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Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
et à
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Les Toiles Roses
est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (
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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
NOS CHRONIQUES : 1. Saga des blogueurs : ici. 2. Histoire de l'homosexualité : ici. 3. Les articles de Kim : ici. 4. Zanzi and the City : ici. 5. Merci Bernard... (Bernard Alapetite) : ici. 6. Les 4 vérités de Juju : ici. 7. Derrière les masques : HOMOLLYWOOD (Marc-Jean Filaire) ici. 8. Et les filles, alors ? (Isabelle B. Price) ici. 9. L'œil du voyeur (Didier Roth-Bettoni) ici.
NOS RUBRIQUES SUCCÈS : 1. Citations homophobes et homophiles : ici. 2. Les vidéos des publicités gay ou gay-friendly : ici. 3. Les affiches et visuels LGBT : ici. 4. Les vidéos contre l'homophobie : ici. 5. Les vidéos contre le SIDA : ici. 6. Les vidéos de la TV en folie : ici.
NOS WEBSERIES : 1. Au cœur du Marais : ici. * 2. Niko perd les pédales : ici. * 3. G : ici. 4. Nous tous : ici. * 5. Au bar ou à la maison ? : ici. * 6. Gay Friday [en anglais] : ici. 7. Luke & Noah : "As the World Turns" : ici. 8. Crétins Story : ici. 9. Boris & Nadir : ici. 10. DELEDIOS : ici. [à venir]  11. FOUP : ici.
NOS ZOOMS : 1. Spécial Salim Kechiouche : ici.

Nos partenaires éditeurs de DVD (faites-leur confiance !) :
Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Jeudi 30 novembre 2006
 

 



 

À mon retour de Nantes, j’ai fait l’objet de moult sollicitations : relations amicales désireuses de me revoir après une si longue absence ; apparition de nouveaux prétendants, les uns à une relation sexuelle, les autres à une relation sérieuse, certains pour des relations sexuelles prélude à une relation sérieuse, d’autres encore pour une relation sérieuse prélude à des relations sexuelles. C’est dire si, soudain et après une traversée du désert sentimental plus longue que les quarante jours de méditation de Jésus dont le Christianisme fit le Carême, je me suis retrouvé confronté à l’embarras du choix. Et c’est bien là le problème.

Comment faire pour ne pas me gourer ?

J’ai bien songé à me convertir à l’islam, à m’autoproclamer sultan et à ouvrir un harem. Cette solution digne des mille et une nuits rencontre certaines difficultés d’application. Premièrement, un sultan se doit d’entretenir (financièrement) son harem, et cela dépasse de loin mes moyens actuels. Deuxièmement, la plupart des postulants réclameront l’exclusivité de mes faveurs. Pourquoi les gens ne sont-ils pas plus partageurs ? Cela ne me poserait aucun problème d’autoriser mes concubins à faire l’amour entre eux en mon absence (soupir…). Troisièmement, je sors de mon rêve oriental pour revenir à la réalité concrète.

Voici la problématique. Quand plusieurs personnes, simultanément, débarquent dans votre vie et vous font comprendre que vous les intéressez, et que réciproquement ces personnes a priori vous intéressent, vous semble-t-il logique, justifié et légitime de sortir avec chacune d’entre elles en même temps (mais pas tous ensemble) pour vérifier, sans exclusive, vos compatibilités ? Ce que je veux dire, c’est que je voudrais m’autoriser à essayer chaque chaussure pour trouver celle qui ira à mon pied. Le problème, c’est la jalousie des chaussures entre elles, qui oblige à dissimuler à chacune que d’autres sont en compétition. Le leur dire, c’est courir le risque de les voir toutes tourner les talons et de me retrouver les pieds nus.

Autrefois, plusieurs fois, je me suis retrouvé dans la même situation, ô combien inconfortable. Sur le moment, j’avais pris la décision de faire un premier choix et de m’y consacrer. À mon grand regret, car à chaque fois il s’est avéré que j’avais tiré la mauvaise carte et que, peut-être, si j’avais aussi joué avec les autres au moment de la donne, l’une d’entre elles aurait pu, avec moi, former la combinaison gagnante. Ace and ten, Black Jack.

Les mauvais choix que j’ai fait en décidant de choisir en amont étaient des leurres qui m’ont abusé dans ma quête éperdue du véritable amour. Aujourd’hui, je ne veux pas que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. Same script, different cast chantait Whitney Houston. Plus jamais ça ! Il faut changer le script. J’en appelle à vos conseils.

Cher(e)s lectrices et lecteurs, que feriez-vous à ma place ?


