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Jeudi 2 novembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Jeudi 2 novembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Jeudi 2 novembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Jeudi 2 novembre 2006

Fiche technique :
Avec Clovis Cornillac, Julie Depardieu, Michel Duchaussoy, Lionel Abelanski, Philippe Duquesne, Jean-Michel Lahmi, Alain Fromager, Gilles Gaston-Dreyfus, Hector Cabello Reyes et Anne Caillon. Réalisation : Eric Lavaine. Scénario : Eric lavaine et Hector Cabello Reyes, sur une idée d’Hector Cabello Reyes. Image : Vincent Mathias. Musique : Moto, The supermen lovers.
Durée : 93 mn. Actuellement en salles.


Résumé :
Beaux, jeunes et amoureux... Marc et Emma sont les nouveaux propriétaires d'une maison inhabitée depuis trente ans. Ils ignorent que la cave de la maison a abrité, il y a bien longtemps, une boîte de nuit gay.
Le 29 avril 1979 à 2 heures du matin, suite à un incident électrique avec la machine à mousse, en pleine fête disco, la boîte a été dévastée. Parmi les danseurs, cinq corps n'ont jamais été retrouvés.
Aujourd'hui, la maison est hantée par cinq fantômes fêtards, taquins et gays. Marc les voit. Emma ne les voit pas. Les « visions » de Marc vont précipiter le départ d'Emma.
Marc se retrouve seul avec ses interrogations. Touchés par cet homme à la dérive, les fantômes vont l'aider à reconquérir Emma.

L’avis de Matoo :
Encore une de ces comédies pédé avec du potentiel, mais qui au final m’a fait l’effet d’un pétard mouillé. Parce que ce n’est pas très bon, parce que le scénario est au ras des pâquerettes, et parce que ce n’est pas très drôle. Et comme tout l’effort est placé dans des scènes de comédie qui ne m’ont pas fait rire, eh bien je n’ai pas été assez distrait et les défauts me sont apparus en pleine face.
Pourtant il y a un tas de points positifs dans ce film. Déjà le plus important pour le pédé que je suis : il ne s’agit pas d’une comédie homophobe ou qui traite le sujet des homos de manière choquante. Évidemment ce sont des clichés, mais rien de faux ou d’une caricature qui friserait l’insulte. Au contraire, le ton est incroyablement bien dosé pour que ce soit marrant, et gentiment moqueur.
L’histoire à la base m’amusait bien. Une boite de nuit gay de banlieue qui crame en 1979 et cinq pédales qui deviennent les fantômes des lieux. Clovis Cornillac et Julie Depardieu qui emménagent, et hop les fantômes qui n’ont pas conscience de leur statut, et qui continuent à se démener sur Boney M dans la cave. Clovis Cornillac est le seul à les entendre, puis à les voir, tandis que Julie Depardieu pense que son mec est de plus en plus étrange. Une fois qu’il a compris que les pédales discos de la cave sont des esprits, Cornillac décide d’y remédier.
J’ai beaucoup ri à quelques gags et répliques qui vraiment sont sympas, mais c’était entre de longues scènes pas drôles du tout, et qui mettaient en exergue pas mal de défauts. Des mouvements de caméra erratiques, des moments longs et lassants, des dialogues qui tombent à plat, une intrigue qui peine à s’installer alors qu’elle est d’une simplicité assez enfantine… Bref, ce n’est pas un bon film. C’est dommage car Cornillac et Depardieu sont très bons, ainsi que les différents personnages homos qui représentent quelques savoureux clichés du genre. Et puis les fesses de Cornillac, il faut avouer que c’est un bonheur.
L’arrivée de Michel Duchaussoy et le placement de produit matraqué marquent une partie du film qui m’a un peu plus rasséréné. Duchaussoy en exorciseur latiniste taré est vraiment marrant, et la pub MacDo est habile en jouant sur un effet de répétition incongru et d’autant plus efficace pour la marque en question. La fin qui vire sur du « Queer eye for a straight guy » est classique mais efficace.
Mais là où le bas blesse pour moi c’est dans les intrigues sentimentales. Que ce soit entre Cornillac et Depardieu, ou bien le pote et sa copine, ou encore le summum avec les histoires entre pédés (vraiment ridicules…), ce n’est pas drôle ou émouvant, c’est juste bancal et naze. Le genre en lui-même est plutôt pas mal, le film s’apparente dans les premières images à une bonne série B d’épouvante à tendance tapette qui aurait pu bien se goupiller. Mais selon moi, c’est raté malgré quelques bons traits.

