<![CDATA[LES TOILES ROSES]]> http://www.lestoilesroses.com/ De l'Art de faire évoluer les mentalités grâce au cinéma et à la littérature... Le blog pour les hétéros et les gays... fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[LES AMOURS DE LUKE ET NOAH (54/2 : LE GRAND AMOUR)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19313374.html Visuel : (c) GayClic
2e PARTIE
... qu'on aurait pu intituler "La fourmi n'est pas prêteuse". Voyez le regard que lance Luke à Tony à 5'10"...
[ATWT appartient à PGP et CBS]

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Sat, 10 May 2008 00:13:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19313374.html
<![CDATA[LES AMOURS DE LUKE ET NOAH (54/1 : LE GRAND AMOUR)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19313269.html Visuel : (c) GayClic
Lily cauchemarde, Holden protège et Luke dîne avec "Mamie Noah"...
Patience, la 2e partie est exclusivement consacré à nos amis. [ATWT appartient à PGP et CBS]

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Sat, 10 May 2008 00:09:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19313269.html
<![CDATA[03. MERRY CHRISTMAS, MR LAWRENCE (FURYO), (Japon, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande - 1983)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19329102.html Derrière les masques :


FURYO (1983) de NAGISA OSHIMA
ou L'ORDRE militaire À l'ÉPREUVE DE L'HOMOSEXUALITÉ   Un film analysé et décrypté par
Marc-Jean Filaire Enseignant en Lettres modernes à l’université de Nîmes    
Fiche technique :
Avec David Bowie, Tom Conti, Ryuichi Sakamoto, Takeshi Kitano, Jack Thompson, Johnny Okura et Alistair Browning. Réalisé par Nagisa Oshima. Scénario de Nagisa Oshima et Paul Mayersberg. Directeur de la photographie : Toichiro Narushima. Compositeur : Ryuichi Sakamoto.
Durée : 122 mn. Disponible en VO et VOST.

 
Comment est exploitée l’image de l’hypervirilité militaire ? Traditionnellement, le monde militaire se caractérise comme un monde d’hommes par son absence de femmes, bien qu’elles puissent parfois apparaître aux marges de cet univers en tant que cantinières dans les films historiques, ou plus couramment comme prostituées, mais quasiment jamais dans les rangs des soldats. Quant aux victimes des abus sexuels, le cinéma préfère le plus souvent rester elliptique. Néanmoins, l’exclusion militaire des femmes qui suppose une réduction de l’activité sexuelle courante n’induit pas la réduction du désir sexuel des hommes. Le contexte crée donc une situation dans laquelle le désir est détourné vers des objets masculins. Le film Furyo s’ouvre sur une situation de crise dans un camp japonais basé à Java en 1942 : un soldat coréen est puni pour le viol d’un prisonnier hollandais. Pourtant, la victime explique que pendant les trois jours précédant l’agression, le Coréen était gentil et s’occupait de lui changer ses pansements. L’espace militaire a ainsi transformé un homme en criminel, métamorphosant son énergie à rendre la vie en une force destructrice. L’hypervirilité, dont se targue le monde soldatesque, s’affirme dans la violence et par l’humiliation du vaincu. La violence se fait alors garantie de la masculinité, mais garantie incertaine et temporaire, toujours reconduite et jamais définitive. Il semble qu’être un homme soit perpétuellement à prouver par des actes où s’affirment la domination et le rejet de tout ce qui pourrait s’assimiler au féminin ; et en l’absence des femmes, victimes culturellement désignées de la violence guerrière, les hommes, notamment des prisonniers de guerre en situation d’humiliation politique, sont des proies tout aussi valables.