Pour lire le précédent épisode de Zanzi and the City,
cliquez ici.
par Zanzi publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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Jeudi 30 novembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Les Pubs Roses
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Mardi 28 novembre 2006
Buzz aux USA ! La chaîne tv A&E annonce un nouveau programme : "What If Gays Went On Strike" ("Et si les gays se mettaient en grève") avec cette bande annonce (qui n'annonce rien). Début du programme : le 11 décembre ! Nous suivons l'affaire pour vous !

par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : La TV en folie
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Mardi 28 novembre 2006


Peux-tu nous présenter ton blog, sa genèse, son contenu, ce qu’il t’apporte et ce que tu penses qu’il apporte à tes lecteurs(trices) ?

Mon blog n’est pas mon blog, il s’agit de Les Toiles Roses. Pour une présentation de ce blog, tu peux te référer à ce qu’a déclaré Daniel C. Hall dans le 1er épisode de la saison 1 de La Saga des Blogueurs. Ici, je suis chroniqueur résident. Je tiens une rubrique qui s’appelle Zanzi and the City, histoire de revendiquer une filiation non établie avec Carrie Bradshaw. J’ai croisé Daniel sur un autre blog, et comme mon style lui plaisait, il m’a proposé d’écrire des billets chez lui. C’est ainsi que tout a commencé. Dans ma rubrique j’aborde différents sujets, je parle de mes passions (les savons, les princesses), de moi-même et de mon vague à l’âme, de la bêtise du monde, de la télé-irréalité… À un moment de ma vie, j’avais abandonné l’écriture. Tenir cette chronique me permet d’y revenir, pour le meilleur et pour le pire, c’est un excellent dérivaTiF [Private joke de Zanzi… (Note de DCH)] au train-train quotidien. J’espère que celles et ceux qui me lisent s’amusent, rient et pleurent avec moi. Le pire, c’est de laisser indifférent.

Tu écris le premier paragraphe d’un roman ou d’une nouvelle dont le héros n’est autre que toi-même. Quel serait ce paragraphe ?

Depuis que j’avais quitté la jungle urbaine, ses lumières artificielles et ses tours mortelles, je me sentais revivre. Le crépuscule rougeoyant qui incendiait l’horizon du Serengeti m’emplissait d’une sérénité que je n’avais jamais éprouvée auparavant. Au milieu de la savane je sentais mes cinq sens, émoussés par le rythme infernal que m’imposait le monde soi-disant civilisé, se réveiller au contact de la nature majestueuse. Près d’un point d’eau, le rugissement d’un fauve, le galop des zèbres, le barrissement d’un éléphant, jouaient ensemble la mélodie de l’Afrique. Tout mon être communiait avec cette terre que l’on dit sauvage. J’étais revenu à la source de toute chose. En son sein, enfin, je renaissais.

Si tu étais les premières images d’un film, quelles seraient-elles et pourquoi ?

Un vaisseau spatial qui file à travers les étoiles. Je suis aux commandes. Dehors, ce ne sont qu’étoiles scintillantes qui illuminent la nuit des prairies bleues du ciel. J’atteins la frontière intergalactique. Elle ressemble à un tunnel psychédélique. Mon vaisseau y pénètre et le décor change : ce n’est plus qu’un maelström de couleurs, comme si l’on survolait un arc-en-ciel. De l’autre côté de la frontière, je débouche dans un autre système solaire, et me dirige vers cette planète connue de moi seul, dont les habitants m’ont adopté.
Je ne dirai pas pourquoi : cela fait partie de mon mystère.

Quel est ton roman préféré (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Le seul que j’ai lu est décliné sous la forme d’une série, ce sont Les Chroniques de San Francisco. C’est une histoire arc-en-ciel, toute une palette de couleurs qui m’a fait passé par toute la palette des émotions. J’aimerais citer aussi un livre qui n’est pas un roman mais un recueil d’histoires courtes, écrites selon l’archétype des contes de fées. Il s’agit de Princes Charmés, de Peter Cashorali. Cela a touché l’enfant qui vit au fond de moi, et l’éternel rêveur que je suis.