L’avis de Panama the Great :
Eh oui j'y suis allé ! Il fallait bien que quelqu'un se sacrifie, non ?
Déjà, la salle est remplie de familles et de couples cinquantenaires. Pas un seul petit homo dans les rangs. Oups, ça commence mal si la Grande Communauté boycote...
Le film commence. Et la première impression est désastreuse : au lieu d'un remake du génialissime BeetleJuice, on a droit à un (très) mauvais épisode de Buffy contre les vampires : mouvements de caméra erratiques, dialogues pour ados, effets spéciaux d'une mauvaise série B. Le faux miaulement électronique du chat est particulièrement pathétique. On a droit en 10 minutes à tous les poncifs du genre.
Et même les acteurs – pourtant confirmés – semblent ne pas y croire du tout.
Et puis, tout doucement, le film trouve ses marques. La joyeuse troupe de fantômes gay est très réussie : look, couleurs seventies, attitudes, vocabulaire : tout y est, on s'y croirait ! Un vrai retour à la période glam disco, rythmé par l'obsessionnel et jouissif Raspoutine des Bonney-M qui rappelera bien des souvenirs à beaucoup d'entre nous...
Finalement, le film n'est pas raté. Bien sûr, ça reste pour moi une série B, à regarder à la télévision un soir où l'on s'ennuie. Et puis, il y a pour les aficionados les épaules de Cornillac, les pectoraux de Cornillac, la chute de rein de Cornillac, les fesses de Cornillac mais pas sa bite faut pas rêver...
Allez donc voir ce film sans idées préconçues. Ça ne vole pas bien haut, certes, mais finalement, il y a quelques bons passages qui ont réussi à faire rire la salle. Je crois bien également qu'il en sortira un ou deux dialogues cultes (« Ahhhh, il veut nous marier !!!! »).
Et puis les gay ont le bon rôle dans ce film. Un argument de plus pour le voir, non ?

-- Un rôle pour Panama ? Celui du mec qui emballe le petit Cornillac dans la boîte de nuit gay. Car, si je n'ai jamais eu trop de goût pour les travestissements, j'ai toujours aimé les hommes en costume cravate.
Pour plus d’informations :
Site officiel du film

par Matoo et Panama the Great publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 2 novembre 2006


[Note rajoutée par DCH : Ceci n'est pas une photo de Zanzi ! Croix de bois, crois de fer, si je mens...]


Aujourd’hui jour des défunts, je vais célébrer le trépas annoncé d’une fête irlando-américaine dont l’heure de gloire est céans passée : Halloween. Tous les indicateurs le disent : Halloween est en déclin et ne fait plus recette. Cela ne m’étonne pas, car cette fête, en France, procédait d’un effet de mode. Or, depuis Coco Chanel, on sait que « la mode est ce qui se démode ». De nombreuses séries et des films de série B ou Z venus d’outre-atlantique avaient, dans les années 90, favorisé la montée en puissance de cette institution qui n’a jamais fait partie de notre patrimoine national et de nos traditions.