Pour répondre aux attentes de l’image puissante de l’homme soldat, il convient d’avoir un physique dont la puissance est visible : le corps du soldat se définit par une imagerie cinématographique figée, et l’excellence ne peut peut venir que d’un corps aux proportions supérieures à celles du commun. On peut penser aux acteurs qui ont multiplié les images de combattants, il n’en est guère de petit et de fluet : Arnold Schwarzenneger, Sylvester Stallone, Jean-Claude Van Damme, Clint Eastwood... Les apparences extérieures deviennent une garantie de la virilité. En choisissant David Bowie pour jouer Jack Celliers, Nagisa Oshima se met délibérément en porte-à-faux avec l’image héroïque du soldat, d’autant plus que l’image de la rock star est marquée par le personnage androgyne de Ziggy Stardust qu’il a interprété au début des années 70. Le fait que le personnage intrépide, voire téméraire, de Celliers n’ait pas un corps à forte musculature ne le rend pas moins érotique et la scène au tribunal le prouve : pour montrer qu’il a été maltraité, le major défait sa chemise et donne à voir son dos nu balafré de cicatrices, le jeune capitaine Yonoi en est visiblement troublé. Le refus d’une image convenue de soldat héroïque dit assez combien le film interroge la définition de la masculinité. Dans le cadre militaire, essayer de cerner les limites de la virilité signifie comprendre comment les hommes se situent par rapport à la violence. John Lawrence, en tant que médecin, s’y refuse complètement et ne se laisse entraîner par elle que poussé par la fatigue et le désespoir. En revanche, le sergent Hara s’adonne à des comportement brutaux parfois de façon absolument gratuite, comme lors de la première image d’agressivité du film, lorsqu’il frappe un officier anglais ; de plus, il accuse les Anglais de faiblesse dans des situations où, en tant que Japonais, il considère que le suicide est la seule issue honorable et les considère tous comme des « pédés ». Entre Lawrence et Hara, Celliers occupe une posture ambivalente : si la violence se présente, il n’a aucune peine à riposter, mais à d’autres moments il affiche un comportement ouvertement pacifiste ; lorsqu’un soldat l’attaque de nuit dans sa cellule, il se défend comme il le faisait déjà enfant pour protéger son petit frère, mais il tend une fleur au capitaine Yonoi ou l’embrasse lorsqu’il cherche à protéger la vie d’autres prisonniers. Ainsi, se dessine une nouvelle forme d’héroïsme guerrier qui englobe tout autant des valeurs traditionnelles machistes qu’une inversion de ces valeurs par des attitudes considérées comme féminines. Une telle subversion de valeurs est amplifiée par l’ambiguïté érotique que suscite le jeune capitaine japonais.
 
Comment l’homosexualité se manifeste-t-elle dans l’armée ? Les relations entre l’armée et l’homosexualité sont complexes car la coexistence d’hommes dans un état de promiscuité constant nourrit un homoérotisme évident et inévitable. Cependant, une telle pratique charnelle ne peut être ouvertement admise sans remettre en cause le fonctionnement ancestral du corps militaire. L’un des dialogues entre Lawrence et Hara fait apparaître la posture paradoxale de refus apparent et de tolérance discrète que le sergent japonais assume : « Tous les Anglais sont pédés [...] Vous avez tous peur des pédés. Un samouraï n’en a pas peur » ; à cela le médecin répond : « La guerre renforce l’amitié entre les hommes. Mais tous les hommes ne deviennent pas pédés », ce qui laisse comprendre que sous l’appellation d’amitié l’homosexualité trouve une forme d’existence tacite. Il convient, en outre, de ne pas rendre publiques ces pratiques érotiques car l’humiliation est de rigueur quand la divulgation s’est produite. Ainsi, Lawrence demande à ce que Hara déplace le Hollandais après son agression. Notons que la notion de viol est ici incertaine et qu’elle cache peut-être plutôt une relation homosexuelle entre prisonnier occidental et geôlier asiatique ; en effet, on ne sait comment interpréter la phrase de Hara (« Un prisonnier qui s’est laissé violer ») ni les regards que s’échangent le Coréen et Karel De Jong, ni même le suicide de celui-ci lors du seppuku de celui-là. Y avait-il une relation amoureuse entre les deux hommes ? L’accusation de viol ne dissimule-t-elle pas l’homosexualité, inacceptable lorsqu’elle sort de l’ombre ? Il est impossible de trancher définitivement et l’incertitude demeure. Ainsi, l’ambiguïté plane perpétuellement sur le tabou de l’homosexualité et instaure un discours des plus paradoxal. Le discours officiel est caractérisé par le désaveu, la désapprobation et la condamnation, ce qui se retrouve dans la décision de Yonoi qui officialise le suicide du possible violeur mais aussi dans les blagues potaches des prisonniers lorsqu’on annonce que « le colonel Lawrence va passer quelques nuits » dans le baraquement de l’infirmerie : des sifflets évocateurs et la remarque « Il en serait pas ? » accompagnent la nouvelle, avant qu’un autre commentaire s’ajoute à celui-ci (« Vous voulez mes gants de boxe ? ») et confirme le rapport étroit qu’entretiennent sexualité et brutalité dans le cadre militaire. En être signifie automatiquement être un homosexuel passif qui doit se défendre contre des non-homosexuels actifs, lesquels abusent nécessairement de leur puissance. À aucun moment il n’est question de sentiment amoureux entre les prisonniers ; s’il existe, il ne peut être que tu et dissimulé. Le malaise qui se lit sur le visage de Karel De Jong après ces blagues est soit dû au souvenir de son agression soit peut-être aussi au sentiment amoureux, inavouable en ce contexte, qui le liait à son gardien coréen. Seul ce qui réfère à la sexualité peut donc être mis en mots sous la forme de la condamnation officielle ou humoristique, les sentiments sont, quant à eux, relégués au silence et à l’inavouable. Le capitaine Yonoi se trouve ainsi pris au piège de ce qu’il ne peut pas dire mais que tous comprennent néanmoins : son désir pour Jack Celliers est inenvisageable officiellement puisqu’il romprait l’ordre hiérarchique et ethnique qui impose la séparation entre prisonniers et geôliers, entre Japonais et non-Japonais. La frontière entre les deux mondes est donc mise à mal par la provocation de Celliers et le désir de Yonoi, lesquels bouleversent les valeurs fondatrices de l’armée.