Quel est ton film préféré (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Maurice, de James Ivory. Je l’ai vu pour la première fois au sortir de l’adolescence, à une époque de mon existence où je me cherchais (je ne me suis peut-être pas encore trouvé). La rencontre des deux personnages principaux, l’exploration d’eux-mêmes, leur lutte contre leurs sentiments, leurs abandons (multiples, au propre comme au figuré), m’ont beaucoup frappé. Confronté à mes propres doutes, à mes angoisses existentielles et au poids de l’environnement familial et de ses « valeurs », j’étais en mesure de m’identifier à la fois à Maurice (James Wilby) et à Clive (Hugh Grant), ce qui était assez effrayant et révélateur d’une complexité plus que duale. Le moi d’aujourd’hui est différent, enfin j’espère…

Quelle est ta série TV préférée (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Dynastie. J’ai éprouvé les tourments de Steven Carrington. C’est un peu le Maurice de la fin du XXe siècle, tu ne trouves pas ? Je citerai aussi Six Feet Under, qui reste une découverte car, pour le moment, j’ai encore vu trop peu d’épisodes. Au final, Maurice (Maurice Christopher Hall, donc Maurice C. Hall !!!), Steven Carrington et David Fisher (interprété par Michael C. Hall !!! quelle famille nombreuse…), sont des écorchés vifs. Comme moi.

Quelle phrase tirée d’un livre ou film ou encore d’une chanson semblerait te définir à la perfection ?

Je suis indéfinissable, et certainement trop complexe pour être réduit à une phrase retirée de son contexte.

Quelle photographie (perso ou non), image, tableau (etc.) pourrait te définir le mieux ou donner des pistes sur ta personnalité ?

Pour entretenir l’énigme au moins jusqu’au prochain cliffhanger. Oui, c’est bien moi (merci Photoshop).

Question piège : Penses-tu qu’il existe une culture gay ?

Dans cette question, il me semble qu’il faille prendre « culture » au sens didactique, c’est-à-dire, « ensemble des formes acquises de comportement, dans les sociétés humaines ». Si c’est comportemental, oui, il y a une culture gay. Et même plusieurs ! N’oublions pas la culture physique, et son corollaire hyperficiel, le culte du physique, qui semble revêtir une importance considérable dans le microcosme parisien. À cet égard, on pourrait même parler d’agriculture gay. Pour s’en convaincre, il suffit de fréquenter certains lieux de convivialité, pour ne citer que l’exemple des clubs de sport, où l’on trouve quantité de ces organismes génétiquement modifiés…

Quel dialogue pourrais-tu imaginer entre ton moi profond et ton moi blogueur ?

Moi profond : Franchement, tu trouves que ça vaut la peine d’écrire toutes ces bêtises ?
Moi blogueur : Ça m’amuse…
MP : Tu t’en lasseras, comme de tout.
MB : Et après ? Je ferai autre chose…

Quel est le blog que tu voudrais réellement faire connaître et pourquoi ?

Je ne fais de publicité qu’aux Toiles Roses. Les autres blogs qu’il m’arrive de lire n’en ont pas besoin, et de plus, ils se référencent les uns les autres, constituant par là même un maillage efficace. Maintenant, vingt-cinq heures ne suffiraient pas pour tout lire, tous les jours, il faut faire des choix. Et on ne peut pas passer sa vie derrière un écran d’ordinateur. Donc, lisez Les Toiles Roses et surtout Zanzi and the City ! Et puis sortez, allez au ciné, au restau, draguez dans les bars, « encultivez-vous » à l’opéra et dans les musées, les vernissages. Faites l’amour. Vivez !

Quelle question ne voudrais-tu pas que l’on te pose ?

« T’as quel âge ? »  Rien ne m’agace plus que ça. Pour être sûr et certain que l’on ne me la posera plus, je vais donc y répondre une bonne fois pour toutes. J’ai 3 527 ans.

Dernière question. Pour passer (ou non) à la postérité, il faut préparer ses derniers mots ou dernières phrases à dire sur son lit de mort : quel(le)s seraient-ils(elles) ?

Franchement, tu as de ces questions ! À supposer que je meure dans mon lit, et rien n’est moins sûr, cela dépendrait de l’âge et des circonstances. Jeune (c’est-à-dire, moins de 7 000 ans), je pourrais dire :
— Encore un moment, Monsieur le bourreau… (ah non, déjà dit par la du Barry au pied de l’échafaud, donc pas dans son lit)
Alors ce serait, dans un sanglot angoissé :
— Si vite ? Je n’ai pas vu le temps passer…
Vieux et riche d’expériences, je pourrais dire :
— Puisqu’il est l’heure, apportez-moi un verre de champagne, je vais vous montrer comment on fait la fermeture.

Et l’on dirait de moi : « Il a encore réussi à faire des bulles et à nous mettre en boîte ».

Toutes les photos sont (c) D. R. Sans autorisation,
elles seront retirées sur simple demande ou munies d'un lien actif.



