Les Toiles Roses est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (cliquer ici pour le télécharger)
•NOS CRITIQUES DE FILMS :1. Films de A à H :ici.2. Films de I à P :ici.3. Films de Q à Z :ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués :
19/03/08)
•NOS CHRONIQUES :1. Saga des blogueurs :ici.2. Histoire de l'homosexualité :ici.3. Les articles de Kim :ici.4. Zanzi and the City
:ici.5.Merci Bernard...(Bernard Alapetite):ici.6. Les 4 vérités de
Juju :ici.7. Derrière les masques
: HOMOLLYWOOD(Marc-Jean Filaire)ici.8. Et les filles, alors ?(Isabelle B.
Price)ici.9. L'œil du voyeur(Didier Roth-Bettoni)ici.
•NOS RUBRIQUES SUCCÈS :1. Citations homophobes
et homophiles :ici.2. Les vidéos des publicités gay ou gay-friendly :ici.3. Les affiches et visuels LGBT
:ici.4.Les vidéos contre l'homophobie :ici.5. Les vidéos contre le SIDA
:ici.6. Les vidéos de la TV en folie
:ici.
•NOS WEBSERIES :1.Au
cœur du Marais :ici.* 2. Niko perd les pédales
:ici.* 3. G :ici.4. Nous tous :ici.* 5. Au bar ou à la maison ?
:ici.* 6. Gay Friday [en anglais] :ici.7. Luke & Noah : "As the World Turns" :ici.
8.Crétins Story : ici.9.Boris & Nadir :ici.10.DELEDIOS :ici.[à venir]11.FOUP : ici.
Amnesty International lance un appel urgent à la mobilisation. Selon l'organisation, Makwan Moloudzadeh, un jeune kurde iranien de 21 ans, est semble-t-il
sous la menace d’une exécution imminente. Il aurait été reconnu coupable de lavat-e iqabi (sexe anal) pour le viol présumé d’un garçon de 13 ans, alors qu'il était lui-même âgé de 13 ans au
moment où le délit aurait été commis. La sentence de mort a été transmise au Bureau d’Application des Peines et il doit être exécuté en public, près de son domicile. Il aurait été arrêté le 1er
octobre 2006 à Paveh, dans la province occidentale du Kermanshah. Il fut détenu à la prison de Paveh avant d’être transféré à la prison centrale de Kermansha. Après des interrogatoires à Paveh
pendant lesquels il aurait subi de mauvais traitements, il fut jugé le 7 juin 2007 par la Section 1 de la cour criminelle de Kermansha et condamné à mort. Makwan Moloudzadeh est allé en appel le
5 juillet mais celui-ci fut rejeté par la Cour Suprême le 1er août.
Plusieurs témoins se sont rétractés et ont signé des déclarations écrites et notariées à cet effet. Pendant son procès Makwan Moloudzadeh aurait continué à clamer son
innocence. Cependant il aurait auparavant subi de mauvais traitements durant les interrogatoires et confessé au cours de ceux-ci qu’il aurait eu une relation sexuelle avec un garçon en 1999. Il
aurait entamé une grève de la faim de 10 jours pour protester contre ses mauvais traitements en détention. Avant son procès et sa condamnation, autour du 7 octobre 2006, Makwan Moloudzadeh,
aurait été promené sur un âne dans les rues de Paveh, le crâne rasé.
Amnesty International rappelle que le droit international interdit l’usage de la peine de mort contre des personnes accusées de crime commis quand ils n’avaient pas
atteint l’âge de 18 ans, et qu'en tant qu’Etat ayant souscrit à la Convention Internationale des Droits Civils et Politiques et à la Convention des Droits de l’Enfant, l’Iran s’est engagé à ne
pas exécuter des délinquants mineurs. Cependant, depuis 1990, l’Iran en aurait executé au moins 24, plus deux qui auraient été tués le 17 octobre 2007. Au moins 78 délinquants mineurs sont dans
les couloirs de la mort.
Amnesty International met à disposition des internautes un modèle de lettre ainsi qu'une liste de personnalités iraniennes à qui l'organisation demande d'envoyer
cette lettre : Télécharger la lettre.
