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Jeudi 20 septembre 2007


Fiche technique :
Avec Michele Placido, Clmaudio Amendola, Francesco Benigno, Tony Sperandeo, Maurizio Prollo, Alessandro di Sanzo, Roberto Mariano et Filippo Genzardi. Réalisé par Marco Risi. Scénario : Didier Stefano Rulli. Directeur de la photographie : Gianvarlo Bigazzi.

Durée : 104 mn. Disponible en VO, VOST et VF.




Résumé :
La lutte pour une vie plus juste d'un jeune professeur de lettres qui enseigne dans une prison. L'opposition qu'il rencontre de la part des gardiens et de l'administration puis celle des prisonniers qui l'accusent d'être le détonateur d'une répression injuste.

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L'avis de
Jean Yves :

Le sujet ? La vie d'une bande d'adolescents dans une prison pour mineurs à Palerme, univers impitoyable sous le soleil de Sicile, derrière les murs et les barreaux de la prison de Rosaspina. Tiré du roman homonyme de Aurelio Grimaldi, le film de Marco Risi est la chronique quotidienne, ordinaire et puissante de la violence étouffée, des regards brûlants de désir des garçons frustrés.

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Évitant tout pathos, refusant de s'apitoyer sur le sort de chaque détenu, Marco Risi s'est intéressé au sexe comme exutoire dans un milieu machiste. Ils ne pensent qu'à ça, ils ne rêvent que de ça, mais ils ne parlent que de leur petite amie qui les attend patiemment à leur prochaine permission. Agressés dans leur virilité, les détenus encore jeunes, brandissent haut et fort leur sexe comme la seule arme dont ils peuvent encore user entre quatre murs.

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Un jeune professeur de lettres naïf et blessé (sa nana vient de le larguer) accepte de venir enseigner dans cette prison (sacrifice ? vocation ? épreuve ?). Peu à peu, il prend conscience des difficultés à vivre entre quatre murs de ces jeunes garçons pour lesquels il a beaucoup d'affection. C'est le plus jeune, encore un enfant, le « bleu », souffre-douleur docile des plus forts qui ne cessent de l'humilier, le forcent à faire leurs lits, se moquent de sa petite gueule d'amour, miment sur lui des coups de queue à travers leurs joggings gonflés et vont jusqu'à le menacer de viol. C'est cet autre qui se branle en classe en pensant à sa femme qui l'attend dans une HLM de banlieue. C'est surtout celui qui s'est autoproclamé « bite-en-fer », le plus violent, qui crie sa haine, crache son agressivité à la gueule du prof coincé, catho de gauche.

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C'est dans cet univers contenu par la hargne des matons, la connerie du directeur méprisant, que débarque, la chevelure flottante et ondulant des hanches, Mario, qui se fait appeler Mery (« pour Marilyn », dit-il dans un souffle), jeune homosexuel, travesti et prostitué qui a tué un de ses clients indélicats.

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Mery pour toujours
est un film sur la différence parmi la marginalité. Mery est peu à peu accepté, parle librement en classe à ses camarades, au regard bientôt fraternel, de son envie d'être une femme, de son désir du corps des hommes et tombe follement amoureux du professeur, toujours aussi coincé, qui le repousse poliment. Bientôt, la rencontre, la compréhension mutuelle, l'amitié qui lient les beaux ragazzi perdus changent la prison. Le dénouement du film ne sera pourtant pas un « happy end ».

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Mery pour toujours
ne se juge pas sur ses qualités esthétiques, ce n'est pas le but, mais sur ses vertus sociologiques. Construit comme un documentaire, à peine romancé puisque tous les faits narrés sont vrais. La multitude de personnages, tous attachants, donne parfois l'impression d'un savant fouillis qui nous ferait presque oublier l'essentiel : les rapports ambigus entre le maître et l'élève. Et puis il y a Mery, jeune éphèbe gracile, superbe d'agressivité, provocant dans sa féminité exacerbée.

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Dans un film où les femmes n'ont même pas le droit d'asile, il incarne à lui seul le trouble et l'ambiguïté. Il dérange parce qu'il est sincère, entier. Il est le seul à assumer sa sexualité.

Avec pudeur, sensibilité et simplicité, Marco Risi a réussi avec Mery pour toujours un film plein d'émotion, du vrai cinéma.
Pour plus d’informations :
par Jean Yves publié dans : FILMS : Les Toiles Roses communauté : Gay-friendly
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Jeudi 20 septembre 2007
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Fiche technique :

Avec Marcia Cross, Teri Hatcher, Felicity Huffman, Eva Longoria, James Denton, Steven Culp, Ricardo Chavira, Mark Moses, Nicolette Sheridan, Andrea Bowen. Réalisation : Larry Shoaw, Arlene Sanford... Scénaristes : Marc Cherry, tom Specialy...
Saison : 24 épisodes.
Durée des épisodes : 42 mn. Toujours en production (4 saisons). Disponible en VO, VOST et VF.



