sa reconversion douteuse, la vie de Ja
ck prend un tour bien compliqué...
L'avis de Samuel M. :
C’est avec opportunisme que Spike Lee centre son film autour de thèmes tels que la recherche contre le sida et la maternité lesbienne. Comment expliquer autrement qu’au sein d’un film assez démagogique (voir la scène du procès et la comparaison avec Frank Wills), on trouve un patchwork de scènes montrant de manière habile tout et son contraire ? Le réalisateur semble jouer aussi bien avec les préjugés que contre eux. On y voit le héros, John Armstrong (Anthony Mackie, à la fois sobre et à l’aise dans la folie du film), rabaissé au rang d’objet sexuel par un groupe cosmopolite de lesbiennes lipstick faisant appel à ses services d’étalon, en une scène de retournement irrésistible. Cependant, les (com)plaisantes scènes d’accouplement montrent des femmes découvrant le plaisir masculin, de la prude à la délurée, en passant par la mystique ou la pragmatique. Cette séquence est suivie par l’arrivée d’un nouveau contingent de lesbiennes, cette fois-ci masculines, bâties en force et peu effarouchées par un mâle qu’elles dominent entièrement. Ces scènes jubilatoires où le héros étouffe littéralement sous les exigences féminines forment l’exact pendant de la séquence susmentionnée...
Pour le reste, l’intrigue entre son ex-fiancée bisexuelle, Fatima (Kerry Washington), et la compagne de celle-ci, Alex, s’avère fadement conventionnelle : on devine que l’ex va fondre de nouveau pour le beau John Armstrong, et le ménage à trois apparaît comme une solution facile : Armstrong et Fatima s’embrassent, puis Fatima tend la main à Alex, qu’elle embrasse sous le regard de John ; enfin Alex se laisse embrasser par John... Dénouement peu réaliste mais conçu pour réconcilier opposants et militants (de quoi au juste ? On sent qu’on cherche à séduire la plus grande majorité possible dans le public).
La scène qui clôt le film est peut-être plus réjouissante : sur une plage, les jeunes mères confient les enfants à leur père, qui se voit ainsi investi du rôle parental, tandis qu’elles s’embrassent, conservant la haute main sur la sexualité. On assiste alors à une répartition originale, qui remet en cause la classique « division naturelle » des tâches. Enfin, on peut aussi voir ce film comme faisant la promotion de la maternité lesbienne, montrée de manière enjouée, et vantant l’insémination artificielle, lorsqu’on voit avec quelle exigence les donneurs sont choisis (contre les idées élitistes exprimées par les « clientes » du héros).

Pour plus d’informations :
Bande annonce
Site officiel du film

par Samuel M. publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 17 novembre 2005

Fiche technique :
Avec Isabelle Carré, Catherine Frot, Melvil Poupaud, François Berléand, Julie Depardieu, Claire Nebout, Eva Ionesco, Marc Andreoni, Emmanuelle Riva et Jacques François. Réalisé par Danièle Dubroux. Scénario de Danièle Dubroux et Pascal Richou. Directeur de la photographie : Jean-Marc Fabre. Compositeur : Reno Isaac.
Durée : 106 mn. Disponible en VF.

Résumé :
Une fille de bonne famille bisexuelle en ménage avec une jeune critique de cinéma, un mari maso relégué au garage qui espère reconquérir sa femme, un jeune homme fougueux que les situations tordues excitent un peu trop...
Une mystérieuse maison close vient d'ouvrir et propose des traitements de choc, menés par des dominatrices, « pour soulager tous les problèmes de libido ». Les voilà bientôt tous embarqués dans une thérapie intensive qui va les mener au bout d'eux-mêmes.

L'avis de Samuel M. :
Danièle Dubroux, qui nous avait ravis avec Le Journal du séducteur, intrigant conte sur le désir tissé d’humour noir, fait débuter son dernier film au sein d’un couple de lesbiennes, Catherine (Isabelle Carré) et Agnès (Catherine Frot). Cette dernière voit débarquer son ex-mari, Adam (François Berléand), qui se prétend amnésique et qui, pour s’installer chez elles, prétexte ne pouvoir recouvrer la mémoire que dans les lieux de son passé. De son côté, Bruno (Melvil Poupaud) tombe amoureux de Catherine au premier regard. Apprenant l’infortune d'Adam, il décide de faire d’une pierre deux coups : conquérir Catherine et rendre Agnès à son légitime époux.
Sous les yeux ahuris du spectateur, Dubroux filme l’implacable victoire du stratagème pourtant transparent et de la mise en scène grossière de Bruno : l’intrigue toute entière obéit à la loi du désir masculin hétérosexuel, et tout se passe comme prévu. La scène finale, où Adam (au prénom prédestiné) coule des jours paisibles entouré de sa femme et de la nouvelle maîtresse de celle-ci, ne dissipe pas la lourde impression d’arrangement en faveur de l’homme, qui retire tous profits de la situation finale. Les critiques qui parlent de « subversion » semblent trouver le couple lesbien traditionnel au possible, et l’hétérosexisme furieusement tendance...
Devant tant de roublardise, on ne peut se rattraper qu’à l’idée que la réalisatrice a été aveuglée par son scénariste. Restent la satire de la critique de cinéma underground, savoureuse, la description hilarante du milieu SM où évolue Bruno (mention spéciale pour la trop rare Claire Nebout, excellente en dominatrice), et la part d’autobiographie. En effet, l’histoire, dans ses grandes lignes et aussi invraisemblable qu’elle soit, est réellement arrivée à l’auteure. Il est regrettable qu’elle n’en ait pas tiré quelque chose de plus original et inspiré.  

L’avis d’Oli :
Mauvais signe, j'ai du mal déjà à vous expliquer l'intrigue du film. En gros, Melvil Poupaud va aider François Berléand à retrouver son ex-femme, Catherine Frot, qui vit maintenant avec Isabelle Carré, laissant François Berléand vivre dans le garage aménagé pour l'occasion. Et Melvil Poupaud bosse pour un cabinet de relaxation psychologie par réalisation de fantasmes sexuels. Et Eva Ionesco, en couple lesbien, veut que Melvil Poupaud lui fasse un gosse (aucun rapport avec le reste de l'histoire, une incongruité de plus dans ce film).
La caution humoristique de ce film semble être la dimension sexuelle perverse. On sourit facilement à voir des consuls se déguiser en soubrette pour se destresser. Après, ben, c'est flou. Une construction en (deux) tableaux très très capillotractée, des rebondissements pas nécessaires, des acteurs qui tentent tant bien que mal de relever le niveau (mais même Catherine Frot a du mal à rendre son personnage attachant, tellement le scénario ne s'y prête pas). La mise en scène manque singulièrement de chaleur et ne vient donc même pas donner un coup de main au scénario anémique. Et puis voilà, quoi. On se dit que l'histoire ne valait pas le coup d'en faire un film, que faut y aller seulement pour voir comment de bons acteurs se dépatouillent, et qu'on aurait mieux fait d'aller voir Mensonges et Trahisons si on tenait absolument à aider le cinéma français. Ou de finir sa nuit tranquillement chez soi.
C'est plat, c'est sans intérêt, très décevant.

Pour plus d’informations :
Bande annonce

 
par Samuel M. et Oli publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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