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Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
et à
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Les Toiles Roses
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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
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Nos partenaires éditeurs de DVD (faites-leur confiance !) :
Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Jeudi 21 décembre 2006

N'hésitez pas à copier ce bandeau et à le mettre sur vos sites et blogs avec le lien vers la péttion.



« (…) Karim, à Tizi Ouzou, a encore des parents. Qui l’ont battu, insulté, chassé. Comme ses camarades de classe. L’homosexualité est punie de trois ans de prison ferme en Algérie, sans compter ce qu’elle suppose de vexations, de discriminations, voire de mise en danger si l’on tombe dans les mains des extrémistes religieux, particulièrement actifs dans cette région. Le préfet débouté avait osé faire valoir que l’homosexualité du jeune homme était « alléguée », mais pas « prouvée », et qu’il s’en servait comme argument pour frauder l’administration française et obtenir une autorisation de séjour. Le témoignage du compagnon de Karim ne lui ayant, visiblement, pas suffi, le préfet ira-t-il jusqu’à réclamer l’installation de caméras pour évaluer la réalité de la vie privée du jeune homme ? »

« Pour Karim, que toute cette médiatisation gêne, le seul espoir est de vivre en paix, de finir ses études calmement. « Je ne peux pas retourner là-bas, je n’y ai plus personne, plus rien. Je risquerais ma vie... Pourquoi ? Au nom de quoi ? »

L’Humanité.


« Je tiens à exprimer à nouveau mon soutien total à Karim (nom d'emprunt). Ce jeune lycéen algérien est l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, annulé par le Tribunal administratif de Bordeaux.
Je ne m’explique pas l’acharnement de la Préfecture de Gironde, qui a fait appel de la décision du tribunal administratif.
Du fait de son orientation sexuelle, Karim encourt une peine de prison de 3 ans en Algérie. On ne peut innocemment renvoyer un jeune homme vers une persécution certaine.
La France, qui célèbrera en 2007 les 25 ans de la dépénalisation de l’homosexualité décidée par François Mitterrand, a le devoir d’offrir asile et protection à ce jeune homme, qui a choisi de poursuivre parmi nous ses études et d’assumer librement dans notre pays sa vie sentimentale.
L’accueillir dignement en France est une fierté. L’expulser serait une honte. »

Jack Lang
(qui vient d’écrire au Premier Ministre, Dominique de Villepin)


Les associations homosexuelles qui suivent de près l’affaire estiment que l’Etat fait tout pour ne pas faire jurisprudence, et jugent l’argument présenté par l’avocat de la préfecture « inacceptable ».
Stéphane Corbin, président de la Coordination Interpride France affirme qu’« on ne prouve pas que l’on est homosexuel en apportant la preuve d’une vie commune, même si Karim a un petit ami. En droit positif l’orientation sexuelle n’a pas à être prouvée, et il n’existe, fort heureusement, aucun certificat en attestant. On est rempli d’effroi à l’idée de devoir prouver que l’on est homosexuel, comme dans le passé il fallait prouver que l’on n’était pas Juif ! »

Coordination Interpride France

 
« Le ministre de l’Intérieur bien qu’informé de la situation, a demandé au préfet de la Gironde Francis IDRAC de poursuivre la procédure, dans l’objectif d’expulser Karim, quitte à l’exposer à de graves dangers pour son intégrité physique ou morale.
L’acharnement administratif de Francis IDRAC ne nous étonne guère, en effet c’est lorsqu’il était en poste à la préfecture de l’Hérault que les associations portant la mémoire des déportés pour homosexualité rencontraient les plus grandes difficultés pour participer aux cérémonies du souvenir de la déportation. Aujourd’hui c’est à Bordeaux qu’il sévit et fait preuve d’ostracisme à l’égard des associations gaies et lesbiennes (sur la question de la déportation pour homosexualité notamment).
L’acharnement politique du Ministre de l’Intérieur dans cette affaire révèle le vrai visage de Nicolas SARKOZY : inhumain et jusqu’au bushiste ! »

Collectif contre l’homophobie.

 
L’Inter-LGBT dénonce cet acharnement administratif et cet aveuglement, directement cautionnés par un ministre de l’Intérieur visiblement peu préoccupé par la situation tragique des personnes LGBT dans de nombreux pays du monde. Elle demande à Nicolas Sarkozy de donner les instructions nécessaires pour que le préfet de Gironde abandonne la procédure et régularise Karim.

Inter-LGBT.

 
Karim, sans-papiers, homo, expulsable vers « l'enfer »

L’article de Libération.

par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Jeudi 21 décembre 2006



Rappelons la situation. Le préfet avait été condamné par le tribunal administratif de Bordeaux pour « erreur manifeste d'appréciation ». Le tribunal administratif considérait que Karim, en raison de sa situation personnelle, devait rester en France. Le préfet avait fait appel de cette décision. Une audience devait donc se tenir mardi matin devant la cour administrative d'appel de Bordeaux.

De très nombreux lycéens sont venus exprimer leur solidarité à Karim. Des ados de sa classe étaient présents alors même qu'ils ignoraient tout de la situation du jeune homme. Ils ont découvert aujourd'hui la détresse de leur copain qui ne leur avait jamais fait partager les épreuves qu'il endure maintenant depuis plusieurs mois. Vous pouvez imaginer l'émotion de tous lors de l'audience.