De son côté Les Toiles Roses lance également un appel à tous ses lecteurs afin de tout mettre en oeuvre pour sauver Makwan
Moloudzadeh. Alors que faire ? Envoyer par exemple des e-mails aux hommes et femmes politiques de votre pays pour les informer de la situation et leur demander de tout faire pour sauver la vie de
Makwan. Pour la France, pourquoi ne pas commencer par le premier d'entre-eux en écrivant directement au Président Nicolas Sarkozy ? Pour ce faire, rendez vous sur www.elysee.fr, rubrique « Écrire au Président ». N'hésitez pas également à contacter les rédactions de tf1.fr, france2.fr, france3.fr, lci.fr, itele.fr ainsi que les journaux comme lemonde.fr,
liberation.fr, lefigaro.fr, nouvelobs.com, marianne2.fr, rue89.com, etc... Pour tous
les e-mails que vous enverrez, n'oubliez pas de joindre le lien de l'appel d'Amnesty International que vous trouverez en cliquant ici.
Plus la mobilisation sera forte, plus les chances de sauver Makwan seront importantes.
Fiche technique :
Avec Veronica Forque, Carmen Maura, Marisa Paredes, Mercedes Sampietro, Gustavo Salmeron, Betiana Blum, Unax Ugalde, Hugo Silva, Daniel Hendler, Paco Leon et Raul Garcia. Réalisé par Manuel Gomez
Pereira. Scénario : Manuel Gomez Pereira, Yolanda Garcia Serrano et Joaquim Oristrell. Directeur de la photographie : Juan Amoros. Compositeur : Miguel Polo.
Durée : 107 mn. Disponible en VO et VOST.
Résumé :
Une mère nymphomane, une autre très possessive, une star de cinéma qui fantasme sur son jardinier, une femme d'affaires qui ne pense qu'à sa carrière et une femme
juge... Chacune s'apprête à marier, avec plus ou moins de conviction, son fils à l'homme de sa vie. Tout ce petit monde va vivre un week-end des plus mouvementés.
L’avis deMatoo : Un film avec trois comédiennes almodovariennes que j’aime beaucoup : Carmen Maura, Marisa Paredes et Veronica Forque, je ne pouvais pas
décemment rater cela. Quand en plus, le film a pour sujet le mariage homo, et que 5 mères (et un père) frôlent l’hystérie alors que leurs fils sont à la veille de se marier en grandes pompes. 6
fils et seulement trois couples, puisqu’il s’agissait à l’époque d’un scénario fantaisiste qui imaginait le mariage gay en Espagne, une chimère devenue réalité.
Une comédie très hollywoodienne (trop ?) qui est un chassé-croisé de personnalités très différentes et qui fait rire à maintes reprises, tout en soutenant un rythme endiablé. On passe assurément
un bon moment, et les mères sont des caricatures vivantes dont les vicissitudes sont évidemment l’occasion de saynètes très drôles. En outre, les actrices charismatiques et aux caractères hauts
en couleur, en plus de cette merveilleuse langue espagnole, viennent donner énormément d’énergie et de charme à la comédie. Un montage assez audacieux et alerte ajoute encore une qualité à
l’ensemble, et pimente le tout.
Mais bon… c’est une comédie très américaine dans son scénario et ses péripéties. Rien que de très gentil et banal, à la sauce pédé histoire de faire dans l’exotique et l’original. Mais si on
retire cette composante, il ne reste pas grand-chose. Or c’est un peu décevant de voir de telles actrices évoluer dans une comédie aussi « simple » et linéaire. On sent qu’elles peuvent déployer
tellement plus de talent et d’épaisseur à leurs personnages, que c’en devient un peu frustrant. Du coup, la fin est assez lénifiante et arrive à point nommé avant que le soufflé ne retombe
carrément.
Il reste tout de même quelques scènes d’anthologie avec une fabuleuse Veronica Forque en nymphomane désespérée, ou bien Betiana Blum (magnifique accent argentin de cette femme de 67 ans bien
liftée !!!!) en mère possessive et étouffante. J’ai donc passé un moment très agréable, et bien ri, ce qui n’est pas si mal.
Outre cela, et c’est mon côté midinette, j’ai adoré la scène de mariage et ces mecs qui s’embrassent après s’être uni par amour. Bah oui, ce côté banal de l’amour entre mecs, et ces mères qui
s’offusquent à peine de l’homosexualité de leurs fils sont des petites choses qui ne laissent pas insensibles (même si tout n’est pas si simple pour les génitrices dans le film). Le film m’a un
peu fait l’effet de la comédie sympatoche de Stéphane Giusti, Pourquoi pas moi ?, en un peu mieux ficelé et plus grand public.