Résumé :

Wisteria Lane est un lieu paisible où les habitants semblent mener une vie heureuse... en apparence seulement ! Car en y regardant de plus près, on découvre bien vite, dans l'intimité de chacun, que le bonheur n'est pas toujours au rendez-vous. Et peu à peu, les secrets remontent inévitablement à la surface, risquant de faire voler en éclat le vernis lisse de leur tranquille existence...


L’avis de Mérovingien02 :
La vie suit son cours à Wisteria Lane. Pour sa deuxième saison, Desperate Housewives ne change pas sa formule gagnante à base de mystères et d'humour grinçant, quitte à tomber dans la redite. Susan n'en finit plus de nous exaspérer en faisant sa Susan, Gaby est toujours la bomba latina qui dynamite les bonnes valeurs morales, Bree demeure la mère de famille psychorigide et complexe qu'on aime tant et Lynette quitte enfin ses mouflets pour revenir dans le monde du travail. Pendant ce temps, Marie-Alice continue d'énoncer des banalités au début et à la fin de chaque épisode et des nouveaux voisins dont on se fiche éperdument emménagent.

Difficile pari que de trouver un nouveau fil conducteur pour une seconde saison alors que celui de la première a été largement épuisé et qu'il avait contribué à la réputation de la série. Le mystère planant sur le suicide de Marie-Alice était la parfaite astuce pour relier les différentes habitantes entres elles et pour raconter l'histoire de cette banlieue américaine typique. Le point de vue de la défunte servait de guide lors de l'introduction à cet univers déjanté ; l'amitié qui la liait aux héroïnes justifiait que celles-ci dénichent les secrets enfouis par leur voisin, la présence intrigante de Mike donnait plus de poids à sa relation avec Susan, idem pour sa fille découvrant un amour naissant avec Zach... Une atmosphère à la Twin Peaks, pleine de coups de théâtre et de fausses pistes captivantes qui transcendaient l'aspect « soap opéra » de l'ensemble.

Malheureusement, les pistes amorcées par le « season final » n'auront pas servies à grand chose. Zach est absent pendant une bonne moitié des épisodes et son déchirement entre ses différents pères (père biologique qu'il ne connaît pas mais qui vit sous ses yeux, père de substitution accessoirement meurtrier) est trop souvent mis de côté. Les personnages semblent faire du surplace, dans l'attente d'un éventuel rebondissement. Il faudra attendre la dernière partie de la saison pour que sa rencontre avec son grand-père et les manigances sournoises de Felicia Tilman fassent avancer le schmilblick. Les scénaristes étirent au maximum les intrigues pour garder des cartouches en vue des prochaines saisons mais le risque est de finir par égarer le public ou, pire, par le lasser.

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L'ennui, c'est que l'intrigue principale de cette année fait pâle figure face au mystère Marie-Alice. On pouvait déjà le deviner à la vue de l'épisode 23 de la saison 1, c'est confirmé : les nouveaux voisins, les Applewhite, cachent quelque chose derrière les murs bien propres de leur maison. Apparemment, ils ont emprisonné un homme dans leur cave. Oui… et ? Et alors… on s'en fout. On s'en fout parce que cette intrigue n'apparaît que pour boucher les trous de temps en temps. On s'en fout parce qu'elle est rachitique et ultra prévisible (Caleb n'a pas tué la copine de Matthew : sans blague !!!). On s'en fout parce qu'elle est hyper mal menée (le coup de la veste déposée sur le corps de la victime : on croit rêver !)... Mais surtout, on s'en fout parce qu'elle n'a aucune incidence sur le reste des Housewives. Cloisonnée dans son intrigue, cette famille noire ne rentre jamais dans le cercle Bree/Susan/Lynette/Gabrielle, semblant évoluer dans une série parallèle. Il y a bien quelques tentatives pour maintenir l'illusion (la relation entre Danielle et Matthew, la rencontre entre Gabrielle et Caleb) mais rien n'y fait. Les héroïnes semblent porter autant d'intérêt à ces personnages que le spectateur et l'absence flagrante d'interaction entre les protagonistes finit par nous convaincre que les auteurs ne savaient ni où ils allaient ni comment ils y allaient. Espérons qu'ils parviennent à mieux gérer le fil rouge de la saison 3, ce qui n'est pas gagné au vu du final nous promettant un nouvel arrivant à Wisteria Lane : un dentiste veillant au chevet d'un femme internée en psychiatrie et incapable de parler (comprendre par là : elle garde un terrible secret sur ce dentiste qui est certainement un psychopathe : bref, ça va être très chiant).