Preuve que les voyages transatlantiques ne réussissent vraiment pas à tout ce qui nous vient d’Amérique, la fête de la veille de la Toussaint, une fois arrivée chez nous, fut pratiquée à la française, c’est-à-dire de façon bordélique et désordonnée. Pour autant que je sache, Halloween c’est le 31 octobre, pas le 30 octobre ni le 1er novembre. Cet axiome n’a manifestement jamais été assimilé par les petits enfants de 4 à 19 ans qui, sans vergogne, viennent quémander des bonbons trois ou quatre jours d’affilée ! Il faut bien qu’ils s’occupent, les pauvres chéris, puisque Halloween tombe en plein pendant les vacances de Toussaint.

C’est vrai, cela m’a toujours fait râler. Quitte à adopter les traditions des autres, autant les appliquer correctement. Autre sujet de fâcherie : l’âge des enfants déguisés et masqués et encagoulés : la plupart avaient en effet passé l’âge de jouer à ces gamineries, certains frisant davantage la vingtaine d’années au compteur que la dizaine ! Je parie qu’ils végètent encore en 3e de collège…

Heureusement, j’ai un bébé chien qui est une véritable créature de l’enfer. Ma toutoune d’amour à moi est un molosse, et comme par hasard, elle déteste les déguisements et les masques. Le carnaval l’énerve, elle n’aurait jamais pu être une bonne vénichienne. Bref, quand ces morpions habillés en fantômes, sorcières et tueur en série à la Scream viennent frapper à la porte, elle aboie de sa grosse voix et se précipite comme une furie à leur rencontre. L’effet est saisissant et tout à fait dans l’esprit d’Halloween quand le vestibule est allumé et que, de l’extérieur, on voit son ombre projetée grossir à mesure qu’elle s’approche de la porte d’entrée. Curieusement, les vrais petits enfants en ont moins peur que les faux, et j’ai bien ri la fois où j’ai vu un grand dadais d’au moins 1m80 détaler devant elle sans demander son reste.

Enfin, hormis dans quelques poches de résistance (Disneyland, McDo et Quick… en fait tous les lieux où les mômes sont les consommateurs privilégiés), il semble que Halloween tende à disparaître de la surface de la France. C’est le gang des dentistes qui va s’en attrister, tous ces bonbons et sucreries leur apportaient des clients !!!

Je ne vais certes pas pleurer sur la disparition programmée de ce phénomène, mais en fait, j’aime bien l’image de cette citrouille transformée en lanterne. Je lui trouve quelque chose de magique. Cela me plairait bien d’organiser une veillée au cimetière, sous la seule lumière de Jack O’Lantern et de la lune (pleine, bien sûr), sur fond de décor macabre et d’arbres se dépouillant de leur ramage. J’aimerais que des esprits entre deux rives viennent tournoyer près de moi (nous, à plusieurs ce serait plus drôle) et qu’une complainte s’élève, qui pourrait être le chant des spectres ou celui du vent dans les frondaisons.

Fi d’Halloween, mais il faut sauver les citrouilles. Vive les cucurbitacées !


Pour lire le précedent épisode de Zanzi and the City,
cliquez ici.

par Zanzi publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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Jeudi 2 novembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Jeudi 2 novembre 2006

Fiche technique :
Avec Bernard Campan, Charles Berling, Léa Drucker, Jacqueline Jehanneuf, Eric Prat, Niels Lexcellent, Anna Chalon, Antonin Chalon, Léocadia Rodriguez-Henocq, Caroline Gonce, Aurélie Guichard et Philippe Lefebvre. Réalisation : Zabou Breitman. Scénario : Zabou Breitman et Agnes de Sacy. Image : Michel Amathieu. Son : Lucien Balibar. Montage : Richard Marizy. Décor : Pierre Quefféléan. Musique : Laurent Korcia.
Durée : 114 mn. Actuellement en salles.


