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L'équipe des "piliers" en exclusivité
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Jean Yves
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Niklas, Robert Wagner...

et l'arrivée de Marc-Jean Filaire,
Isabelle B. Price, Psykokwak, Rémi Lange et Didier Roth-Bettoni.

Un grand merci à Francis Moury, Olivier Nicklaus
et à
Yann Gonzalez

et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

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POUR SURFER SUR CE BLOG...

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Les Toiles Roses
est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (
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NOS CRITIQUES DE FILMS : 1. Films de A à H : ici. 2. Films de I à P : ici. 3. Films de Q à Z : ici.
(Dernière mise à jour des index des films critiqués : 19/03/08)
NOS CHRONIQUES : 1. Saga des blogueurs : ici. 2. Histoire de l'homosexualité : ici. 3. Les articles de Kim : ici. 4. Zanzi and the City : ici. 5. Merci Bernard... (Bernard Alapetite) : ici. 6. Les 4 vérités de Juju : ici. 7. Derrière les masques : HOMOLLYWOOD (Marc-Jean Filaire) ici. 8. Et les filles, alors ? (Isabelle B. Price) ici. 9. L'œil du voyeur (Didier Roth-Bettoni) ici.
NOS RUBRIQUES SUCCÈS : 1. Citations homophobes et homophiles : ici. 2. Les vidéos des publicités gay ou gay-friendly : ici. 3. Les affiches et visuels LGBT : ici. 4. Les vidéos contre l'homophobie : ici. 5. Les vidéos contre le SIDA : ici. 6. Les vidéos de la TV en folie : ici.
NOS WEBSERIES : 1. Au cœur du Marais : ici. * 2. Niko perd les pédales : ici. * 3. G : ici. 4. Nous tous : ici. * 5. Au bar ou à la maison ? : ici. * 6. Gay Friday [en anglais] : ici. 7. Luke & Noah : "As the World Turns" : ici. 8. Crétins Story : ici. 9. Boris & Nadir : ici. 10. DELEDIOS : ici. [à venir]  11. FOUP : ici.
NOS ZOOMS : 1. Spécial Salim Kechiouche : ici.

Nos partenaires éditeurs de DVD (faites-leur confiance !) :
Antiprod    BQHL    Carlotta Films    Eklipse    Epicentre Films    Les Films de L'Ange    Hystérie Prod.    One plus One
Lundi 1 août 2005

L'auteur :
Né en 1952 à Liverpool, Clive Barker est romancier, nouvelliste, scénariste de BD, auteur de théâtre, peintre et cinéaste, chantre d'un univers baroque, extrême et érotique placé sous le signe des métamorphoses de la chair. On lui doit notamment en littérature Le jeu de la damnation,
Le royaume des devins ou Galilée, et au cinéma Hellraiser, Le pacte, Cabal et Le maître des illusions. Il prépare actuellement un nouveau film, Tortured Soûls -Animae Damnatae, travaille à un nouveau recueil de nouvelles fantastiques et continue le cycle d'Abarat qu'il écrit pour la jeunesse.
L'avis de Org :
Will Rabjohns est un photographe animalier de renommée internationale. Sa spécialité : la représentation d'une nature sauvage pervertie par les excès humains, le regard flou des derniers ambassadeurs d'espèces moribondes. Son art fascine, dérange : Will Rabjohns y excelle. Alors qu'il achève un reportage sur les ours polaires à Balthazar — de tristes créatures nourries des déchets de la petite ville d'Alaska — Will est grièvement blessé. Lors du coma qui s'ensuit, il revit un souvenir enfoui dans son subconscient, un événement de son enfance survenu peu après la mort de son frère, seule et unique idole de ses parents : la rencontre avec un couple fantastique, peut-être bien immortel, la sublime Rosa et son énigmatique amant, Jacob. Lorsqu'il sort du coma, Will a gagné deux choses. Un besoin de comprendre, d'abord, qui le pousse à tenter de retrouver le couple fantastique. Maître Renard, ensuite, une manière de seconde personnalité, un hôte mental sauvage, déroutant. Les pièces du puzzle sont nombreuses et éparses. Will va s'employer à les rassembler, quitte à contempler l'horreur.

Difficile de définir un livre comme Sacrements — au-delà de sa couverture magnifique, ce qui est suffisamment rare pour mériter d'être signalé. Difficile car c'est un livre énorme (un « roman-fleuve », nous dit la quatrième de couverture) qui, en dépit d'un nombre de personnages somme toute restreint (mais quels personnages !) au regard de sa taille, aborde une foultitude de thématiques — la mort, la maladie (le Sida, en fait), l'écologie (surtout), l'homosexualité, l'enfance, la connaissance... Un livre dans lequel, c'est une évidence, Clive Barker a mis énormément de lui, de ce qu'il est, de ce qu'il sait, ce qu'il ressent. (Les exemples sont légions, mais je ne peux résister à l'envie de vous citer ce passage, p.262, où Barker, lui-même homosexuel, parle des homosexuels : « Des hommes que leurs pères et mères, si aimants, si permissifs soient-ils, ne pourraient jamais comprendre comme ils comprenaient leurs enfants hétéros, parce que leurs rejetons gays constituaient des culs-de-sac génétiques. Ces hommes-là se voyaient obligés de se bâtir eux mêmes leurs familles, avec des amis, des amants ou des divas. Ces hommes-là s'étaient inventés eux-mêmes, pour le meilleur ou pour le pire. ») Un livre construit autour d'une myriade de brefs chapitres où l'action connaîtra une ellipse en forme de flash-ba
ck de près de cent pages. Un livre, enfin, qui transcende les genres (fantasy ? fantastique ?) pour nous porter vers les rivages de la littérature, la grande, la seule, celle ou l'on prend le temps d'exposer, de creuser, de s'attarder sur le détail pour mieux révéler le fond.
Dès le début de sa carrière littéraire, avec notamment ses nouvelles chocs réunies dans les Livres de Sang, Clive Barker laissait présager d'un avenir hors norme de créateur de mondes. Il a depuis fait feu de tous bois : une production nourrie qui, qualitativement, a connu des hauts et des bas (avec des romans comme Cabal, assez médiocres). Toutefois ses dernières œuvres, Imajica, le fabuleux Galilée et maintenant Sacrements, font montrent d'une maîtrise qui confirme Barker comme un auteur de tout premier plan, majeur, un point c'est tout. Et un auteur majeur qui donne toute sa mesure, ça vous fait un bouquin mystifiant, triste car lucide, d'une confondante sensibilité, lourd du poids d'un regard porté sur le monde et ce que nous en faisons. Un livre dont on ressort comme sonné, presque K.O., des étincelles derrière les yeux. Sacrements est de cette veine : le sacre d'un auteur-roi.