Comment l’homosexualité remet-elle en cause les valeurs et l’ordre militaires ? L’ordre militaire repose sur certaines valeurs qui sont, dans Furyo, représentées principalement par le très aristocratique capitaine Yonoi. Dans son comportement, on retrouve les vertus du samouraï fondées sur le bushidô (« voie des guerriers ») ; il est à la fois courageux, honnête respectueux et bienveillant, selon la définition de Louis Frédéric dans Le Japon Dictionnaire et civilisation (Éd. Robert Laffont, 1996). En tant que chef de camp, il n’abuse ni de son pouvoir ni de ses prérogatives tant qu’il est lui-même respecté par les prisonniers. Sa clémence à l’égard de Celliers entraîne des mouvements d’insubordination car il offre alors aux yeux de tous l’image d’un chef affaibli par ses sentiments. Il incarne les valeurs d’un monde héroïque qui n’a plus guère de place dans la réalité du XXe siècle et qui, avec le second conflit mondial, connaît son chant du cygne, entamé en 1868 avec l’avènement de l’ère Meiji. À la fin du film, il est remplacé par un officier qui se dit moins « sentimental » et qui intervient alors que Yonoi est en train de perdre le contrôle de lui-même et du camp : son dernier acte en tant que commandant du camp est d’imposer à tous les prisonniers un rassemblement, qui entraîne la mort d’un blessé, et il veut exécuter en public le plus gradé d’entre eux parce que celui-ci refuse de lui fournir des informations et donc de trahir sa cause, acte que le code de valeurs de Yonoi devrait considérer comme respectable ; par ces actes, Yonoi est en train de porter atteinte à ses propres valeurs de droiture morale. On peut s’étonner qu’après l’humiliation de son renvoi, il ne choisisse pas le suicide ; Nagisa Oshima s’en explique : « Il n’a pas pu faire hara-kiri parce que, à cause [du geste de Celliers], tout son système de vision du monde s’est effondré, donc la référence au seppuku a disparu » (« Entretien avec Nagisa Oshima », propos recueillis par Bertrand Philibert in « Samouraï », no 9, et cités dans L’Homosexuaité à l’écran, 1984).

Cependant, une autre réaction de Yonoi peut paraître inattendue : après avoir fait enterrer Celliers jusqu’au cou et en plein soleil, il va, de nuit, couper une mèche de cheveux du rebelle et il salue militairement celui qui a causé sa dégradation. En 1946, quatre ans plus tard, on apprend qu’avant de mourir exécuté il a demandé à Lawrence de consacrer cette mèche sur son propre autel. Il semble reconnaître ainsi à la fois son amour pour Celliers et les qualités de celui-ci : serait-ce une manière d’accepter la fin historique de son propre idéal chevaleresque ? L’homosexualité est ainsi pour ce personnage un danger réel, qui porte un coup fatal à l’ordre recherché dans le bushidô et qui, en même temps, le garantit comme idéal absolu de loyauté des amants l’un envers l’autre, la mort du second étant l’acte amoureux ultime. Le fait que Yonoi ne survive pas à la guerre se comprend comme un suicide lent qui lui permet d’être à nouveau en adéquation avec son idéal tout en étant fidèle à Celliers. Il n’était pas rare qu’à la mort de son amant un samouraï choisisse le seppuku pour ne pas lui survivre. Le suicide de Karel De Jong répond certainement au même ordre de valeur. Le monde de l’armée est présenté par Nagisa Oshima comme un espace où l’humanité des hommes est en danger et où la beauté du monde ne peut être que flétrie à jamais. Le long flash-back relatif au jeune frère de Celliers est une allégorie de l’amour homosexuel victime de la violence des institutions exclusivement masculines (armée, collège). L’ange atrophié à la voix céleste a les ailes brisées par un bizutage humiliant qui le rend définitivement silencieux : la scène de déshabillage qui révèle sa malformation dorsale n’est qu’une scène de viol collectif déguisée, tout comme la fraternité dissimule un sentiment d’amour homosexuel. En se sacrifiant pour sauver l’officier qui veut tuer Yonoi, Celliers se rachète de n’avoir pas secouru son frère au risque de perdre sa popularité, comme si le fait de se montrer embrassant le capitaine japonais, même sans l’aimer, lui offrait l’occasion d’accepter publiquement une homosexualité qu’il avait rejetée lorsqu’elle était amour pour son frère. Par delà la mort, le couple de Celliers et Yonoi, se retrouve uni dans le sacrifice amoureux tout en renvoyant au monde de la violence guerrière la responsabilité de la destruction des plus belles âmes. ]]>
Fri, 09 May 2008 00:01:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19329102.html
<![CDATA[GIANNI ALEMANNO]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19359704.html Thu, 08 May 2008 00:19:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19359704.html <![CDATA[DELEDIOS : Homophobie au travail (3)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19127940.html DELEDIOS : "Dans l'Emploi Lutter pour l'Égalité et contre les Discriminations liées à l'Identité du genre et à l'Orientation Sexuelle" est un projet EQUAL co-financé par le Fonds Social Européen. Les partenaires français du projet sont le Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF), porteur du projet, l'AUTRE CERCLE, L'ANDRH et ARBORUS.