Résumé :
Frédéric, avec famille et amis, passe ses vacances dans une belle maison près d’un non moins beau village drômois. La tribu décide, le premier soir de leur installation, d’organiser un barbecue pour fêter leurs retrouvailles. Au débotté Frédéric propose d’inviter leur nouveau et énigmatique voisin que la smala a déjà aperçu se baigner nu dans sa piscine. Après un repas bien arrosé pendant lequel Hugo n’a pas fait mystère de son homosexualité, Hugo et Frédéric prolongent leurs agapes, seuls sur la terrasse de la propriété qui domine la campagne, sirotant du vin, confortablement installés dans leurs fauteuils. Durant cette longue conversation, qui ne se terminera qu’au petit matin, les deux hommes se dévoilent en se livrant à une sorte de jeu de la vérité sous les étoiles de cette nuit estivale. Leurs échanges nous seront distillés petits morceaux par petits morceaux tout au long du film. Au fur et à mesure que cette longue conversation infusera lentement dans le cerveau de Frédéric, attiré par Hugo, par sa culture, par sa liberté d’esprit, par son charme et son élégance, il va remettre en question sa vie de couple bourgeois avec enfant et... son hétérosexualité.
L’avis de Bernard Alapetite (Eklipse) :
Il est incontestable que cela fait plaisir de voir un film français aussi bien filmé de la première à la dernière image. Mais parfois une trop belle photo peut aller à l’encontre d’un film, étouffant l’émotion sous la virtuosité technique. C’est le cas ici. La réalisatrice n’a semble-t-il pas pu empêcher son chef opérateur de prendre le pouvoir d’où un grand nombre d’images gratuites. Les acteurs, tous parfaits, sont contraints de défendre leur personnage dans les interstices de tableaux au cadrage extrêmement étudié dans lesquels on sent que le plus petit détail, le moindre rayon de lumière ont été pensés et repensés. Ce volontarisme exacerbé bride la création artistique.
Pour certains cinéastes, le montage est une deuxième écriture. À voir L'Homme de sa vie, Zabou Breitman est de ceux-là. Si souvent ce montage et ce filmage sophistiqués servent et sont même la matrice du film, comme le procédé consistant à découper la conversation, génératrice de l’intrigue, et à en disséminer des fragments tout au long du film comme autant de petits cailloux blancs balisant le chemin qui mènera Frédéric à se découvrir, parfois ils laissent perplexe quant à leur bien fondé narratif. Telle cette propension à ne filmer que les pieds des acteurs lors d’une scène ; même si, comme c’est le cas assez souvent, le film joue alors à merveille sur le hors champ, laissant la bande-son nous informer sur l’action. Plutôt que L’Homme de sa vie, jeu de mots un peu plat, le film aurait du s’appeler « la signifiance des pieds », ce qui aurait été plus en accord avec son très appuyé freudisme, surtout dans sa dernière partie. On a alors l’impression que la cinéaste, ayant peur que le spectateur ne comprenne pas ses intentions qui sont pourtant assez limpides dès le début, se croit obligée d’ajouter des scènes, toujours belles formellement mais lourdement explicatives. Une frôle le ridicule : Hugo adulte devant la porte rouge de la maison de son enfance dont l’adolescent a été chassé lorsque son père découvrit son homosexualité, à une échelle si grande qu’elle semble écraser Hugo qui tente, trop petit, d’en atteindre la poignée. Porte qui lui donnerait accès à l’hôpital où il finit par rendre visite à son père qu’il n’a pas vu depuis vingt-cinq ans et qui meurt d’un sida contracté lors d’une transfusion. On le voit, tout cela n’est pas particulièrement léger. Ce qui sauve ces séquences du pathos c’est que l’on ne sait jamais si ce que l’on voit est du domaine du songe ou du réel.
Pourtant, la réalisatrice sait aussi être légère quand, mine de rien, par petites notations, elle nous parle d’un homosexuel répudié adolescent par son père, d’un gay cherchant sa propre place de père d’une adolescente, d’un révolté contre la norme, d’un homme heureux dans sa sexualité compulsive, d’un hédoniste que la mort angoisse, d’un solitaire défendant pied à pied une liberté que l’on suppute acquise de haute lutte, d’un créateur entre rêve et devoir...
Dans L'Homme de sa vie, Zabou Breitman ne donne que de rares éléments sur ses personnages. Elle s’en explique : « On sait vaguement que l'un est chimiste et l'autre est graphiste, mais on pourrait les intervertir. Au casting, je me suis attachée à ce que les personnages de Frédéric et Hugo soient absolument interchangeables. Frédéric et Frédérique (Léa Drucker) portent d'ailleurs le même nom. En parlant des trois, je parle de la même personne. Chacun porte en lui un tiers de l'autre. Lorsque Frédéric est à côté d'un homme, il a l'air plus féminin et lorsqu'il est à côté d'une femme, plus masculin... Frédéric n’a jamais vu quelqu’un comme Hugo et Hugo n’a jamais vu quelqu’un comme Frédéric. » Cette dernière allégation n’est pas évidente. On peut même en douter au vu de leur statut social. Comme souvent dans le cinéma français, on ne peut s’empêcher de penser que le scénario aurait eu plus de pertinence si les personnages avaient appartenu à une classe sociale moins privilégiée.