TO BE CONTINUED...
par Daniel C. Hall publié dans : WEB : Les Blogs Roses
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Lundi 27 novembre 2006
Le coming-out vu par Les Deschiens de Canal + (merci à Thomas D., qui va bientôt virer de bord, et ça va faire super plaisir à sa femme qui ne s'y attend pas ou alors qui s'y attend depuis trop longtemps !)

par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : La TV en folie
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Lundi 27 novembre 2006

(Merci à Z, le "gorge profonde" des Toiles Roses...)
par Daniel C. Hall publié dans : LES NEWS ROSES
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Lundi 27 novembre 2006


Peux-tu nous présenter ton blog, sa genèse, son contenu, ce qu’il t’apporte et ce que tu penses qu’il apporte à tes lecteurs(trices) ?

Mon blog est désormais un labo pour mes textes, j’y teste ce que j’écris en vue de l’inclure ou pas dans des formats plus classiques. Je me suis éloigné d’une narration au quotidien de ma petite vie que je jugeais un peu ennuyeuse pour partir sur autre chose, de plus romancé, de moins réel. Je ne sais pas ce qu’il peut apporter aux lecteurs, ce blog, peut-être un moment de détente entre deux dossiers, j’espère.

Tu écris le premier paragraphe d’un roman ou d’une nouvelle dont le héros n’est autre que toi-même. Quel serait ce paragraphe ?

Je suis tellement dans la sortie de mon livre ces jours-ci que je ne peux plus écrire une seule ligne pour qui que ce soit ! Mais la première phrase serait :

« Il ne pensait pas que sa migraine était due au guacamole infect servi en apéro par la nana. »

Si tu étais les premières images d’un film, quelles seraient-elles et pourquoi ?

Je serais le générique d’un James Bond, pour l’excitation qu’il procure à celui qui le regarde. Mélange de violence, de masculinité, de pouvoir et de sexe.

Quel est ton roman préféré (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Je n’ai pas de roman gay préféré, je cherche mais je n’en vois pas. Sérieux, je voudrais bien en trouver un, mais je n’en vois pas ! Ah ! Si ! Les Amitiés Particulières de Roger Peyrefitte, qui décrit si bien l’amour entre deux adolescents dans un internat. Ça me rappelle mes années chez les curés !

Quel est ton film préféré (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Victor Victoria. Une comédie musicale de Blake Edwards avec Julie Andrews. Pas de meilleur argument pour la vendre.

Quelle est ta série TV préférée (à thématique gay ou LGBT) et pourquoi ?

Will & Grace. Le couple Karen/Jack (surtout Karen) est la seule raison de regarder la série. Karen me fait hurler de rire à chaque mimique.

Quelle phrase tirée d’un livre ou film ou encore d’une chanson semblerait te définir à la perfection ?

« Get away from her, you bitch ! » (Aliens, James Cameron)

Quelle photographie (perso ou non), image, tableau (etc.) pourrait te définir le mieux ou donner des pistes sur ta personnalité ?


[Pour la première fois, nous avons une image en commun. Celle de Ron et celle de Djeb. (Note de Daniel C. Hall)]


Question piège : Penses-tu qu’il existe une culture gay 

Une culture gay, non, une sous-culture, oui. Des marchands du temple d’une sous-culture gay, encore plus. Une sensibilité gay qu’on retrouve immédiatement dans les mots d’un autre gay, évidemment. Mais une culture, non.

Quel dialogue pourrais-tu imaginer entre ton moi profond et ton moi blogueur ?

  • -          Si ils savaient.
  • -          Oh, je crois qu’ils aimeraient encore plus. Et que les autres te détesteraient encore plus.
  •  -          Tu penses que je devrais le dire, alors ?
  • -          Non. Laisse pisser. On rigole bien.

Quel est le blog que tu voudrais réellement faire connaître et pourquoi ?

Aucun. Aide-toi et Technorati t’aidera.

Quelle question ne voudrais-tu pas que l’on te pose ?

Avec qui as-tu été faux-cul récemment ?

Dernière question. Pour passer (ou non) à la postérité, il faut préparer ses derniers mots ou dernières phrases à dire sur son lit de mort : quel(le)s seraient-ils(elles) ?

« J’ai eu une chance de cocu. »

Toutes les photos sont (c) D. R. Sans autorisation,
elles seront retirées sur simple demande ou munies d'un lien actif.