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Thu, 08 May 2008 00:02:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19127940.html
<![CDATA[SA RAISON D'ÊTRE (France - 2007)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19326908.html Fiche technique :
Avec: Nicolas Gob, Michaël Cohen, Clémentine Célarié, Nozha Khouadra, Bérénice Béjo, Valérie Donzelli, Valérie Mairesse, Sophie Quinton, Carlo Brandt, Philippe Lefebvre, Cyril Descours, Jean Dell, Alexandre Mercouroff, Sophie de La Rochefoucauld, Isabelle Ferron et Dominique Frot. Réalisateur : Renaud Bertrand. Scénario : Véronique Lecharpy & Pascal Fontanille. Image : Marc Koninckx. Son : Jean Casanova. Montage : Laurence Bawedin. Musique : Stéphane Zidi.
Durée : 200 mn. Disponible en VF.

  Résumé :
Nous sommes au début 1981. Lors d’un match de foot, un beau brun (Michael Cohen), genre intello mais qui soigne ses abdos, kiffe sur un blond (Nicolas Gob), Bruno de style plus rustique, dans la douche des vestiaires. Tout ce qui va suivre est raconté par le brun. Nicolas et Bruno deviennent amis. Bruno a une petite amie, Isabelle (Sophie Quinton), qui se trouve être la sœur de Nicolas. Isabelle accouche de Jérémy mais Bruno n’en est pas le père. De son coté Nicolas, homo et grand fêtard, a un meilleur ami, Jérôme (Cyril Descours), avec lequel il couche régulièrement. Jérôme tombe amoureux d’un steward américain. Ce dernier ne tarde pas à tomber malade et meurt ; c’est une des premières victimes du sida. Jérôme est contaminé. Bruno voudrait se marier avec Isabelle et reconnaître Jérémy. Isabelle hésite. Bruno réussit à la convaincre. Quelques jours avant de s’unir, passant par là, le couple est victime de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers. Isabelle est tuée, Bruno très gravement blessé. Hélène (Clémentine Célarié), la mère de Nicolas, élève Jérémy. Nicolas est désespéré et se jette dans la drogue et la fornication intensive. Bruno sort du coma mais il est paralysé des jambes. Nicolas arrache Jérémy à sa mère Hélène pour s’en occuper et le rendre à Bruno. La séparation d’avec l’enfant rend Hélène folle. Bruno se rééduque et tombe amoureux de son infirmière Nadia (Nozha Khouadra), d’origine algérienne. Elle est mariée avec Nabil, militant de Touche pas à mon pote. Elle a deux enfants. À cet instant, nous sommes à la quarantième minute du film et si les scénaristes n’ont pas chaumé, il y a néanmoins beaucoup de trous dans la narration. Nous ne savons pas alors par exemple ce qui nourrit au sens propre comme au sens figuré, Nicolas, son père ou Jérôme...