Un des grands atouts du film est l’excellence des comédiens. Charles Berling retrouve un rôle d’une subtilité équivalente à celui de Petits arrangements avec les morts qui nous l’a fait découvrir au cinéma en 1993. Il commente la relation entre Hugo et Frédéric de la façon suivante : « J’ai le sentiment que ces deux hommes s’aiment parce qu’ils sont parvenus à un point de vérité, que leur rencontre se fait sur la révélation et l’acceptation de leurs faiblesses. » La grande confirmation reste Bernard Campan que l’on ne verra plus jamais comme un « Inconnu ». Il y a quelques années, le magazine Première contenait une rubrique intitulée, « On ne sait jamais comment ils s’appellent ». Pour qu’il n’en soit jamais plus ainsi, je signale que l’acteur remarquable dans le rôle du beauf et qui était déjà parfait en flic pourri dans 93 rue Lauriston a pour nom, Éric Prat.
Si belles soient-elles dans leur photographie, plusieurs scènes paraissent aussi inutiles qu’absconses en particulier celle d’un quatuor de musiciens jouant dans une masure avec fougue et sérieux comme s’ils étaient à Pleyel ! Il reste à espérer que la réalisatrice éclairera nos lanternes dans un commentaire sur le futur dvd.
Rien ne doit être gratuit dans un film, tout doit être au service des émotions, des sensations, des idées... que le cinéaste veut faire passer par l’image. Mais que nous apporte le décor raffiné à l’extrême de l’intérieur de la maison d’Hugo (en complet divorce avec son extérieur) avec le sol transparent de la mezzanine ? Sinon le plaisir d’admirer l’ange blond d’une nuit qu’Hugo a levé dans la boîte locale, un beau garçon nu en « vue de dessous », ce qui n’est pas banal mais très cucul.
Paradoxalement pour un film qui se veut aussi « cinématographique », on a le sentiment que cette histoire, si bien dialoguée, même si l’on pense un peu à Un petit jeu sans conséquences de Bernard Rapp, aurait plus sa place sur les planches que sur un écran de cinéma. C’est plus le théâtre de Bernstein qu’elle nous rappelle que tout autre souvenir cinématographique et comme spectacle récent la pièce de Besset Les Grecs qui, elle aussi, mettait en scène l’homosexualité, dans un milieu similaire à celui de L’Homme de sa vie.
Le premier film de Zabou Breitman avait pour titre Se souvenir des belles choses, ne nous souvenons que de celles-ci dans ce deuxième film où il y en a beaucoup.
L’avis de Niklas :
Frédéric et Frédérique passent leurs vacances en famille dans un petit hameau. Un soir, ils invitent leur nouveau voisin, Hugo, à dîner en compagnie de toute la petite tribu. Hugo leur apprend avec amusement qu'il est homosexuel. Et après que les deux hommes aient passé la soirée à discuter tardivement (ou plutôt matinalement), le trouble va naître dans le cœur et dans la tête de Frédéric...
L'homme d'à côté par Zabou Breitman.
Le film à caractère homosexuel français est assez rare pour qu'on le note, surtout quand il n'est pas réalisé par Ozon ou Chéreau et qui plus est, quand il l'est par une femme qui a tout de même décroché un petit César de réalisatrice pour Se souvenir des belles choses. Je précise au passage que je ne l'ai pas vu.
Ici, elle nous propose donc de suivre le bouleversement qui intervient dans la vie d'un homme après sa rencontre avec un autre qui mène une vie à l'opposée de la sienne. Ce face à face hétéro en couple/homo célibataire est interprété par un Bernard Campan assez touchant et un Charles Berling parfait dans son rôle (comme toujours, serais-je tenté de dire). À plusieurs moments, la réalisatrice fait preuve de subtilité là où je craignais qu'elle se vautre platement. Elle filme ce rapport ambigu avec beaucoup d'émotion, mais développe trop en effets de style et pousse très loin ses personnages jusqu'à nous faire attendre et nous essouffler comme après un footing.
J'ai attendu, à tort peut-être, le moment où tout prendrait feu et exploserait alors que Zabou se contente de peindre des personnages (certes elle le fait très bien) se perdant dans la confusion des sentiments. Elle, se reposant probablement sur le talent des comédiens (surtout Berling), n'offre rien d'autre qu'une histoire dont je ne retiens au final que la beauté de quelques plans et la longueur d'un scénario qu'elle brode à force de répétitions sans grand intérêt. Dommage, mais pour moi si elle voulait raconter une histoire d'amour, elle est passée à côté de son film.
Les seuls moments palpitants sont les discours de Berling sur le couple, mais probablement parce que je suis PD et que je pense globalement comme lui.
Pour plus d’informations :