 
TO BE CONTINUED...
Le prochain épisode de cette saga mettra en vedette :
ZANZI DE LA CHRONIQUE "ZANZI AND THE CITY" DU BLOG LES TOILES ROSES
par Daniel C. Hall publié dans : WEB : Les Blogs Roses
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Dimanche 26 novembre 2006

Fiche technique :
Avec Melvil Poupaud, Valeria Bruni-Tedeschi, Jeanne Moreau, Daniel Duval, Marie Rivière, Christian Sengewald, Louise-Anne Hippeau, Henri de Lorme, Walter Pagano et Ugo Soussan Trabelsi. Réalisé par François Ozon. Scénario : François Ozon. Directeur de la photographie : Jeanne Lapoirie.
Durée : 85 mn. Disponible en VF.

L'avis d'Alex :
Le deuil est un voyage qui conduit au bord de la mer où l'horizon s'ouvre sur l'oubli, le pardon et la paix intérieure.
Écho explicite de Sous le sable, Le Temps qui reste m' a véritablement marqué et réconcilié avec un François Ozon dont les derniers opus (Swimming Pool, 5x2) m'avaient laissé de marbre. Quelle cloche aura-t-il donc fait retentir en moi cette fois-ci? Je ne saurais le dire, tout autant que je peux affirmer que j'ai fait corps avec le personnage de Romain, magnifiquement interprété par Melvil Poupaud.
Romain est photographe de mode. Détail diront certains, « il pourrait tout aussi bien être maçon ou banquier ! ». Et pourtant ceci est de première importance. Vivant de l'image, vivant par l'image, Romain est, à la base, un être d'apparence, une image de pub, snob et froide, indolente et arrogante. Et puis la Mort s'invite et vient ébranler l'ordre bien établi. À 31 ans, Romain n'a plus que quelques mois à vivre et c'est ce temps qui lui reste qu'Ozon filme sans sentimentalisme, sans effet mélodramatique ni séquence tire-larmes. Cet aspect du film est à double tranchant. D'un côté, il donne une plus grande véracité au propos. De l'autre, il fera dire à certains que le film est désespérément lisse. J'aurais très franchement pu opter pour la seconde attitude mais les ombres que j'ai vues passer dans le regard de Melvil Poupaud m'ont fait choisir la première.
Jamais nous ne pénétrons la détresse intérieure qui s'empare de Romain. La caméra s'éloigne lorsqu'il pleure ou bien nous le montre de dos. Cette douleur-là lui appartient. Entièrement. Ozon nous maintient en marge et s'attache plutôt à nous montrer les effets de cette détresse.
Tout d'abord, la révolte. Par orgueil ou par peur, Romain refuse de se faire soigner et de dire sa maladie à ses proches. Sa seule confidente sera sa grand-mère (Jeanne Moreau) à qui il peut confier son mal vu que « tu es comme moi... tu vas bientôt mourir... » Par orgueil ou par peur, Romain refuse de suivre une chimiothérapie et de jouer la carte de l'espoir, aussi dérisoire soit-elle. Il refuse ce combat contre la mort, à contre-courant d'une société qui tolère déjà difficilement de mourir à 75 ans. Alors à 31... c'est impensable.
Le rejet. Couper les ponts avec tous les êtres qui lui sont chers, brûler tout brûler, ne laisser que des cendres dans les cœurs de ses proches, Romain, par égoïsme ou par désir de tenir les autres à l'écart de sa douleur, décide se retrouver tout seul face à lui-même. Il insulte violemment sa sœur, met à la porte son petit copain non sans murmurer « pardon, pardon... » à l'amour qui le quitte. Lui, qui ne peut vivre sans personne autour de lui, décide, dans les dernières semaines qui lui restent, de se recentrer sur lui-même pour mieux se retrouver.
La quête du sens. Le voyage aussi bien physique qu'intérieur de Romain est la marque de sa recherche d'un sens à l'existence, de la sienne en particulier. L'épisode, certes très peu vraisemblable, de sa rencontre avec Valéria Bruni-Tedeschi a valeur de symbole. À la veille de mourir, Romain se décide à donner la vie. Cela pourrait être affreusement cliché s'il n'y avait la scène finale, la seule où la caméra d'Ozon recherche vraiment l'émotion, Romain croise l'enfant qu'il était sur une plage, où l'enfant qu'il redeviendra viendra probablement lui aussi s'amuser. La vie, la mort, l'inéluctable se joue sur le sable. Une mort ne change rien. Et les vivants doucement quittent la scène, laissant Romain seul sur la plage, dans la lueur d'un soleil couchant qui tendrement laisse place à la nuit.
Pour plus d’informations :
Voir la fiche n°1, l'avis de Jean-Yves, Matoo, Oli et Merovingien02
par Alex publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Samedi 25 novembre 2006