Nicolas fait accueillir Bruno, en chaise roulante, dans la belle et grande maison de ses parents. La famille recomposée disperse les cendres d’Isabelle dans un fleuve voisin.
1983, Jérôme développe le sida. Vers la quarante-cinquième minute, on comprend enfin que Nicolas est le secrétaire d’une importante politicienne de droite, tout en s’occupant de Jérémy et en cohabitant avec la marraine de l’enfant qui lui sert d’alibi dans sa profession. Dix minutes plus tard, on apprend que le père va enseigner à l’université de Montréal. Nicolas et Bruno prennent un appartement ensemble pour élever Jérémy. Au bout d’une heure de film, Bruno tente d’avoir une relation sexuelle avec Nicolas, mais il n’arrive pas à bander, fin de l’expérience, ce qui nous vaut tout de même de voir Bruno nu de dos. La cohabitation des deux hommes est difficile. Presque guéri, Bruno a repris son emploi d’ouvrier menuisier.
1985, Nadia se bat pour faire éclater la vérité sur le sang contaminé. La mère de Nicolas vire alcoolique grave. Nadia s’aperçoit que Bruno a été contaminé lors d’une transfusion. La mère de Bruno divorce et se remarie avec le patron de son ex-mari. Nicolas devient l’attaché parlementaire d’un député de droite qui recherche à faire éclater la vérité sur le scandale du sang contaminé. Le député en question, tout marié qu’il est, est un un pédé dans le placard. Il drague Nicolas et rapidement ils couchent ensemble, la première fois dans leur bureau de l’assemblée nationale. Mais leur histoire doit rester secrète. Bruno est viré de son boulot lorsque l’on découvre qu’il est séropositif. Le jeune et joli Jérôme meurt du sida. Fin de la première partie.


1986, Jérémy apprend que Bruno est malade et qu’il n’est pas son père. Nicolas est très amoureux de Pierre (Philippe Lefèbvre), son député. Bruno retrouve du travail chez un vieil ébéniste. Nadia, qui a été chassée de son hôpital à cause de son engagement sur le sang contaminé, travaille maintenant dans un laboratoire spécialisé dans le suivi des malades du sida. Le sida de Bruno se déclare. Il développe une première maladie opportuniste. Nadia passe de plus en plus de temps à son chevet. Nabil est jaloux. Bruno se remet.
1989, il se trouve une nouvelle copine, Fabienne (Bérénice Béjo). Quelque temps après, il développe une autre maladie opportuniste. Nadia se sépare de Nabil et vient vivre avec les deux hommes. Bruno se relève encore et décide de vivre avec Fabienne. La mère de Nicolas n’accepte pas la nouvelle liaison de Bruno. Le député de Nicolas devient secrétaire d’État et lui, chef de cabinet. Bruno retombe malade mais cette fois encore il s’en sort grâce à la bithérapie. Hélène se suicide par noyade le matin de Noël 1995. Bruno a une nouvelle maladie dont il ne se remet pas. Nadia lui injecte la piqûre de la délivrance devant la télévision sur laquelle Bruno vient de voir la France être sacrée championne du monde de football. Pierre s’oppose au PACS. Nicolas menace Pierre de l’outer. Ils se séparent. Pour se consoler, Nicolas, qui a trop bu, lève un jeune mec au matin ; il s’aperçoit que son coup d’une nuit est séropo et qu’ils ont eu un rapport non protégé. Nicolas est contaminé. Pour récupérer Nicolas, Pierre rend public son homosexualité. Ils se remettent ensemble.


L’avis de Bernard Alapetite :
Contrairement à l’habitude, je n’ai pas écrit un résumé car il n’aurait pu être que trompeur, mais ce que l’on appelle, dans le jargon cinématographique, une continuité dramatique pour bien, je l'espère, montrer l’incongruité de cette histoire causée par un trop plein de péripéties. C'est cette continuité dramatique que l'on présente aux producteurs pour essayer de les convaincre de monter le film et aux différentes autorités pour essayer de récupérer quelque argent.
Dès les premières images, on sent que l’on va droit à la catastrophe artistique, plan trop serré sur l’action, les figurants c’est cher, donc le réalisateur resserre le cadre pour que le spectateur ne s’aperçoive pas que la foule que le cinéaste est censé filmer, ne se résume en fait qu'à une demi douzaine de clampins. Mais surtout, la voix off, nous expliquant le pourquoi du comment de ce que l’on devrait voir, est presque toujours un aveu d’impuissance cinématographique ; c'est ici patent.