L'avocat du préfet et le commissaire du gouvernement ont réclamé que soit annulée la décision autorisant la régularisation de Karim. En clair : ils exigent son expulsion. L'avocat du préfet a même été jusqu'à remettre en cause l'orientation sexuelle de Karim. Pourtant, malgré l'humiliation et alors que l'homosexualité du jeune homme n'était pas un moyen invoqué par son avocat pour lui permettre de rester, Karim avait dû apporter la preuve de ses penchants en première instance. Pour répondre aux exigences du préfet, le petit ami de Karim s'était présenté à l'audience devant le tribunal administratif. Sachez, accessoirement, que, n'ayant pas été autorisé par son employeur à s'absenter ce jour là mais étant quand même venu devant le tribunal, il a été renvoyé.

Que faire maintenant ? La mobilisation doit croître car le pire n'est pas à exclure. Si la cour administrative se rend aux conclusions du commissaire du gouvernement et de l'avocat du préfet, la reconduite à la frontière peut avoir lieu très rapidement. C'est la raison pour laquelle, il ne faut pas l'attendre.

Nous proposons :

— de solliciter chacun des parlementaires pour qu'ils se prononcent pour la régularisation de Karim (au fur et à mesure des réponses, nous les afficherons sur le site www.pourkarim.net),
— de continuer à diffuser la pétition,
— de saisir la Halde contre le préfet de la Gironde qui met en doute l'orientation sexuelle de Karim.

Plus que jamais, restons mobilisés. Merci à vous tous.

Matthieu Rouveyre
Parrain de Karim,
Président de la LGP Bordeaux, membre de RESF 33,
Conseiller municipal de Bordeaux

 

par Daniel C. Hall publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Jeudi 21 décembre 2006
par Daniel C. Hall publié dans : VIDEOS : Lutte contre le sida
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Jeudi 21 décembre 2006

Fiche technique :
Avec Ronnie Kerr, Jack Sway et Jason Van Eman. Réalisé par Jeff London. Scénario de Jeff London.
Durée : 80 mn. Disponible en en VO et VOST.


Résumé :
Après le décès accidentel de ses parents, Billy (Ronnie Kerr) revient dans sa ville natale, un petit port de pêche, s’occuper de son jeune frère attardé, Johnny (Jack Sway). Billy retrouve alors son ami d’enfance, Dean, qui revient de la guerre d’Irak blessé et traumatisé. Les sentiments de Billy pour Dean (Jason Van Eman) réapparaissent et avec eux, une attirance qui pourrait bien signifier la fin de leur amitié si Dean s’en apercevait...
L'avis de Bernard Alapetite (Eklipse) :
Billy est le troisième long métrage réalisé par Jeff London après Et quand vient l’été (... And then came summer) (2000) et  The last year (2002), tout deux édités en DVD chez Eklipse. Il a également tourné un moyen métrage, Judgement road (1997).
Les deux grandes qualités de Billy sont d’abord d’ancrer une histoire d’amour gay dans l’actualité, en l’occurrence la guerre américaine en Irak, et d’oser endosser sans fausse pudeur l’étiquette de mélo. Malheureusement, Jeff London possède une grammaire cinématographique étique où n’existe guère que le plan fixe sous forme de ”pano” général dans les trops rares scènes d’extérieur et sous forme de champ contre-champ dans les multiples scènes de dialogues et pire encore, quelques zooms saccadés qui ne dépareraient pas dans un film de famille amateur. La pauvreté visuelle du film n’est pas seulement due à la pauvreté des moyens, qui est ici évidente, mais comment expliquer qu’il n’y a à l’écran que les seuls trois acteurs à l’exclusion de tout autre être humain sinon par l’incapacité du cinéaste à inscrire et faire vivre dans son cadre de nombreux protagonistes. Jeff London illustre à merveille la difficulté d’être cinéaste : ce métier qui mêle des talents bien différents et peut-être contradictoires. Celui de directeur d’acteurs et il n’est pas contestable que Jeff London en est un exellent, les trois acteurs sont remarquables, avec toujours une grande générosité envers tous ses personnages, et celui de technicien de l’image et là son savoir me semble bien piètre. London aggrave son cas en étant en plus le scénariste de son film. Que les cinéastes soient plus modestes et le cinéma s’en portera mieux ! Ils ne peuvent pas tous être compétents dans des domaines aussi différents. Il n’en reste pas moins que London est un scénariste honorable et surtout un remarquable dialoguiste. Suggérons-lui pour son prochain opus de s’adjoindre un chef opérateur de talent.
Il est à craindre que bien des spectateurs français auront un sourire narquois devant Billy et son lacrimalisme revendiqué. Et cela serait dommage, le mélo a ses titres de noblesse : hier Douglas Sirk, Vicente Minelli et aujourd’hui. Et puis ce serait imaginer que l’Amérique se résume à New York et aux trottoirs de Castro Street alors que London nous parle de l’Amérique majoritaire, celle qui a élu W. Bush, un pays où il toujours difficile de dire et de vivre un amour gay : ne l’oublions pas. En outre, Billy laisse bien transparaître l’imprégnation de la société par la religion. Là encore, Jeff London nous parle de l’intérieur puisqu’il est fils de prêcheur. À ce sujet, laissons lui la parole: « Il faut savoir que les États-Unis sont un pays très conservateur. Nous sommes perçus comme un pays libéral mais cela ne concerne pas la religion qui est très prégnante. La politique et la religion sont les deux grands sujets. D’ailleurs maintenant nous avons un président à la fois religieux et républicain... »
Malgré les maladresses et les naïvetés, les films de London sont attachants car ils répondent à une véritable nécessité, pour lui, de les tourner : ce qui n’est pas si fréquent.

Pour plus d’informations :

par Bernard Alapetite publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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