L’avis deNiklas : À Madrid, 3 couples homo, 5 mères, 1 père et 1 chien se croisent au cours d'un week-end qui s'achèvera par la célébration des vingt premiers
mariages homosexuels... Mariages pas gais par Manuel Gomez Pereira Lorsque j'ai vu la bande annonce, je m'étais empressé de dire à Oli, que ces espagnols n'avaient pas perdus de temps. Et il me précisait que le
film était sorti là-bas, à peine 15 jours après que la loi sur le mariage gay ne soit définitivement votée. Ce que la pâle copie de « monsieur Propre », qui faisait la queue à côté de
moi en attendant que nous entrions dans la salle, n'aura peut être pas remarqué trop occupé à se bodybuildé les pectoraux pendant que les députés espagnols votaient et que les médias nous
rapportaient la nouvelle.
Les actrices d'Almodovar bien mise en avant, un sujet assez original (il y a un an encore, le mariage gay n'étant pas d'actualité, difficile d'en faire un film autre que de la science-fiction) et
le soleil espagnol, ce film multipliait les ingrédients d'une comédie attrayante. Oui, mais les couples s'embrassent et se disputent, les mères font la gueule à leurs fils ou à leur beaux-fils
sans entrain et avec une lourdeur qui ne provoque guère le rire, à peine le sourire. Les gags sont éculés et sentent le réchauffé mais cette fois : à la sauce homo, sous couvert d'une description
de mère sans aucune subtilité. Le réalisateur ne profite même pas de cette distribution multiple où les personnages ne cessent de se croiser pour jouer de sa table de montage et livre un film
fade sans aucune surprise. Ce film se classe tout droit dans la catégorie « merde-à-PD », parce que comme il y a égalité des droits devant le mariage, les homo ont eux aussi le droit à
de mauvaises comédies.
L’avis dePatrickAntoine : Une espagnolade qui m'a bien fait rire ! Et que je n'essaierai pas de vous raconter, ce serait vous gâcher votre plaisir. Un film sur les
mères. Des mères dont les destins vont se croiser à l'occasion du mariage de leurs fils qui ont le point commun d'être homo. Oscar (Daniel Hendler) et Miguel (Unax ugalde) vont se marier. Pour
l'occasion, la mère d'Oscar (Betiana Blum) a fait le voyage d'Argentine en Europe, accompagnée de son énorme chien, sans prévenir personne qu'elle avait tout plaqué au pays et pensait s'installer
près de son fi-fils adoré. L'autre mère (Carmen Maura), celle de Miguel, tient un hôtel d'une poigne de fer et a trop peu de temps à consacrer à son fils entre son boulot et son amant (Jorge
Perrugoria).
Nous retrouvons aussi une star (Marisa Paredes) qui nous refait L'amant de Lady Chatterley avec son jardinier (Lluis Homar), qui est aussi le père de son futur beau-fils (vous
avez tout compris ?). On n'oubliera pas non plus la mère nymphomane (Veronica Forque) constamment sous anxiolytiques qui couche avec son gendre (Gustavo Salmeron) la veille de son mariage. Une
autre mère (Mercedes Sampietro) qui n'accepte pas que son fils se marie avec un autre homme et qui fait tout pour ne pas être là ce jour-là. Vous rajoutez à ces cinq mères, deux pères, vous
mélangez le tout, et vous avez une espagnolade rigolote qui vous amusera le temps du film.
Oh, j'allais oublier un autre acteur très important: le chien ! Et puis il y a aussi quelques garçons sensibles, dont au moins un que j'ai trouvé très craquant. Vous ne devinez pas lequel ? Je ne
vous ai jamais dit que j'avais un faible pour les hommes à lunettes ?
L’avis deRomain Le Vern : Le bonheur (paradoxal) de Manuel Gomez Pereira, ce sont donc cinq mamans un peu castratrices, un peu chieuses, un peu nymphos, un peu
touchantes qui se croisent le week-end du mariage de leurs enfants homos. Au centre des imbroglios, un chien qui sert de lien scénaristique entre les mamas hystériques et les fistons inquiets. On
ne sait pas trop bien où le film veut en venir. On ne sait pas non plus pourquoi tout ce beau casting Almodovarien est venu se fourvoyer dans cette ode à la grognasserie qui aligne les clichés et
manque d’audace.
Ce qui est sûr, c’est que c’est un nanar sympathique et insignifiant, pas mis en scène, qui plaide pour la tolérance et qui ne fait pas de mal à une mouche. Dommage pour les actrices, Carmen
Maura la première, qui avaient visiblement envie de s’amuser et qui se dépatouillent comme elles peuvent avec des personnages falots. Après les déjà médiocres Entre ses mains et
Bouche à bouche, Manuel Gomez Pereira confirme que son miraculeux L’amour nuit gravement à la santé était un bel accident. Pour plus d’informations :
Commentaires