L’échec du film tient autant à son esprit qu’à sa forme. Déblayons tout de suite la forme technique de la chose, n’importe quel producteur de bon sens devrait se rendre compte que traiter 27 ans d’histoire en 3 heures, avec une foule de personnages lancés dans des péripéties des plus romanesques, est déraisonnable. Si la chaîne (1ère diffusion le 26 Mars 2008 sur la 2) avait été vraiment courageuse et responsable, elle aurait dû produire une mini série de cinq à six épisodes de 90 minutes. Mais le péché originel de Sa raison d’être est d’avoir voulu mêler des genres qui se révèlent antagonistes, soit le mélo cinématographique façon Douglas Sirk, avec le roman feuilleton genre Eugène Sue, qui a engendré le feuilleton télévisé tombé en désuétude depuis la mort de l’ORTF. La différence principale des deux genres réside dans leur construction : le premier se nourrit d’un nœud gordien aussi inextricable qu’improbable et est d’essence fondamentalement pessimiste ; le deuxième ne vit que par une incessante avalanche de péripéties tragiques et également peu réalistes mais rendues crédibles justement par leur arrivée continue dont la fréquence empêche le spectateur de réfléchir. Dans cette dernière forme, au bout du compte, après bien des tragédies, quelques personnages arriveront au terme de ce chemin infernal et toucheront au paradis. On le voit, des conceptions bien différentes, tant par leurs philosophies que par leurs rythmes. Les scénaristes Véronique Lecharpy et Pascal Fontanille, qui étaient déjà aux commandes du très bon Un Amour à taire, ont voulu de surcroît faire coller les aventures particulières de leurs personnages avec l’Histoire de la période traversée : élection de François Mitterrand, pandémie du sida, scandale du sang contaminé... La seule idée raisonnable qu’aient eu les auteurs est de rendre compte de toute cette foisonnante période par le biais d’un regard spécifique, en l’occurrence celui des gays, personnifiés par le narrateur Nicolas. Non que la bonne idée ait été de choisir le regard gay, aucun communautarisme dans mon propos, ce regard en vaut un autre pas plus, mais surtout, il réduit le champ narratif de ce scénario, qui par ailleurs explore beaucoup trop de sujets jusqu’à toucher au ridicule par leur accumulation et veut tout embrasser sans rien étreindre...
Dans la deuxième partie, bien meilleure que la première si l’on excepte la toute fin lourdement didactique, le rythme devenant moins frénétique laisse enfin passer l’émotion. Les scènes entre Bruno et Fabienne, par exemple, sont réussies.


Le parti pris de ne pas vieillir les acteurs par le maquillage (les personnages, au cheveu près, ont presque le même aspect du début à la fin du film alors que plus de vingt-cinq ans ont passé, sauf Jérémy qui est joué par des garçons différents au fil du temps) est une bonne solution. N’imagine-t-on pas souvent les autres (et soi-même) avec un aspect qu’ils ont cessé d’avoir depuis longtemps ? Autre bonne idée de faire des réunions de la famille élargie dans la grande maison des parents de Nicolas qui constituent des bornes sur la route du temps.


Si les poncifs ont souvent leur part de vérité, il est déconseillé à un réalisateur d’en faire un catalogue quasi exhaustif dans son film, comme c’est le cas dans Sa raison d’être. C’est forcément un steward qui a contaminé le joli Jérôme, lourde allusion au « patient zéro » ; quand une femme est enceinte, elle ne peut que vomir ; le jeune prolo (Ah les gros plan sur le torse de Gob en marcel ! Un grand moment !) est bien sûr homophobe et fils d’un routier. La politicienne de droite ne peut être qu’une caricature façon Boutin revue par Marie-France Garaud...
Les allusions à l’actualité du moment (la guerre des Malouines, les régimes communistes en Europe de l’est...) sont plaquées artificiellement dans les conversations entre les personnages et arrivent comme des cheveux sur la soupe.


Il serait grand temps que les cinéastes s’aperçoivent que situer un film en 1981, présente les mêmes difficultés logistiques que de filmer une action se déroulant pendant les guerres napoléoniennes ou le premier conflit mondial. Dans les trois cas, les objets de la vie quotidienne sont complètement différents de ceux d’aujourd’hui. Il y a même la difficulté supplémentaire, lorsqu'une fiction se déroule dans les quarante dernières années, que bon nombre de spectateurs qui verront le film se souviendront des détails de ce temps-là et qu’ils n’auront pas oublié les visages connus d’alors. Et bien avec des moyens limités, Renaud Bertrand s’en tire très honorablement, évitant les anachronismes trop flagrants (je n’ai guère vu qu’un sweet capuche peu plausible lors d’un entraînement de foot en 1981). La reconstitution du Palace est plausible, en revanche l’avatar de Fabrice Emaert est grotesque et n’a aucune ressemblance avec son modèle dont la physionomie est encore bien présente dans la mémoire de ceux qui sont passés au Palace.


Le miracle est qu’au milieu de séquences parfaitement ridicules, super téléphonées et très mal dialoguées, certaines scènes parviennent à être des îlots d’émotion, comme lorsque Bruno annonce à sa mère qu’il est séropositif, et qui parviennent donc à étrangler notre rire continu tout au long des deux parties.
Cela est dû principalement aux comédiens (Michael Cohen et Nicolas Gob ont tous deux reçu, à juste titre, le Prix d’interprétation masculine à Luchon) qui dans ce mélo improbable, se débattant dans des situations impossibles, débitant un texte parfois indigent, parviennent à rendre leur personnage convaincant et nous force à rester devant l’écran pour connaître la suite.