Pour plus d'informations :
Disponible chez Rivages et Fleuve Noir (France).
Autorisation de la chronique : Revue Bifrost
Le site de Clive Barker (en anglais)


par Org publié dans : LIVRES : Les Pages Roses
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Lundi 1 août 2005

L'auteur :
Francis Berthelot est né à Paris en 1946. Polytechnicien et chercheur en théorie littéraire, auteur de onze romans (Denoël, Fleuve Noir, Fayard, Hachette) et de quatre essais (Nathan), il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire dans les quatre catégories “nouvelle”, “roman” (pour Rivage des Intouchables), “essai” et “jeunesse”.
Après un passage par la littérature générale, il revient depuis deux ans à un imaginaire dans tous ses états par les voies du merveilleux noir.
L'avis de S. Nicot :
En avouant « son désir de graver ses mots dans la mémoire des enfants à venir », Arthur, l'un des deux personnages principaux de Rivage des intouchables, se bat non seulement pour survivre, mais pour vivre. Libre, et à sa façon : contre les interdits, les préjugés, les racismes. En créant un monde extraterrestre où Gurdes et Yrvènes (aux uns les écailles dures et aux autres les pigmentations douces) se haïssent férocement, en imaginant une histoire de transgression (les transvers, issus des deux races antagonistes, se mêlent au nom de la liberté, de la tolérance et, tout simplement, du désir), puis en racontant l'épidermie contagieuse qui les frappe, Francis Berthelot a choisi « de parler du sida à travers une maladie fictive... de façon spéculative, dans le cadre d'une autre société, avec un tabou différent, une maladie différente. » Il évoque le sida « d'une manière que n'importe quel lecteur, homosexuel ou hétérosexuel, puisse s'y reconnaître et s'identifier aux personnages. »
Le racisme, Arthur y est confronté tout petit, lorsque ses parents gurdes le lavent pour effacer tout trace de Cassian, son ami yrvène. Comme l'affirme sa mère : « Vivre avec une honte pareille, aucun d'entre nous ne l'a mérité. » Comment, dans ces conditions, la mémoire des transvers ne serait-elle pas malade de la culpabilité et du dégoût de soi : « Quand l'identité profonde de quelqu'un a de tout temps servi d'injure à la populace, quelle estime de soi lui reste-t-il ? » Serait-ce l'origine de l'épidermie ? Arthur et Cassian ne partagent pas le même avis : le jeune révolté yrvène semble sûr de lui, mais Arthur le Gurde se souvient des blessures de l'enfance, de cet « opprobre universel » qui l'accablait « comme s'il allait devoir marcher seul, toute sa vie, entre deux rangées de barbelés » et des insultes qui fusaient : « Frottard. Poiscailleur. Lécheur de Couennes... ».
Là où des faiseurs auraient peine à s'élever au-delà d'une banale transposition futuriste, Berthelot invente une fiction pleine de sens : c'est pour mieux parler d'ici et maintenant qu'il a choisi d'inventer un cruel ailleurs et demain. L'irruption d'une maladie dramatique, la violence haineuse des troupes de Race et Foi et la bêtise des racistes ordinaires font parfois de Rivage des intouchables un livre douloureux. Mais, loin de se clore sur un no future trop souvent de mise dans la SF française, le roman s'achève de façon significative sur l'ébauche difficile, chaotique et tâtonnante d'un avenir meilleur, qui intègre à la fois la phase de libération et l'épreuve. On retrouve là un thème dominant de Berthelot, qui donne unité et continuité à son œuvre, de La Lune noire d'Orion (Calmann--Lévy), au cycle de Khanaor (Fleuve Noir) et de La Ville au fond de l'œil (Denöel, Présence du Futur) — sans oublier ses magnifiques romans de littérature générale (on conseillera tout particulièrement l'éblouissant Jongleur interrompu (Denoël) — à ce superbe et bouleversant récit : la recherche de l'harmonie.
Avec Rivage des intouchables, Francis Berthelot a écrit l'un des plus beaux romans de ces vingt dernières années. Ne passez pas à côté !
Pour plus d'informations :
Disponible chez Folio SF (France).
Autorisation de la chronique : Revue Galaxies
Le site de Francis Berthelot
Une interview et des photos de Francis Berthelot

par S. Nicot publié dans : LIVRES : Les Pages Roses
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