En dehors de cette ridicule intrigue Applewhite visiblement calculée pour respecter le quota de blacks, on doit malheureusement constater que les crêpages de chignons entre les différentes vedettes dans les coulisses du show ont certainement poussé le créateur Marc Cherry à isoler encore plus les Housewives les unes des autres en livrant des intrigues ne se recoupant jamais. L'éloignement des quatre amies met donc encore plus en lumière la qualité variable des storylines ; la sensation d'assister à une sitcom de luxe devient insistant, les quiproquos et les dialogues percutants tombant comme des bombes. On perd en suspense, on perd en émotion, on gagne en rires. On jubile à voir l'explosion de la cellule familiale d'une Bree Van de Kamp refusant d'admettre ses problèmes et qui ne fait que récolter ce qu'elle a semé (ses enfants sont aussi manipulateurs et aussi faussement détachés qu'elle). On est soulagé de voir que Lynette n'a plus droit à son « intrigue mouflet » du jour mais qu'elle s'épanouit au contraire dans le travail, développant par la même occasion des rapports passionnants avec son mari Tom qui s'interroge sur sa place d'homme de la maison. Gabi et Carlos tentent de leur côté d'avoir un enfant par tous les moyens et retrouvent une complicité qu'ils avaient perdu depuis bien longtemps. Seule Susan n'est pas particulièrement bien exploitée cette année, ce qui n'est pas une surprise, la « Ally Mc Beal » pour quadragénaire ayant toujours tapé sur le système avec sa moue boudeuse et ses gaffes incessantes (si seulement ce brave chien Bongo lui avait bouffé la tête dans le second épisode de la saison 1 !).

Si l'on ne devait retenir qu'une seule chose dans cette saison, ce serait certainement la place grandissante et le soin accordés aux seconds rôles qui, loin de faire de la simple figuration, parviennent à conférer une certaine réalité à cette banlieue fictive. Si la saison 1 s'attachait principalement à décrire le parcours de quatre femmes au foyer désespérées, la seconde fournée monte d'un cran en figeant toute la cellule familiale dans la névrose. Tom Scavo n'est plus le mari toujours en vadrouille, les enfants de Bree sont les architectes de sa chute (les tensions mère/fils avec Andrew valent à elles seules le détour et assurent le parfait équilibre entre l'humour, la cruauté et les larmes), le désir de paternité de Carlos finit par convaincre Gabrielle, les rêves de mariage d'Eddie volent en éclat à cause de Carl... La plume des auteurs est toujours aussi acérée et plus personne n'est épargné dans ce jeu de massacre où médecins et policiers se révèlent aussi psychotiques que les personnes qu'ils sont censés aider. Une femme de bonne famille retient une esclave dans sa cuisine, une strip-teaseuse tombe enceinte d'un teenager catholique, une nonne masque la garce qui en elle sous des airs béats de Sœur sourire, un adolescent mineur couche avec le petit ami de sa mère pour se venger d'elle...

Un véritable étalage de perversions à peine désamorcé par un emballage rose bonbon qui rend juste l'audace subversive et le mordant plus acceptable pour le grand public. L'Amérique, qu'elle soit républicaine ou démocrate, est brocardée dans toute sa folie et son hypocrisie bourgeoise et c'est bien là qu'est la force jubilatoire de ce show s'apparentant à une partie de Cluedo où tout le monde serait coupable. Mais attention ! À force de surenchérir dans les rebondissements chocs et la galerie de personnages cramés de la tête, Desperate Housewives risque de franchir la barrière entre fun et ridicule.

L'épisode final, plutôt raté, vient corroborer cette impression en démontrant, flash-back à l'appui, que les personnages sont incapables d'évoluer. Bree ne reconnaît toujours pas ses problèmes, Lynette se retrouve avec un nouveau gosse sur les bras, Susan ne finit toujours pas avec Mike, un dentiste taré remplace le pharmacien fou... Un surplace inquiétant qui témoigne des premiers symptômes d'un essoufflement risquant d'aller en empirant.

Pour plus d’informations :
par Mérovingien02 publié dans : TV : La Lucarne Rose communauté : Gay-friendly
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Jeudi 20 septembre 2007
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par Daniel C. Hall publié dans : WEBSERIE : NOUS TOUS communauté : BLOGS GAY
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