Pour plus d'informations : ]]>
Wed, 07 May 2008 00:06:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19326908.html
<![CDATA[LES PLUS BELLES AFFICHES LGBT (164)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19331332.html ]]> Wed, 07 May 2008 00:00:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19331332.html <![CDATA[SOMMERSTURM (SUMMER STORM), (Allemagne - 2004)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-1713383.html
Fiche technique :
Avec Robert Stadlober, Kostja Ullmann, Alicja Bachleda-Curuce, Miriam Morgenstern, Marlon Kittel, Jürgen Tonkel, Hanno Koffler, Tristano Casanova et Alexa Maria Surholt. Réalisé par Marko Kreuzpaintner. Scénario : Marko Kreuzpaintner et Thomas Bahmann. Compositeur : Niki Reiser.
Durée : 98 mn. Disponible en VO, VOST et VF.



Résumé :
Tobi et Achim sont copains depuis des années. L'un barreur, l'autre rameur dans une équipe d'aviron, ils vont disputer la plus grande régate de la région. Lorsque le flirt d'Achim et Sandra devient sérieux, Tobi comprend que ses sentiments pour Achim sont plus que de l'amitié.
Arrive alors dans la compétition une équipe de jeunes homosexuels athlétiques qui affichent fièrement leurs tendances. Tobi et ses camarades sont forcés de revoir leurs préjugés, leurs craintes, et leurs secrètes attirances. Au fur et à mesure que la tension monte, une confrontation entre les jeunes gens devient inévitable, en même temps qu'une violente tempête menace d'éclater sur le lac...


L'avis de Clément Graminiès :
Pour son premier film, le jeune réalisateur allemand, Marko Kreuzpaintner, met en scène un adolescent qui prend peu à peu conscience de ses attirances sexuelles pour son meilleur ami. Si la sincérité de la démarche ne fait aucun doute, la médiocre mise en scène parvient difficilement à traduire l’ambivalence de cette situation attendue et entretient malheureusement bon nombre de clichés sur la communauté gay.


Amis de longue date, Tobi et Achim partent pour un championnat d’aviron avec leurs copines respectives. Encore peu expérimentés pour ce qui est des choses de l’amour et du sexe, les deux adolescents entretiennent une relation forte et teintée d’ambiguïté. Au cours de ce voyage, Tobi va pleinement prendre conscience de son attirance pour son meilleur ami. Pour faciliter les choses, le réalisateur a choisi d’isoler le groupe d’adolescents du reste de la société pour constituer un microcosme très réduit où chacun revêt une fonction type (l’homophobe, la fille compréhensive). Et pour faciliter encore plus le coming out de Tobi, l’équipe adverse est uniquement composé de jeunes homosexuels assumés et affichés. En partant d’un postulat simpliste et binaire, le réalisateur va forcément limiter la portée de son propos.


À la relation d’amitié trouble qui aurait pu donner matière à une passionnante réflexion sur l’amour frustré, Marko Kreuzpaintner préfère le comique de situation en confrontant de jeunes allemands remplis de préjugés à une horde d’homosexuels décomplexés. Si certaines scènes peuvent prêter à sourire, on n’en oublie jamais le drame intime qui se joue pour Tobi et auquel le film ne donne finalement qu’une moindre importance. La mise en scène, aussi paresseuse qu’un téléfilm grand public de première partie de soirée, n’accompagne jamais l’adolescent dans cette quête du désir, dans sa demande de vérité ; elle ne fait que l’illustrer platement. Au mieux, la seconde partie insiste – assez pathétiquement d’ailleurs – sur le désarroi soudain du jeune homme enfin révélé à ses désirs, comme si au dernier instant, le réalisateur s’était souvenu des raisons pour lesquelles il avait pensé ce projet. Du coup, on n’échappe que trop rarement aux poncifs sur le mal de vivre de l’adolescent qui assume mal sa sexualité. Mélancolie et solitude se donnent forcément rendez-vous, sur fond de musique triste illustrant un enchaînement de fondu au noir à l’esthétique clip.


Du rose mesuré au noir puis au rose grandiloquent, Summer storm peine péniblement à trouver sa couleur, et tente de combler tout un ensemble de handicaps par une bande-son digne d’une compil’ gay élémentaire. Du Power of love des Frankie Goes To Hollywood au Go West des Village People, le gay power s’affirme avec toute la mollesse d’une comédie familiale, bien loin du ton orageux qu’aurait pu nous laisser espérer le titre, finalement très illustratif.


À chercher par tous les moyens à ne pas repousser le grand public, le réalisateur s’handicape de trop nombreux compromis. Totalement dépourvue d’audace - tant au niveau de la mise en scène que d’un traitement trop timoré du désir sexuel – la portée du projet de Marko Kreuzpaintner s’émiette rapidement. Dommage pour les acteurs, Robert Stadlober en tête, naturels et spontanés, seuls capable de donner corps à ce récit initiatique particulièrement laborieux et sur lequel il serait malheureusement bien inutile de s’attarder.