 

par Bernard Alapetite et Niklas publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 2 novembre 2006

Et voilà que s’achèvent les dix jours consacrés à Salim. Dix jours pendant lesquels vous avez été nombreux à venir nous lire et à nous découvrir, je vous en remercie chaleureusement. Et pourtant d’autres posts sont prévus et paraîtront dans les jours à venir (consacrés notamment aux films À toute vitesse, Premières neiges, Gigolo et aux rôles dans les téléfilms) car des problèmes de serveurs de notre hébergeur m’ont bloqué pratiquement trois journées, ce qui explique ce retard. En fait, nous continuerons à observer la carrière de Salim Kechiouche et à l’encourager.

Je tiens donc à remercier toutes celles et ceux qui m’ont grandement aidé à réaliser ce projet qui me tenait à cœur : Salim Kechiouche (of course ! Pour tout ce que tu as fait et tes compliments), Pascal Faure (toujours disponible et charmant), Michel Giliberti, Youssef Nabil, Abdellah Taïa, Samuel Ganes, Philippe Quaisse, Philippe Leroux, Michel Derville, Gérard Courant, Zanzi, Pierre & Gilles, Bernard Alapetite et Cyril Legann pour Eklipse, Samuel Coraux pour AntiProd, Loïc Rio pour One plus One (et l’épisode du Grand Patron !), Rémi Lange, Thomas Desmond (pour les bannières), Gloria Films, Christian (webmestre du site de Stéphane Rideau), David de Media-G et tou(te)s le rédacteurs(trices) des critiques online. Je vous transmets aussi les remerciements de Salim pour tout ce travail qui l’a vraiment touché.

Salam chaleureux à vous tous,

Daniel C. Hall

Et je vous rappelle que vous pouvez aller voir Salim dans sa nouvelle pièce (cliquez sur l'affiche pour plus d'infos) en ce moment à Paris :

par Daniel C. Hall publié dans : Spécial SALIM KECHIOUCHE
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