Pour plus d’informations :
Lire l’interview de Marko Kreuzpaintner

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Tue, 06 May 2008 10:03:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-1713383.html
<![CDATA[AU-DELÀ DE LA HAINE (France - 2005/2007)]]> http://www.lestoilesroses.com/article-6258181.html
Fiche technique :
Réalisateur : Olivier Meyrou. Compositeur : François-Eudes Chanfrault. Monteuse : Cathie Dambel.
Durée : 85 mn. Disponible en VF.


  Résumé :
À Reims, suite à l'agression mortelle de leur fils François, Jean-Paul et Marie-Cécile Chenu ont accepté de se livrer à la caméra. Avant, pendant et après le procès aux assises, le film montre le parcours d'une famille qui dépasse sa douleur pour s'engager dans un combat en faveur de la tolérance et du respect de l'autre, pour aller Au-delà de la haine.

L’avis de Matoo :
François Chenu n’est pas très connu, et pourtant il est le « Matthew Shepard » français. En septembre 2002, trois skins le rencontrent dans le parc Léo Lagrange de la ville de Reims. Faute d’avoir trouvé un arabe à casser, ils décident de retourner leur haine sur un pédé. François Chenu n’a pas survécu à cette attaque, ils l’ont d’abord laissé pour mort, battu à mort, puis l’ont jeté dans une rivière pour se débarrasser du corps, ce qui a finalement noyé le garçon.


Ce documentaire est un extraordinaire témoignage des parents et de la famille de François. Deux ans après le drame, alors que les assassins passent aux assises, le réalisateur, Olivier Meyrou, filme les parents. Des parents qui sont arrivés à pardonner à ceux qui leur ont enlevé leur fils aîné.
Ce documentaire est bouleversant du début à la fin, et ne laisse vraiment pas indemne. Il est aussi prenant qu’il est sobre et pudique, et cela met finalement encore plus en valeur, subtilement, la dureté et l’âpreté des faits. Car ce crime fut horrible et crapuleux, une décharge de haine sanglante et la bêtise incarnée qui a tué un homme innocent, et a plongé sa famille dans une inconsolable douleur.


Et malgré tout cela, le film se contente de nous montrer ces gens qui tentent de faire leur deuil, même sans avoir vu le corps qui n’était presque pas identifiable tant il était tuméfié, et surtout qui essaient de comprendre les meurtriers. Et en effet, on peut comprendre ces mecs paumés, ces skins aux idées d’extrême droite et de néonazisme, l’intolérance chevillée aux corps, et une imbécillité congénitale qui fut certainement le meilleur engrais de cette haine. « Congénitale » car le documentaire en ébauchant simplement un portrait des parents des skins nous fait rapidement comprendre la misère sociale, morale et intellectuelle de ce milieu.


Il reste les parents de François, et son frère, ses deux sœurs, qui s’interrogent, qui alternent entre colère et lutte contre l’envie de vengeance. Et cette sacro-sainte morale républicaine qui les retient de devenir comme leurs bourreaux, mais au contraire les pousse à croire et espérer en la Justice. D’ailleurs la mère de François l’explique bien en réalisant qu’elle a donné des bases morales dans l’éducation de ses enfants, du respect d’autrui et de la tolérance, des choses que ces skins n’ont malheureusement pas eues.


La réalisation d’Olivier Meyrou est parfois presque aride, mais ces longs plans fixes sur le parc, avec le témoignage de la sœur ou des parents, sont autant de moments où l’émotion se cristallise. Ces gens sont remarquables à bien des égards, et ce sont des gens simples, pas des intellos ou des CSP++, des français tout à fait moyens, qui montre que la raison humaine et humaniste n’est pas encore complètement perdue.


Ils pardonnent aux meurtriers de leur fils, et ils souhaitent qu’ils regrettent leurs actes (ce qu’ils n’ont pas encore fait), et qu’ils changent pour devenir un jour heureux avec eux-mêmes.
Le documentaire ne se focalise pas sur l’homosexualité de François, puisqu’il s’agit d’un acte d’intolérance qui aurait pu avoir une autre cible. Mais on ne doit donc pas oublier que ce genre de chose est toujours possible aujourd’hui, et que des personnes d’extrême droite paumées comme cela, et dangereuses, il en existe pléthore encore aujourd’hui dans nos rues.


En tout cas, voilà un témoignage d’exception, à ne rater sous aucun prétexte.
Pour plus d’informations :   ]]>
Tue, 06 May 2008 00:41:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-6258181.html
<![CDATA[FRÉDÉRIC MINVIELLE]]> http://www.lestoilesroses.com/article-19319261.html Tue, 06 May 2008 00:24:00 +0200 http://www.lestoilesroses.com/article-19319261.html